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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans sa publication du mai 2018 donnant lieu au numéro 23, l’Afro magazine gratuit de santé eut accordé  une interview  à Blaise Matuidi, né le 9 avril 1987 à Toulouse, footballeur international français qui évolue au poste de milieu relayeur à la Juventus Football Club,mais aussi un passionné par les engagements utiles de certaines associations. Dans sa présentation de ce joueur d'origine africaine(mi-Congolais de la RDC mi Angolais selon d'autres sources), l’Afro magazine de santé distribué plus ou moins tous les mois à la sortie des stations de métro à Toulouse, le jeune Blaise Matuidi apparemment de confession chrétienne souhaite avant tout procurer des heures heureux aux enfants et permettre autant aux jeunes de croire en leurs rêves. Voici ci-dessus  cette interview tant entendue de ce joueur qui garde toujours ses liens avec la diaspora et son continent d’origine qui est la grande Afrique.

L’Afro magazine : Qu’est-ce que le sport vous a apporté ?

Blaise Matuidi : Le sport est ce qui me permet d’exercer ma passion : le football. Le sport m’apporte la santé, la joie de vivre mais aussi la possibilité de rencontrer des gens et de leur donner le sourire quand ils en ont besoin. Grâce au sport, je peux aider ma aider ma famille mais aussi des personnes dans le besoin avec mon association Les Tremplins Blaise Matuidi. Il me permet de vivre aujourd’hui mais aussi de décider ce que je souhaite faire demain. Le sport, ce sont des vertus, des qualités qui font de moi une personne dont mes parents et ma famille sont fiers.

Comment se passe votre adaptation en Italie et à la Juventus de Turin ?

C’est ma première expatriation et donc il y’avait une petite inquiétude. Mais sinon, je me suis bien intégré à la vie italienne et à Turin. Ma famille aussi. Les villes sont différentes mais les clubs sont aussi grands dans chaque pays. A paris je ne pouvais pas sortir tranquillement. J’avais un peu plus de tranquillité à mon arrivé à Turin mais moins maintenant. Les deux clubs sont habités par la même habitation de tout gagné dans leur pays et d’aller loin en ligue des champions. La Juventus est allée 2 fois en finale sur les trois dernières années. J’espère que nous retournerons cette année pour la gagner cette fois-ci. Paris reste une ville magique, un phare dans le monde. Turin est plus petite mais possède ses petits plaisirs que j’apprécie.

Cette année, c’est la coupe du monde de football en Russie. Quelles sont les chances d’aller au bout pour l’Equipe de France selon vous ?

Nous voulons faire une belle coupe du monde et aller le plus loin possible tout simplement. Nous avons fait un quart de finale au Brésil et nous avons malheureusement perdu la finale de l’Euro chez nous. Nous avons un groupe de qualité qui peut prétendre à la victoire finale mais il y’a aussi d’autres belles et grandesnations. Certains adversaires sont coriaces et je suis certain que nous serons prêts. Mais pour cela, nous devons d’abord bien figurer avec nos clubs pour gagner le droit de défendre le maillot Bleu en Russie. Et c’est pour cela qu’une saison qui précède d’une compétition internationale est différente des autres.

Vous êtes par ailleurs très engagé avec votre association d’insertion par le sport  Les  Tremplins Blaise Matuidi qui a pour objectif de redonner le sourire aux enfants en difficulté. Quelles sont les actions et les projets de l’association ?

Cette année, nous devrions organiser la troisième édition de notre tournoi de football qui réunit les clubs de jeunes par lesquels je suis passé. Le 17 mars, nous avons organisé une journée de solidarité qui invite ceux qui le veulent parrainé un enfant République Démocratique du Congo où des membres de mon association se sont rendus en octobre 2017. La distance ne modifie pas mon engagement. Elle renforce la confiance que j’ai dans les personnes qui pilotent mon association que je vois toujours autant. Paris n’est qu’à 1h10 de Turin en avion. Je me tiens informer au quotidien des projets en cours. Nous avons organisé les Tremplins Live Act 1 au Grand Rex à Paris en septembre dernier. C’est le concert solidaire de mon association. Les recettes sont réservées à l’association pour financer ses actions et d’autres causes, comme les victimes de l’ouragan Irma en septembre dernier. Des enfants étaient aussi invités à venir au concert. D’autre part, j’ai pu récemment faire un aller-retour rapide pour être auprès des enfants drépanocytaires et de leurs familles. J’estime en effet que le football, bien que magnifique, ne doit pas nous faire oublier ceux qui nous soutiennent au quotidien malgré la maladie et la souffrance dans des circonstances pas souvent faciles.

Vous êtes aussi le fondateur et président de la fondation Conseil pour l’Encadrement et la Réinsertion des Jeunes par le sport à Kinshasa. En quoi le sport est-il selon vous un bon moyen d’aider les jeunes à croire en eux ?

Le sport m’a donné une chance de devenir quelqu’un pour ma famille, mes amis mais aussi pour les enfants qui veulent  vivre ce rêve. Le sport est une question de confiance, d’acceptation de l’adversité mais aussi une chance formidable de rencontrer d’autres personnes. Je n’ai pas la prétention de changer la vie des gens mais j’espère juste procurer de la joie, susciter  des vocations et permettre à des jeunes de croire en leurs rêves.  Le mien, cette année, est de gagner tous les titres pour lesquels mon club et ma sélection vont concourir. Ce sera difficile et j’espère que ces jeunes qui nous regardent apprendront qu’avec du travail, du dévouement et de la  volonté, ils peuvent y arriver. Ce qui leur semble impossible deviendra possible.

Propos recueillis par l’Afro magazine gratuit de santé

Choix et commentaire de Fabien Essibeye Fangbo, journaliste stagiaire 

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