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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le site canadien  Journal de Montréal  a publié le 06 juin, l’information  selon laquelle un policier angolais  a été suspendu et inculpé mercredi suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo  qui a suscité tant d’émoi, le montrant  en train de tirer à bout portant sur un voleur présumé gisant par terre dans une rue de Luanda. Les imagées filmée par un témoin le 1er juin montrent distinctement un homme couché au bord de la route, apparemment blessé et incapable de se relever, sous la menace d’un agent de la police judicaire angolaise tenant à la main un fusil d’assaut. Dans la même séquence, un autre policier fait son apparition quelques instants plus tard et tire cinq coups de feu sur l’homme à terre, qui rendra rapidement l’âme. La scène devient virale sur les réseaux sociaux, ce qui a suscité un vif émoi au sein de la population angolaise très scandalisée. Aussitôt, le ministre  angolais de l’intérieur a déclaré que la victime appartenait à un gang de voleurs de voitures recherché depuis la veille par la police. En revanche, il a déploré le comportement « ignoble » et injustifié » de ses agents et  annoncé l’ouverture d’une enquête pour établir la lumière sur les faits.

Mais la polémique n’a cessé de s’amplifier malgré les promesses faites par le ministre. Selon l’avocate Zola Bambi, de l’ONG Mains libres : «Le policier impliqué doit être tenu pour pénalement responsable ces actes ». Elle a précise aussi : « Il était dans l’exercice de ses fonctions mais n’avait pas le droit de prendre une vie humaine que notre Constitution consacre comme inviolable ». Accablé de toutes parts, le gouvernement a finalement décidé mercredi de suspendre cet agent de la police et de l’inculper. «Le dossier a été remis au parquet pour traitement judiciaire approprié », a affirmé le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mateus Rodrigues, au cours d’une conférence de presse. «La police angolaise a le devoir de combattre le crime dans les limites du respect de la loi et ceux qui ne le font pas doivent être punis », a réagi Dewa Mavhinga, le responsable régional de l’ONG Humain Right Watch (HRW). Pour lui, «Cette apparente exécution de sang-froid impose aux autorités angolaises une enquête rapide et impartiale et des poursuites contre les fautes éventuelles de leurs agents ».  En 2017,  un rapport rédigé par le journaliste d’investigation et opposant au régime avait recensé 92 cas de personnes abattues par la police, qualifiées par lui « d’exécutions sommaires », entre avril 2016 et novembre 2017, dans les seuls quartiers de Viana et Cacuaco à Luanda. Le procureur général a fait état au mois de décembre de l’ouverture d’une commission d’enquête qui, à ce jour, n’a fait aucune communication sur ses activités.

Moussa T. Yowanga

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