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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le gouvernement gabonais n’existe plus depuis ce mardi 1er mai pour respecter la décision de la Cour constitutionnelle qui a dissout l’Assemblée nationale et demandé son départ. Le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet n’a pas tardé pour présenter la lettre de démission de son équipe gouvernementale au chef de l’Etat Ali Bongo, qui devrait nommer dans la foulée un autre Premier ministre. En l’absence de l’Assemblée nationale dont les prérogatives sont confiées provisoirement au Sénat, le nouveau gouvernement qui sera mis en place, sera responsable uniquement devant le président de la République comme l’indique la nouvelle Constitution gabonaise adoptée en janvier dernier et largement vilipendée par l’opposition, qui y voit une tentative de "monarchisation" du pouvoir.

Des reproches similaires sont faits en direction du président tchadien qui vient de se faire tailler une Constitution sur mesure le 30 avril dernier renforçant le pouvoir du président de la République, désormais seul maître à bord du navire en l’absence de la primature et du poste de vice-président. La Cour constitutionnelle du Gabon a tapé lundi du poing sur la table pour sanctionner le gouvernement qui aurait dû organiser des élections législatives avant fin avril. La Cour a ordonné la dissolution de l’Assemblée nationale et le départ du gouvernement pour ce manquement grave. Alors qu’au Tchad, le président Idriss Deby et sa large majorité à l’Assemblée sont arrogés le droit de proroger illégalement le mandat des députés arrivé à terme en 2015.

Et c’est également ce parlement dépourvu de base juridique réelle qui s’est donné la délicate mission d’adopter  le 30 avril une nouvelle Constitution pour le Tchad. Le chemin reste encore long en matière du respect  des exigences et des valeurs démocratiques les plus élémentaires. La Cour constitutionnelle gabonaise justifie sa décision par l’incapacité du gouvernement à organiser des législatives au plus tard le 30 avril, après les avoir reportées à deux reprises depuis 2016. Selon des commentateurs avisés, ces reports s’expliquent par les remous suscités par la présidentielle d’août 2016, dont les résultats donnant Ali Bongo gagnant sont contestés par le candidat  de l’opposition Jean Ping.

D.P

 

 

 

 

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