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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Photo de la défunte Naomi  Musenga sans signature

Effectivement on n’a pas tord de voir les choses de cette manière. En effet, même la presse française convient toujours que la mort de Naomi Musenga, cette jeune femme de 22 ans restera graver dans la mémoire de beaucoup de personnes comme un scandale qui a secoué ou qui d’ailleurs, continue de secouer le SAMU. Mais sincèrement d’où se situe le vrai problème et surtout comment et de quoi est-elle décédée ? Existe-t-il déjà un rapport sur la mort de cette  Strasbourgeoise des services compétents du ministre des solidarités et de la santé, l’administration française chargée de la mise en œuvre de la politique du gouvernement dans les domaines des Affaires sociales, de la Solidarité et de la Cohésion sociale, de la Santé publique et de la Protection sociale ? Et quels sont les mots utilisés par la police, la gendarmerie, la presse française ou étrangère, pour qualifier l’étonnante mort de cette jeune femme ? Ont-ils déjà parlé du racisme dont elle serait victime, puisqu’elle est apparemment française, mais congolaise par ses origines ? Sa mort provient-elle d’une erreur ou négligence professionnelle ?  Qui est donc le vrai responsable du décès de cette jeune femme ? On peut bien poser d’autres questions pour chercher à comprendre cette mort mystérieuse et le flou qui continue de planer autour de ce que la presse française nomme «Affaire Naomi », mais restons pour l’instant sur ces quelques questions.  Partons ensemble à la recherche de la vérité. Revenons sur ce que la presse française sait de façon officielle. Voici ce qu’on retrouve souvent sur le site de France-Infos ou celui de France Télévisions : «Ce que l’on sait de l’histoire de Naomi Musenga, morte après avoir été raillée par une opératrice du Samu ».

Un peu plus vers le fond de leurs sites respectifs, on peut aussi lire : « Agée de 22 ans et mère d’une fille,Naomi Musenga est morte quelques heures après avoir appelé le Samu, à Strasbourg. Lors de ce coup de téléphone, deux opératrices s’étaient moquées de la patiente. L’attitude des secours pendant cet appel, dont l’enregistrement a été rendu public, fait polémique». Affaire conclue ! Mais ce n’est pas fini. Voyez-vous, vous allez progressivement comprendre même aujourd’hui, puisque la vérité sur le décès de cette jeune femme de 22 ans continue, les raisons pour lesquelles beaucoup de personnes, des associations françaises ou africaines de la diaspora, sa propre famille, tout le monde était outré, choqué de l’histoire de la mort de Naomi et reprenons le mot de la presse française de la négligence de l’opératrice du SAMU. Et disons-le aussi que les médias ont bien raison de rouer sur cette affaire de la mort prématurée de cette mère Strasbourgeoise.Et finalement n’a-t-on l’obligation de revenir en quelques mots sur l’histoire de la mort de Naomi telle qu’elle a été racontée par les médias français à travers les réseaux sociaux ou autres. Bien sûr que oui. Que s’est-il passé ? Selon France-infos, dont la publication date de plusieurs semaines : « Naomi Musenga, 22 ans, est seule chez elle, ce vendredi 29 décembre 2017, à son domicile strasbourgeois. Il est 11 heures lorsque cette mère d'une fille âgée d'un an et demi est prise de douleurs intenses. « A bout de forces », raconte Heb'di, elle compose sur son téléphone le 15, le numéro du Samu, le service des urgences médicales.Au bout du fil, une opératrice transmet à l'une de ses collègues les premières informations dont elle dispose sur le cas de Naomi. «Elle m'a dit qu'elle va mourir », rapporte l'opératrice. «Elle a 22 ans, elle a des douleurs au ventre, (...) elle a de la fièvre, et 'elle va mourir », poursuit-elle. « Ah, c'est sûr qu'elle va mourir un jour, c'est certain », répond l'opératrice des secours, le ton moqueur. Après une minute trente de discussion entre les deux femmes, la deuxième opératrice prend en ligne Naomi. Le souffle court, elle tente difficilement d'expliquer sa situation, comme on beaucoup de personnes l’ont entendu dans un enregistrement que l’on retrouve facilement sur les réseaux sociaux».

