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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Par rapport au sujet relatif aux nominations à Matignon des premiers ministres français largement abordé par la très célèbre écrivaine Raphaëlle Bacqué à travers son oeuvre intitulée : «L’Enfer de Matignon:ce sont eux qui en parlent le mieux », l’œil de Fabien a mis en exergue pour vous le côté tractations à l'arrière cour afin que vous sachiez les révélations faites sur deux personnalités ayant respectivement marqué l’histoire de leur pays. Certes, Raphaëlle Bacqué a mis aussi l’accent sur les témoignages d’autres anciens premiers ministres, en revanche pour mieux faire comprendre aux lecteurs sa démarche, elle a préféré ressortir en premier lieu le cas  de monsieur Alain Juppé où le doute de sa nomination eut plané jusqu’à l’heure de la vérité, tandis que Lionel Jospin est présenté par la même auteure comme celui qui annonça de lui-même sa nomination sur le perron de l’Elysée. Un vrai voyage littéraire au cœur de Matignon .Un dossier d’une grande importance à ne pas rater.

Le président ayant gagné les élections présidentielles, mais perdant les législatives, se voit imposer une cohabitation de deux formations politiques pour gouverner le pays. C’est dans ce contexte que le socialiste Lionel Jospin à l’issue de la victoire de leur parti, vient voir le président, qui sans contester, admettra la proposition de ce dernier à Matignon. Nous découvrons ainsi ces propos :« J’ai été voir, le lundi suivant le deuxième tour des législatives consécutives à la dissolution de 1997, le président de la République à sa demande à l’Elysée. Jacques Chirac m’a dit qu’il me proposait, comme il était normal, d’être le chef du gouvernement, et avant de sortir de son bureau je lui ai dit : « Ecoutez, la presse va être dans la cour de l’Elysée. Est-ce que je ne leur réponds pas ou est-ce que je leur dis que vous m’avez proposé ce poste et que je l’ai accepté ?» Et il m’a répondu tout simplement : « oui dites-leur.» J’ai donc annoncé ma nomination et on en a fait comme le geste d’une affirmation d’autonomie.»

Contrairement à Jospin, Juppé était persuadé de sa nomination à Matignon, Mais le doute va quand même planer pendant un certain temps, avant que cette conviction ne se confirme d’une façon assez brutale au goût de ce dernier. Ainsi Juppé déclare : «Jacques Chirac ne m’en a parlé qu’assez tard, au début de l’année 1995. Contrairement à ce qu’on peut imaginer, avec le recul du temps, il ne m’avait pas préparé véritablement à cette annonce. J’avais un peu mon intime conviction, mais je pense qu’il a voulu laisser planer le suspense jusqu’au bout pour ne pas décourager certaines espérances, ici ou là. Quand j’y repense, je ne m’y suis pas bien préparé. Pour une raison d’ailleurs assez simple : j’étais ministre des affaires étrangères et j’ai assumé ma responsabilité au Quai d’Orsay jusqu’au bout. Il se trouve qu’au cours du premier semestre de l’année1995, la France assurait la présidence de l’union européenne. Et donc c’est un poste très exigeant pour le ministre du pays qui assure la présidence. J’ai commencé mon année 1995 par une tournée des popotes, si je puis dire, d’ailleurs je suis allé dans toutes les capitales européennes, à l’époque, il y’en avait quinze. Et donc je n’étais pas à Paris. Et du coup, je suis passé assez brutalement de ce travail à l’installation à Matignon. »

Edouard Balladur n’avait aucune certitude d’être nommé à Matignon malgré la ferveur de l'opinion publique qui lui était favorable, mais il apprendra comme tout le monde par la télé qu’il est nommé à Matignon : « Depuis un an ou deux, j’étais présenté, dans les enquêtes d’opinion, comme le premier ministre le plus vraisemblable. Ce qui conduisait d’ailleurs un certain nombre de personnalités plus ou moins proches à venir me trouver pour m’expliquer qu’elles étaient toutes disposées à s’entremettre pour me faire rencontrer M. Mitterrand, ce que j’ai refusé. Le lendemain des élections législatives, c’était le 29 mars 1993, je suis allé à mon bureau et vers la fin de la matinée, Hubert Védrine (le secrétaire général de l’Elysée) a manifesté le désir de me rencontrer. Nous nous sommes vu pendant une heure. Il prenait très soigneusement des notes sur un cahier. Et il m’a dit quand nous nous sommes quittés, aux environs d’une heure de l’après-midi, qu’il reprendrait contact dans l’après-midi. Très bien. L’après-midi, je n’ai vu personne, je n’ai téléphoné à personne. Je suis allé voir une exposition en fin d’après-midi sur Aménophis III, le père du pharaon hérétique, dont l’histoire s’est mal terminée. Et puis au retour, François Mitterrand a pris la parole à la télévision pour annoncer qu’il me nommait premier ministre. Il ne m’avait pas téléphoné, personne ne m’avait informé.

Or François Fillon discutait déjà depuis un an avec Sarkozy de sa nomination à Matignon, Mais il ne sera rassuré de cette proposition que lorsque la demande lui sera faites d’une façon formelle après les présidentielles, et il déclare : «  Nous en avons parlé environ un an avant l’élection présidentielle, lorsque nous avons commencé à mettre en œuvre l’organisation de la campagne et le projet politique. Nicolas Sarkozy m’a alors dit : « Tu seras premier ministre. » Pour être complètement franc, je me suis installé dans une position qui consistait à ne pas être totalement certain que cela se ferait, même si lui, me le répétait quasi quotidiennement. Et puis, au lendemain de la présidentielle, il me l’a proposé formellement. Avec Nicolas Sarkozy, nous nous étions juré : « Nous arriverons au lendemain de l’élection présidentielle avec une équipe gouvernementale totalement formée, avec des projets prêts, avec des cabinets constitués ». La réalité, c’est que nous ne sommes pas allés jusqu’à ce niveau de préparation. Sans doute parce qu’il y’a une sorte de superstition qui fait que l’on croit que si l’on va trop loin dans la préparation de son équipe, dans la constitution de son gouvernement, on tente le mauvais sort, d’une certaine façon. »

Choix et commentaire de Fabien Essibeye Fangbo,journaliste stagiaire

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