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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Y’a-t-il encore un pouvoir Huguenot? Question assez difficile à répondre. Mais l’œil de Fabien a choisi pour vous cette enquête, menée par le magazine « la Vie » afin de vous faire voyager dans l’espace des hommes qui furent influents au 19e siècle en France et Europe. Dans son Numéro spécial, N°3347, paru du 22 au 28 octobre 2009, le magazine souligne l’importance des Huguenots qui avaient leur empreinte d’influence dans toute la société. Sont-ils des hommes d’affaires ou religieux? «  Au départ, comme souvent, c’était une question d’argent. En 1800, les Mallet participent à la création de la Banque de France, puis de de la société générale et du Crédit foncier. Les Delessert rejoignent l’aventure de la Banque de France et participent à celle de la Caisse d’épargne. Les Schumberger, qui sont déjà de grands industriels, inventent dès 1920 les prémices de Sicav. Qui sont-ils ? Tous protestants »

L’histoire des protestants de France semble, et particulièrement ceux des Huguenots, être oublié aujourd’hui dans les mémoires collectives, mais, pourtant ce sont eux, les premiers hommes d’affaires à influencer la France et Nous découvrons leur histoire à travers ces lignes suivantes :« Autour des régents de la Banque de France sous l’Empire s’est construit le mythe d’une HSP, « haute société protestante », constituée d’un tout petit nombre de familles, très riches, et qui se mariaient entre elles », (Le modèle du capitalisme familial, sur lequel reposait la pérennité des entreprises, a été balayé) raconte aujourd’hui Eric Bungener, descendant de l’une de ces grandes familles de la Banque, et rédacteur des imposants volumes de filiations protestantes. Le pouvoir que leur conférait la maitrise du secteur bancaire et financier, les protestants l’ont aussi construit, à la révolution industrielle, sur la spectaculaire réussite de leurs entreprises. A l’aube du XXe siècle, l’engagement des protestants pour la République laïque et  leur influence auprès de ses dirigeants sont venus parachever le tableau d’une classe brillante et introduite dans toutes les sphères dominantes de la société. « La HSP, c’est une histoire familiale, de solidarité, de travail et de rigueur, puis de sagesse dans la gestion des fruits, qui a fait fonctionner l’ascenseur social et lui a permis de rester stationné en haut », commente Perrine Dufoix, descendante des Nègre, grande famille cévenole qui a donné deux ministres à la France- Gaston Defferre et Georgina Dufoix. Ce passé a-t-il encore une réalité ? Des noms prestigieux maintiennent vivace le souvenir d’une « grande époque » parpaillote. Avec des ascendances se trouvant au croisement de la grande entreprise et de la fonction publique, le pasteur Jean-Arnold de Clermont aura dû se défendre, tout au long de son mandat à la tête de la Fédération protestante (1999-2007), de cette catégorisation « HSP » que ne lui  aura épargnée aucun commentateur. Son arrière-grand-père, le préfet Gabriel Bouffet, était un haut fonctionnaire, dont la fille épousera le nez de la maison Guerlain, et créateur de Shalimar, Jacques Guerlain. »

Bien que ces hommes d’affaires religieux furent influents par le passé, mais certains d’entre eux n’ont pas dit leur dernier mot, et continuent à influencer dans pleins de secteurs, comme celui de l’industrie du luxe, du divertissement… :« Dans la descendance de la famille Schlumberger, qui a bâti sa fortune sur l’industrie textile en Alsace, puis sur le pétrole, aux Etats-Unis, Didier Primat, dont la famille a hérité des parts dans le géant pétrolier, a figuré jusqu’à sa mort, l’an dernier, au classement Forbes des plus grandes fortunes du monde.La branche Seydoux a également su placer ses billes avantageusement, notamment dans le cinéma- Jérôme Seydoux possède Pathé et son frère Nicolas conserve un siège au conseil d’administration du groupe Schlumberger, vient de passer à sa fille les commandes de Gaumont.Hermès n’est plus géré Par un membre de la famille depuis 2006, mais les descendants du maître sellier protestant sont près d’un quart à y travailler, et certains s’y maintiennent à des postes clés. D’ailleurs, la famille, représentée par Bertrand Puech, possède le groupe à 72%, ce qui fait d’elle la 4e plus grande fortune de France (classement challenges 2009), avec plus de 7,6 milliards d’euros. Chez les Guerlain, 34e fortune de France (931 M£), il a fallu vendre l’entreprise en 1994 au groupe Christian Dior. Mais la famille du parfumeur détient une part importante du capital de la holding (détentrice de LVMH à 42,5%) ; et Eric Guerlain s’y est imposé à la vice-présidence du conseil d’administration. 26e fortune française (1682 M£), la famille Peugeot est restée actionnaire majoritaire du groupe automobile PSA (Peugeot Citroën), dont le conseil de surveillance est présidé par Thierry Peugeot. Quant aux Dietrich, qui avaient cédé leurs activités ferroviaires et d’électroménager, ils ont finalement repris en 2004 le contrôle à 100% de leur groupe d’équipement chimique, premier fournisseur mondial pour l’industrie pharmaceutique, en réunissant 145 membres de la famille au sein d’une holding, la Financière Jaegerthal. Des poids lourds ! Mais, en réalité, les survivances de ces dynasties familiales se comptent sur les doigts de la main. Et la plupart des descendants du « nom » n’ont guère en commun que la réussite passée de leurs aïeux respectifs. La grande banque protestante n’est plus qu’un mythe des cinq grandes (Mallet, Courvoisier, Odier-Bungener, Schlumberger, Neuflize) qui ont fusionné entre elles à partir de 1945, il ne reste que Neuflize OBC, discrète filiale du consortium hollandais ABN-AMRO. Le modèle du capitalisme familial, sur lequel reposait la pérennité des entreprises, a été balayé au XXe siècle, et côté mariages, il y’a longtemps que leur mixité ne fait plus scandale… ».

Choix et commentaire de Fabien Essibeye Fangbo,journaliste stagiaire

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