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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

On peut pratiquement se permettre de dire qu’il est courageux d’être parmi les premiers tchadiens à aborder un sujet aussi sensible que celui de ses compatriotes de la diaspora qui décident de rentrer pour se mettre au service de la politique. Il est certes difficile de savoir les arrières pensées du Coordinateur National du Programme de Lutte contre le Paludisme au Tchad en abordant un tel sujet de réflexion dans son Coup de Badangaï 331 du mois de mai 2018.Que cherche-t-il exactement ? Cette question n’a-t-elle pas sa place ? Voici déjà un premier paragraphe justifiant les raisons de son analyse : « Depuis le pluralisme politique du Tchad des années 90 à nos jours, les tchadiens ayant vécu et prospéré dans d’autres pays notamment la France tentent de jouer de leur partition en se redéployant au niveau de la politique nationale. Au sortir de la CNS dirigée par le feu Elbongo, un tchadien en expatriation en France, un Premier ministre(PM), Abdelkerim Fidèle Moungar, médecin de formation exerçant en France s’était vu propulser à la tête de la primature. Ce dernier ne fera pas long feu dans sa fonction car déconnecté des réalités locales et perdu dans un conflit avec la présidence. Son départ de la primature aurait pour socle son cousin ou beauf nommé Roro, ministre de finance. L’attelage de la primature de cette époque, avec ses convictions à la française, désespérait à imprimer un travail parfait, et il fit surgir un conflit patent qui finit par l’emporter. D’autres tchadiens de la diaspora sont venus et rentrés après un exercice de pouvoir peu glorieux, toujours en déconnection avec les réalités du terrain. Des réalités locales sourdes interprétées selon les bords et les convictions de tous ».

« Tout laisse croire que nos ovnis venant d’autres cieux ne savent que faire un atterrissage, mais se trompent des rues après le parking au niveau du tarmacadam ». C’est bien Djiddi Ali Sougoudi qui parle ainsi, pas un autre. Pourquoi et pour quelles raisons attaque-t-il personnellement ces Tchadiens qui ont logiquement par principe de l’égalité droit comme tout autre compatriote de participer à la construction de leur pays en faisant la politique ou autre activité bien qu’ils aient mis assez des années à l’étranger pour certains d’entre eux ? Docteur Djiddi Ali Sougoudi s’est engagé à justifier dans ce second paragraphe ses raisons : « Tout laisse croire que nos ovnis venant d’autres cieux ne savent que faire un atterrissage mais se trompent des rues après le parking au niveau du tarmacadam. Pourquoi ces intellos avertis pèchent-ils en faux dans l’exercice des missions dévolues à eux? Existe-t-il un crétinisme politique qui démontre que nos expatriés perdent les us et coutumes de l’exercice du pouvoir sans conflit? Il faut reconnaître que vivre ailleurs dans une grande démocratie ne suffit pas à dupliquer les mêmes méthodes au niveau national tchadien. C’est cela la bourde qui arrive à vaincre l’idéal qui anime nos ovnis venus d’ailleurs. Un jeune tchadien, brillantissime étudiant à ses heures d’études, rondement et grassement payé dans la BAD, se défait de sa fonction de banquier pour battre le macadam politique dans un avenir proche. Il s’agit de Succès Masra et son rêve de maktub (le destin en arabe). Maktub, terme arabe mis au goût du jour par le livre de Paolo Coelho portant le même titre, repris et seriné par Masra comme un mot divin capable d’ouvrir toute porte du pouvoir et de l’exercice politique. Parviendra-t-il à tenir dans le marigot crocodilien politique tchadien? A-t-il pu se désenvouter de la sorcellerie qui handicapa ses aînés qui avaient fait fiasco en politique local avant lui? A-t-il jeté un regard rétrospectif dans le rétroviseur qui montre le tortueux sentier où sont couchés d’échecs et d’illusions ses aînés venus de la métropole ou d’autres pays ? »

Quand Djiddi Ali Sougoudi aborde un sujet, il le fait avec la même force et vitesse du début jusqu’à la fin. En effet, ce troisième paragraphe qui conclut sa réaction sur ce sujet ressemble presque à toutes les conclusions  de ce médecin de son état qui s’est mis au service de l’écriture en exprimant ce qu’il se ressent tout naturellement grâce à ses Coups de Badangaï depuis quelques années .Ainsi constatons-le que c’est pour la seconde fois il parle de Succès Masra, ce jeune économiste qui décide de faire la politique  pour tenter de sauver un pays à terre à cause d’une mauvaise gouvernance produite ou inventée volontairement par le régime d’Idriss Deby Itno : « Succès Masra, compagnon de Beral Mbaikoubou qui a pu se faire élire comme député à Moursal et Paris-Congo avec des moyens dérisoires, rêve que son étoile à lui aussi est née avec comme un point d’orgue probable des prochaines élections législatives qui se profilent à l’horizon .Avec son mouvement « Les Transformateurs » Masra semble vouloir se rattraper en politique en suivant les pas du verbeux et chialeur guitariste Beral qui ne dit plus grande chose depuis sa prise de position soupçonneuse à la dernière élection présidentielle. Les deux jeunes ont aussi en commun quelques pas en duo en littérature avec le fameux livre intitulé « les lumières obscures » où l’on parlerait « des pillards psychopathes ».Une chose est sûre: ne peut être sauveur et père de rédemption celui qui vit ailleurs et vient de cet ailleurs. Le temps de bluff et d’hypnose des gens obnubilés de leurs réussites hors du Tchad semble s’amenuiser. Cependant tout est permis dans ce pays tumultueux d’ovnis politiciens ».

Ahmat Zéïdane Bichara 

 

 

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