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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dieu seul sait ! En arabe on dira « Allah ho alam ! ». Pour l’instant, tout revient à dire que la naissance de la IVème République du Mouvement Patriotique du Salut(MPS), dont la nouvelle Constitution a été votée et adoptée hier lundi 30 avril 2018 par la majorité parlementaire a simplement un seul bon côté pour l’actuel régime d’Idriss Deby Itno. Le reste, laissons à l’avenir de décider pour lui et pour le peuple tchadien. Contentons nous de ce que les gens publient sur les réseaux sociaux comme cette information qui circule portant la signature de monsieur François Djékombé disant que le premier ministre Pahimi Padacket refuse de démissionner. Pourquoi et pour quelles raisons refuse-t-il de démissionner ? Voici un premier paragraphe qui a permis à l'auteur de cette information François Djékombé à révéler les raisons du refus de Pahimi Padacket à démissioner: «Le puissant Premier ministre Albert Pahimi Padacket, en bon Moundang, pur-sang continue par hanter Idriss Déby jusqu’au bout. Sacré Pahimi ! Déby avait cherché un Premier ministre, il l’a trouvé. Il semble que Pahimi à qui Déby a demandé plusieurs fois de démissionner a toujours refusé et ce, pour 3 raisons. En 2011, le président Déby lui aurait promis un milliard de francs CFA pour l’accompagner à la présidentielle. Sur le milliard, Déby ne lui aurait remis que 600 millions, Pahimi revendiquerait jusqu’aujourd’hui son reliquat de 400 millions avec Déby. Pahimi qui avait plus de 8 députés à l’Assemblée nationale et constituait la troisième force politique, Déby l’aurait trompé pour rallier la majorité présidentielle. Monsieur Déby n’aurait pas respecté ses engagements suite à ce pacte. Troisième et dernier accord de dupe. En 2016, la montée en puissance du parti de Saleh Kebzabo de l'UNDR inquiète Déby ».

Ensuite, François Djékombé donne l’information largement partagée par certains médias tchadiens, estimant que : «Pour lui couper l’herbe sous les pieds, Déby lui oppose un Premier ministre issu de sa région, Pahimi. Mais connaissant Déby qui peut à tout moment limoger ses ministres, y compris les Premiers ministres au gré de ses humeurs, Pahimi aurait imposé et obtenu de Monsieur  Déby qu’il l’aiderait à gagner les élections par tous les moyens, mais que la durée du 5ème mandat de Déby serait également la durée de la Primature de Pahimi. D’accord, d’accord, alors, signons. Mais deux ans après, Déby lui aurait demandé de rendre le tablier. Face à son refus, le président de la République Idriss Deby Itno passe par l’Assemblée pour interpeller le premier ministre, ça ne marche toujours pas. En bon Moundang, il a déjoué tous les coups. Peut-être que les gens exagèrent, mais on raconte même qu’une fois, Déby aurait soulevé sa canne pour frapper Pahimi, Pahimi n’aurait même pas tremblé, il se serait concentré un peu seulement et la main et la canne de Deby seraient bloquées en l’air».

Et comme les Africains sont doués dans la narration, beaucoup d’informations qui circulent à N'Djamena et ailleurs, tendent à attester de leur véracité, selon toujours François Djékombé, qui termine ainsi son texte par le sort réservé à l’actuel premier ministre tchadien au lendemain de l'adoption du projet de nouvelle constitution : «Donc sur le plan physique comme mystique, ça ne marche pas avec Déby. Mais en bon animal politique (ce n’est pas une injure), monsieur Déby crée son Forum national inclusif. Alors que les questions de la suppression de la Primature et l’introduction de poste de vice-président n’étaient pas inscrites à l’ordre du jour, Déby les fait sortir des besaces par ses proches comme monsieur Mahamat Zène Bada comme des hors sujets du forum national inclusif, mais qui finissent par s’imposer. En réalité, la suppression de la Primature et donc du poste de Premier ministre au Tchad est une victoire personnelle d’Idriss Déby sur Albert Pahimi Padacket et non une volonté réelle et objective de réformer les institutions. Nous attendons de monsieur Pahimi qu’il publie l’accord signé avec le président sur la durée de leur contrat comme il aurait menacé de le faire quand Déby le poussait à la démission. La quatrième République doit être fondée sur les principes de transparence et de vérité. Nous avons le droit de savoir ».

La Rédaction

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