Et finalement qu’est-ce que les parents de la défunte ont pu obtenir depuis le décès de leur fille comme résultats de leurs multiples démarches auprès de l’Etat français et de l’administration de l’Hôpital ? D’après les informations publiées par France-Infos : «Les proches de Naomi, attendent toujours les conclusions de l'enquête administrative interne. Ils sont toujours partagés entre déception et frustration. «On a passé 2h à poser des questions, et on nous dit que l'enquête a changé de main. C'est une souffrance continuelle pour nous : des dossiers qui ne s'ouvrent pas, des portes qui se ferment » a déploré, à la sortie du bureau du directeur, Bablyne Musenga, mère de Naomi, rabrouée sèchement par une opératrice du SAMU de Strasbourg avant de décéder quelques heures plus tard en décembre dernier. «L'impression de «baladage» continue, cinq mois après la mort de ma fille »a ajouté le père, Polycarpe Musenga. La direction générale des Hôpitaux universitaires de Strasbourg avait promis à la famille Musenga il y a 3 semaines de la recevoir ce mercredi 23 mai afin de lui communiquer les conclusions de l’enquête administrative interne, ouverte après la publication de l’enregistrement de la conversation entre Naomi et une opératrice du SAMU.Cette date était importante pour les proches de la jeune femme décédée en décembre dernier d’une défaillance multi viscérale sur choc hémorragique, dont les causes restent inconnues à ce jour. «C'est le rendez-vous de la frustration» commente l'avocat de la famille Musenga, à l'issue de l'entrevue avec la direction de l'hôpital. «Le problème, c'est que, tout doucement, on va être amenés à avoir de la défiance à l'égard de l'hôpital, de la méfiance à l'égard de l'IGAS, toutes les méfiances sont permises» selon Me Mohamed Aachour, qui rappelle qu’une information judiciaire n’a toujours pas été ouverte et qu'en conséquence, la famille n'a toujours pas accès au dossier.

L’enquête judiciaire, actuellement au stade de l'enquête préliminaireapportera peut-être des éléments de réponse sur ce qui a pu provoquer la mort de Naomi, et si une prise en charge plus rapide aurait pu la sauver. L’enquête administrative  doit, quant à elle, apporter des précisions sur d’éventuels dysfonctionnements dans la prise en charge de Naomi, notamment durant son appel au secours, lors duquel l’opératrice ne lui a pas passé un médecin. Au lieu de l'aider, les secours se sont moqués d'elle. Le parquet de Strasbourg (Bas-Rhin) a ouvert depuis le mercredi 9 mai 2018, une enquête préliminaire du chef de «non-assistance à personne en péril », au sujet de la prise en charge de Naomi Musenga. Cette mère de famille de 22 ans est morte peu après avoir été raillée par deux opératrices des secours de l'hôpital universitaire de Strasbourg (Bas-Rhin).Les faits remontent au 29 décembre dernier, mais la polémique enfle depuis qu'a été rendu public, le 27 avril 2018, l'enregistrement de l'appel de la jeune femme, sur le site du journal d'information local Heb'di »

