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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La présidente du Parti des Travailleurs (PT) fait face depuis mardi aux juges de la Cour suprême du Brésil (STF) dans le cadre du jugement lié à l’opération «Lavage express », qui a révélé un gigantesque réseau de corruption lié notamment aux marchés publics de la société Petrobras, telle est l’information publiée le 19 juin par le site RTBF citant l’agence Belga. Gleisi Hoffmann est accusée pour corruption et blanchiment. Plusieurs personnalités  politiques de tous bords impliquées dans la même affaire croupissent en prison. C’est le cas de l’ex-président Lula incarcéré depuis avril dernier. La présidente du Parti des Travailleurs comparait avec son mari Paulo Bernardo, ancien ministre de la planification de Lula jugé également par la STF  pour la même affaire. Les procureurs soupçonnent le couple d’avoir reçu indûment en 2010, une bagatelle d’un million de réais soit quelque 568 000 dollars au taux de change de l’époque, provenant de détournements de fonds de Petrobras pour financer la campagne victorieuse de Gleisi Hoffman aux élections sénatoriales.

Si les faits sont établis, ils risquent une peine maximale de douze ans de prison pour corruption et une dizaine d’années pour blanchiment. La procureure générale Raquel Dodge a également revendiqué aux dépens  du couple le versement d’une amende de 4 millions de réais soit un million de dollars. Portée à la tête du PT en juin 2017, Gleisi Hoffmann âgé de 52 ans a indiqué être sereine en attendant le jugement dans un communiqué, expliquant qu’elle avait été «injustement accusée, sans aucune preuve». Selon sa défense, tous les comptes de sa campagnes de 2010 avaient été «déclarés et intégralement approuvés par la justice électorale». Si lé présidente du PT était déclarée coupable, ce serait un coup dur porté à la formation politique de Lula, en pleine déconfiture depuis la destitution controversée en 2016 de la présidente Dilma Rousseff. La mise à l’écart de la dauphine de Lula a mis un terme à treize ans de pouvoir de la gauche au Brésil. Cette destitution restée au travers de la gorge du PT est considérée comme un ‘Coup d’Etat’ par les partisans de l’ex-présidente. Lula purge également depuis avril une peine de prison de douze ans et un mois car il a été condamné pour corruption pour avoir reçu un appartement en bord de mer sous forme de pot-de-vin pour favoriser une entreprise de bâtiment. Celui qui fait la course en tête des sondages même étant en prison, nie les faits qui lui sont reprochés et estime être victime d’un complot pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle d’octobre prochain.

D.P

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