Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’information publiée par le journal de Montréal  en date du samedi 12 mai, cite l’AFP qui fait état d’un fait extrêmement rarissime et grave à la fois puisqu’il s’agit d’une adolescente condamnée à mort par un tribunal soudanais pour avoir tué son ex-mari violeur. Elle se trouve dans une position de légitime défense, ce qui a soulevé samedi une vague de protestation et d’indignation, des militants des droits de l’Homme appelant à «sauver» l’adolescente Noura Hussein Hammad. Cette dernière alors âgée de 16 ans a été forcée par ses parents d’épouser Abdel Rahmane Hammad, son défunt mari. Au Soudan, la loi autorise le mariage des enfants de plus de 10 ans. «Noura est une victime et pas une assassin. Noura a été violée par son mari», s’emporte la romancière soudanaise Hamour Zyada sur sa page Facebook, au même moment circule déjà sur les réseaux sociaux le hashtag #justicefornoura. La jeune femme avait regagné son mari après avoir terminé ses études secondaire, en avril 2017. Le refus de Noura de consommer son mariage, a poussé son mari à faire appel à deux de ses frères et un cousin pour lui prêter main forte pour la violer, selon Amnesty International. «Le 2 mai 2017, les trois hommes ont tenu Noura Hussein pendant qu’Abdel Rahmane l’a violée.

 

Le lendemain, il a à nouveau tenté de la violer, mais elle a réussi à s’échapper  dans la cuisine où elle a attrapé un couteau. Dans la bagarre qui s’ensuivit, M. Abdel Rahmane a succombé à des coups de couteau», a déclaré Amnesty. Après avoir regagné chez elle et son père, il l’a remise à la police. Durant le procès de juillet 2017, le tribunal l’avait déclarée coupable d’«homicide volontaire» après avoir appliqué une ancienne loi qui ne reconnait pas le viol. «Nous devons tous nous unir pour sauver Noura et nous battre contre le viol marital», a publié sur Facebook la militante soudanaise pour les droits des femmes Amal Habani. «La façon avec laquelle sa famille l’a traitée arrive tout le temps dans notre communauté. Nous devons lutter pour elle», a persisté Amjad Fareed qui milite pour des réformes politiques. «Tous les Soudanais, les militants et les organisations de défense des droits des femmes doivent s’unir », a envoyé un Tweet  de son côté le militant pour droits féminins, Amani Ahmed. De nombreux militants pour les droits humains ont changé leur photo de profil sur Facebook et Twitté pour mettre à leur place la représentation d’une femme en référence à Noura. Depuis mai 2017, celle qui rêvait de devenir enseignante, est gardé dans une prison pour femmes. «La peine de mort est le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant. L’appliquer à une victime ne fait que souligner l’échec des autorités soudanaises à reconnaître la violence qu’elle a endurée», a affirmé jeudi le directeur régional adjoint d’Amnesty International, Seid Magango, dans un communiqué.

Moussa T. Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article