Voyez-vous, c’est inconcevable, voir incompréhensible. En effet, cette scène atroce a eu bien lieu en 2017. Mais rebondissement qui fut possible à partir d’avril 2018 grâce à l’écoute de la conversation diffusée sur toute la toile. C’est l’indignation générale. Il a fallu attendre plus de trois mois après le décès  pour que les autorités compétentes veuillent bien daigner répondre aux questionnements de la famille quant aux conditions de décès de leur fille et décider d’ouvrir une enquête, enquête aujourd’hui dont l’état d’avancement n’est connu d’aucun des membres de la famille ou de l’entourage de la victime. On peut donc dire silence total sur les résultats de l’enquête interne. En conclusion, on peut encore dire pour une dernière fois que le monde a tout compris. Certains ont osé excuser l’inexcusable en rappelant les problèmes qui gangrènent le SAMU. Cette hypocrisie légendaire qui se caractérise par un refus de voir la réalité en face et qui encourage  la multiplication d’excuses en aucun lien avec les faits, parfois qui n’ont ni queue, ni tête. «Ils» avaient tous compris. Dans un pays où l’islamophobie est à son comble, presqu’une normalité (affaire Mennel…). On se rappelle de l’affaire Théo, de l’affaire du petit Caïs abusé sexuellement, d’Adama,… Dans un pays où  le Front National(FN) a pu passer au second tour des dernières présidentielles. Peut-on parler de racisme, sans que certains s’agacent d’une victimisation sans fin ? La discrimination se normalise , donnant l’autorisation à plusieurs l’adoption de comportements déplacés ou d’écarts de langage qui laissent à croire que l’éducation parentale est en profonde défaillance, qui manifeste  un manque d’ouverture d’esprit, (source de richesse), un manque  d’ouverture à l’autre, l’absence de bienveillance (pourtant si indispensable à l’épanouissement) et parfois qui manifeste une souffrance et un mal-être intérieur. Premier consommateur d’antidépresseurs en Europe, peut-on parler de racisme, un continent des Droits de l’homme... ?  

Choix de Meyia Ntolo,journaliste stagiaire avec l’appréciation de la Rédaction

 Encadré : voici la retranscription de l’échange  entre Naomi et l’employée du SAMU. C'est la famille de la jeune femme qui l'a obtenu, puis transmis à la presse.

Oui, allô !
Allô... Aidez-moi, madame...
Oui, qu'est-ce qui se passe?
Aidez-moi...
Bon, si vous ne me dites pas ce qu’il se passe, je raccroche…
Madame, j’ai très mal...
Oui ben, vous appelez un médecin, hein, d'accord ? Voilà, vous appelez SOS Médecins.
Je ne peux pas.
Vous ne pouvez pas ? Ah non, vous pouvez appeler les pompiers, mais vous ne pouvez pas...
Je vais mourir.
Oui, vous allez mourir, certainement, un jour, comme tout le monde. Vous appelez SOS Médecins, c'est 03 88 75 75 75, d'accord ?
S'il vous plaît, aidez-moi madame...
Je ne peux pas vous aider, je ne sais pas ce que vous avez.

J'ai très mal, j'ai très, très mal.
Et où ?
J'ai très mal au ventre (...) et mal partout.
Oui, ben, vous appelez SOS Médecins au 03 88 75 75 75, voilà, ça je ne peux pas le faire à votre place. 03 88 75 75 75. Qu'un médecin vous voie, ou sinon vous appelez votre médecin traitant, d'accord ? 
D'accord.
Au revoir.

Naomi Musenga raccroche, puis trouve la force d'appeler SOS Médecins. A partir de ce moment, tout se passe très vite. Devant l'état critique de la jeune femme, les praticiens déclenchent l'intervention du Samu de Strasbourg. Naomi est « consciente », rapporte Heb'di, mais son état se "dégrade" lors de son transfert à l'hôpital. Elle passe un scanner, mais fait deux arrêts cardiaques, victime d'un infarctus, précisent Le Monde et Heb'di. Transférée en réanimation, elle meurt à 17h30, soit six heures et demie après son appel.

Une autopsie est pratiquée cinq jours plus tard. Naomi Musenga est morte des suites d'une « défaillance multiviscérale sur choc hémorragique », selon le rapport consulté par Le Monde, qui précise qu'il s'agit de « l'arrêt de plusieurs organes », dont la cause peut résulter de « facteurs variés ».

On y entend Naomi Musenga dire qu'elle « va très mal »

Sources Franceinfos

 

 

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