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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’information publiée le dimanche 20 mai sur le site RTBF citant l’Agence de Presse Française rapporte que le Madagascar connaît un phénomène inquiétant des enlèvements de personnes qui constitue un business lucratif pour de groupes criminels. Depuis plusieurs années le pays est le théâtre d’une inquiétante vague d’enlèvements crapuleux orientée prioritairement contre la communauté indienne, appelée les « Karanas », qui compte environ 15 000 membres. Les autorités se montrent impuissantes face à ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Il y avait exactement cinq ans, un citoyen du nom d’André avait été victime d’un braquage organisé par un commando armé devant chez lui. Il a été roué de coups et séquestré pendant une semaine dans le but de lui soutirer une forte rançon, au seul motif qu’il était présumé être riche. La vie de cette communauté a changé de façon irréversible et pour toujours.  «Aujourd’hui, je suis malade dès que j’entends qu’il y a eu un kidnapping en ville, c’est devenu automatique », explique-t-il. Un commando  composé de quatre personnes cagoulées et armées de fusil d’assaut, l’enlève devant son domicile et l’embarque dans une voiture pour une destination inconnue.  Après avoir subi des bastonnades, il sera détenu dans une chambre, ligotés et les yeux bandés.

 

C’est alors que s’engagent rapidement les négociations ente sa famille et les ravisseurs, qui lui rendent sa liberté sept jours plus tard contre une rançon dont il ^préfère plutôt taire le montant. Les Karanas se sont émigrés d’Inde vers Madagascar à la fin du XVIIe siècle. Beaucoup parmi eux ont conservé la nationalité française après les indépendances de 1960. De part leur profession dans le domaine commercial, ils  disposent d’une place importante dans l’économie malgache. Le magazine Forbes  en avait enregistré trois parmi les grosses fortunes du continent africain francophone.  En 2017, le PDG du groupe Axian (Télécom), Hassanein Hiridjee, le patron de Sipromad (entretien), Ilias Akbaraly et le patron  de Galana (pétrolière), Iqbal Rahim. Près de 90% de la population tchadienne vit  avec moins de deux dollars par jour, sa réussite attise toutes les convoitises. Au total une centaine d’enlèvements  recensés et signalés ces dix dernières années visaient la communauté principalement la communauté Karana.

 

Et le phénomène ne fait qu’accélérer. « De ce que l’on sait, on a recensé 14 cas depuis 2017, un record », souligne le directeur  du Collectif français d’origine indienne de Madagascar (CFOIM), Jean-Michel Frachet.  Observant une sorte de discrétion jusqu’ici, le président malgache a récemment diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il regrette la situation « inacceptable » vécue par les membres de la communauté Karana. Il y a pratiquement six mois qu’une cellule spéciale de lutte contre les rapts, comprenant la police, la gendarmerie et la justice malgache a été mie sur pied. « Des investigations et des enquêtes approfondies ont été menées et se poursuivent », a-t-il persisté. La justice commence timidement à s’en mêler. L’an passé, un tribunal a, pour la première fois, administré des peines exemplaires de travaux forcés à perpétuité à une vingtaine de personnes qui avaient participé en 2015 à l’enlèvement de deux adolescents de la communauté Karana. Certains Karana ont choisi de quitter Madagascar uniquement par inquiétude.

Moussa T.Yowanga

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