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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les Tchadiens ont assisté impuissants lundi 30 avril à la mascarade de débats parlementaires ayant abouti sans coup férir à l’adoption du projet de nouvelle constitution consacrant la naissance de la 4e  République. Idriss Deby et son parti MPS ont réussi le passage en force comme tout le monde s’y attendait. Ils invoquent malhonnêtement le nom du peuple pour se donner bonne conscience et assouvir leur dessein machiavélique de conserver le pouvoir et ses privilèges. L’histoire retiendra que 132 députés illégitimes ont permis au monarque Idriss Deby de renforcer son pouvoir à travers l’adoption de ce projet de constitution. La présence de Djimet Bagaou, un opposant au jeu trouble est un cadeau offert à la majorité présidentielle pour légitimer sa forfaiture. La salve de louanges du président du groupe parlementaire du MPS  adressée aux députés de l’opposition présents dans l’hémicycle en dit long. Le peuple n’est pas dupe du jeu de rôle dont se livrent de piètres parlementaires qui ont perdu le sens de l’honneur et de la dignité, valeurs indispensables pour un homme politique responsable. Chacun répondra  de ses actes devant l’histoire le moment opportun.

 En attendant, la nouvelle constitution va passer par la case «promulgation» par le bénéficiaire à savoir le président Idriss Deby via un décret qui permettra ainsi sa mise en application. Le Premier ministre devrait présenter la démission de son gouvernement et un décret d’abrogation de la primature mettra officiellement fin à ce poste qui a été supprimé dans la nouvelle constitution. Le président procédera à la nomination des membres d’une nouvelle équipe gouvernementale. Plusieurs textes doivent également être pris pour se mettre en conformité avec la nouvelle constitution qui prévoit la création des  institutions entre autres la Cour suprême et ses démembrements, la Haute autorité des médias et audiovisuels etc. La naissance de la 4e République marque une nouvelle ère remettant les compteurs à zéro pour Idriss Deby qui espère se maintenir encore au pouvoir pendant 12 ans supplémentaires après 2021. Il s’en tire à bon compte jusqu’à présent grâce aux députés serviles. Cependant le peuple tchadien n’a pas encore dit son dernier mot, tout comme l’opposition  et la société civile.

Moussa T. Yowanga

 

Encadré: Lire aussi cet article de la Rédaction de  Makaila.fr
http://bit.ly/2FuvlUg

Tchad : le peuple assommé par l’adoption d’une constitution sous le regard accommodant de Paris

Indubitablement, trois semaines après son adoption par le Conseil des ministres, la Constitution issue des conclusions du Forum national non inclusif d’Idriss Deby, tenu au mois de mars dernier, vient d’être approuvée par une Assemblée nationale, à la dévolution du régime tchadien sous le regard accommodant de la France, allié objectif et de longue date de N’ Djaména.Le peuple tchadien vient d’être assommé de nouveau par l’adoption, ce lundi 30 avril 2018 d’une nouvelle constitution qui ouvre un grand boulevard à Idriss Deby. Il totalise déjà 28 ans à la tête du pays marqués par une gestion désastreuse, sinistre et pitoyable et se prépare à régner dans la durée sur le Tchad malgré une forte résistance populaire pacifique.

L’opposition et la société neutralisées

Depuis l’élection de 2016 dont les résultats sont contestés, l’espace des libertés et individuelles et publiques, a été considérablement restreint par le pouvoir aux partis politiques et aux organisations de la société contestataires.En effet, après la tenue du Forum national non inclusif, du 19 au 27 mars 2018 par Idriss Deby qui cherche délibérément à pérenniser son pouvoir à travers une révision constitutionnelle et des réformés institutionnelles tous azimuts. L’opposition et la société civile tchadienne qui se battent par des moyens pacifiques n’ont pas pu empêcher à l’Assemblée nationale tchadienne à adopter une nouvelle constitution contestée. Elles ont été contrariées par le déploiement massif des forces de l’ordre dans la capitale tchadienne et les villes contestataires du pays. Fidèle à ses habitudes répressives à l’encontre de son peuple, Idriss Deby a ordonné le déploiement des forces de l’ordre qui ont investi les artères de N’Djaména, sécuriser l’Assemblée nationale qui lui est acquise dans sa majorité intégrale. Devant la faiblesse de la mobilisation de la population, deux militants de la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l’Homme (CTDDH), organisation engagée dans la contestation du régime, ont été interpellés puis relâchés hier. Ils ont osé contester l’adoption et témoigné leur opposition à cette constitution issue d’une fausse démocratie.

Paris s’accommode aux réflexes anti-démocratiques d’Idriss Deby

La France ne semble pas trop se préoccupée de la situation politique du Tchad comme elle le fait ailleurs, lorsqu’il s’agit du Burundi, de la RD-Congo où ses prises de positions sont tranchées. En effet, l’opposition et la société civile ne sont pas guère étonnées de la complaisance et nonchalance de Paris s’agissant du Tchad.A travers un communiqué de presse publié sur le site du M.A.E, Paris affirme ne peut se mêler de la politique intérieure du Tchad une façon de se dédouaner et se rétracter, ce qui est synonyme d’un consentement au régime d’Idriss Deby qu’elle soutient depuis son arrivée au pouvoir en 1990.En dépit du manque de soutien international à son égard, le peuple tchadien ne se résignera pas et ne renoncera pas à s’opposer au pouvoir d’Idriss Deby qui se renforce par la répression sanglante et le déni du droit et de la justice sociale. Ce que l’on peut regretter l’absence totale du droit de regard de l’opinion publique africaine et internationale qui nous semble indifférente sur le Tchad. Aux Tchadiens d’agir maintenant dès lors que leurs doléances ne sont pas prises en considération par une communauté internationale acolyte au régime de N’Djaména.

Makaila Nguebla,journaliste politique et spécialiste de l’immigration

 

 

 

 

 

 

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