Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Alors que l’opposition se couche littéralement devant le despote Idriss Deby devenant inaudible et peu crédible aujourd’hui, les syndicats forcent encore le respect de l’opinion nationale et donnent du fil à retordre au gouvernement qui pense avoir dompté tout le monde. La première journée d’une nouvelle grève générale illimitée des syndicats des fonctionnaires a été très largement suivie hier lundi 28 mai. A N’Djaména comme dans les provinces, le constat est le même : les écoles fermées, les hôpitaux paralysés et l’administration tournant au ralenti. Les syndicats des fonctionnaires accusent le gouvernement d’intransigeance dans les négociations et surtout de mauvaise foi par rapport à l’application de l’accord signé en mi-mars prévoyant le retour à la normale à partir de fin mai. Le rétablissement du paiement intégral des salaires passe par  l’annulation de la mesure supprimant les primes et indemnités instaurées par le gouvernement. Les leaders syndicaux récemment reçus au palais présidentiel par le chef de l’Etat ont eu la mauvaise surprise d’entendre par la voix la plus autorisée que le gouvernement ne peut pas honorer la promesse obtenue le 14 mars à l’issue d’une longue période de deux mois de grève générale. Le Tchad rencontre toujours des difficultés de trésorerie et qu’en plus les abattements des primes et indemnités allaient se poursuivre jusqu’à la fin de l’année.

C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour les fonctionnaires tchadiens qui estiment avoir été dupés par un gouvernement complètement sourd et allergique à d’autres propositions salvatrices. Ils ont le sentiment d’être les seuls à payer pour la mauvaise gouvernance et la corruption généralisée qui annihilent tous les efforts consentis pour redresser la situation économique chaotique actuelle. Les fonctionnnaires n’en peuvent plus d’être considérés comme les boucs émissaires ou la mesure d’ajustement pour les autorités qui brillent par l’absence de volonté politique et de véritable vision économique. Les syndicats des fonctionnaires attendent du pouvoir la sincérité et le respect des engagements pris avec les partenaires sociaux sinon tout le reste n’est que de la pure communication. La porte-parole du gouvernement déclarait hier soir sur RFI que l’exécutif tchadien «respectera ses engagements», avant de laisser entendre que le sacrifice consenti n’est ni un caprice ni la volonté d’une promesse», mais il faut le relier à la passe très difficile  que traverse l’économie de ce pays. Ce n’est pas de la pédagogie que les syndicats attendent du gouvernement mais plutôt des actions concrètes et surtout des mesures fortes allant dans le sens de l’assainissement de la Fonction publique, le démantèlement des réseaux mafieux et la mise hors d'état de nuire  de grands voleurs de la République. Les citoyens ont droit à la vérité et surtout au respect de la parole publique.  

Moussa T. Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article