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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le Coordinateur National du Programme de Lutte contre le Paludisme au Tchad donne encore des informations sur le paludisme en rapport avec sa contribution du mercredi 27 juin 2018 titrée : «Santé:Le Moustique,créature si sophistiquée et si funestement performante! » dans son Coup de Badangaï 396 du vendredi 28 juin 2018 :«Climatologie, paludisme et hécatombe au Tchad», en réaction à la publication le mardi 26 juin 2018 d’un article de la Rédaction traitant d’un médicament à base de cannabis susceptible de soigner des crises épileptiques autorisé par les autorités américaines. «C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase», comme stipule ce proverbe, depuis la publication ce mardi 26 juin 2018 de cet article, Dr Djiddi Ali Sougoudi  n'a pu se contenir pour apporter son regard professionnel en abordant la question sous l'angle plus large de la santé des populations en vue d'éclairer le public sur la problématique du paludisme qui fait beaucoup de mal parmi les populations vulnérables, notamment les femmes et les enfants. Les conseils avisés du médecin sont d'une grande utilité pour aider les citoyens à prendre les mesures ou précautions nécessaires  contre cet ennemi redoutable qu'est le moustique, responsable et agent transmetteur du paludisme.

Voici donc en intégralité la contribution très instructive et remarquable du Coordinateur National du Programme de Lutte contre Le Paludisme au Tchad : «Climatologie, paludisme et hécatombe au Tchad. Il n’est plus un secret que le climat change, la terre se réchauffe, les évaporations augmentent pour laisser s’amonceler et condenser les nuages. Il y aura de plus en plus des précipitations violents et abondantes jusqu’à dans les zones arides du Tchad. Cette année, il est prévisible qu’il aura de nombreuses inondations au Tchad avec certainement une flambée des maladies comme le choléra et surtout le paludisme. En ce qui concerne le choléra, les défécateurs (déféquer) à l’air libre et porteurs sains de la maladie ont déjà accompli l’épandage de la maladie depuis fort longtemps. La bombe attend de faire déflagration assourdissantes, en contact avec les eaux souillées et attendons-nous au pire. Concernant le redoutable paludisme, aujourd’hui première cause de mortalité, de morbidité et de consultations au Tchad, il s’agit d’une maladie transmise par le moustique et ce vecteur qui pullule en saison de pluie. La transmission des maladies dépend alors de la densité du vecteur mais aussi de sa longévité. Les moustiques prolifèrent en saison de fortes pluies et d’inondations. Ce qui est prévisible. Le moustique, type anophèle, vit plus de 45 jours et donc une longévité assez longue pour semer l’hécatombe dans la population qui doit s’attendre au pire. Une surmortalité est attendue si l’on ne prend des précautions et de mesures préventives. En manager du programme PNLP, j’interpelle le gouvernement pour une réelle prise de conscience. Aujourd’hui, le PNLP ne reçoit plus de subventions de l’Etat depuis 2014 et fonctionne difficilement avec l’appui du Fonds Mondial et de quelques partenaires de faible poids.

La stratégie du PNLP de lutter contre les vecteurs, appelée la PID (Pulvérisation Intra domiciliaire) n’est pas financée bien que très bien décrite dans notre Plan stratégique National (PSN) dont le contenu est mûrement réfléchi mais l’application intégrale souffre de sous-financement. Aujourd’hui tous les 4 documents (manuel de formation de l’agent pulvérisateur, guide du pulvérisateur....) ont été écrits et validés en ce mois de juin. Les directives sont alors prêtes mais à quoi servent les plus beaux livres non lus et non exploités, faute de financements adéquats et sérieux ? Une véritable course contre la montre est à engager pour préparer notre pays à parer à une hécatombe attendue lié aux fortes précipitations à venir. Ne venons pas crier sur le tard car la protection d’une population d’un pays se prépare minutieusement et dans le plus secret des gens doués. Sans prétendre au titre d’oracle, je préviens tout mon pays contre une mort en masse d’enfants tchadiens et d’adultes déjà harcelés par une épidémie inattendue de rougeole. Le paludisme tue, préparez vos moustiquaires et y dormez!!Le paludisme tue! Luttons contre ce fléau en mutualisant tous nos efforts et en multisectorialité car c’est un combat de tous les tchadiens et de tous les ministères, mairies, gouvernerais, préfectures et chefferies traditionnelles. Le paludisme est une menace nationale et nous devons la combattre comme nous défendons notre intégrité territoriale !»

La Rédaction

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