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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

C’est l’AFP eut donné depuis le mercredi 23 mai 2018 cette information sur l’accès à l’avortement qui reste toujours très inégal dans le monde. L'avortement, qui fait l'objet cette semaine d'un référendum en Irlande et d'une procédure judiciaire en Corée du Sud, reste interdit dans une vingtaine de pays dans le monde. Ailleurs, les législations varient, avec parfois d'importantes restrictions. En Corée du Sud, où l'interruption volontaire de grossesse (IVG) est illégale, sauf en cas de viol, d'inceste ou de menace pour la santé de la mère, la Cour constitutionnelle examine jeudi un recours contre cette loi de 1953, aujourd'hui rarement appliquée. Le lendemain, l'Irlande doit se prononcer par référendum sur la libéralisation de l'avortement, totalement proscrit depuis 1983 par la Constitution sauf, depuis 2013, si la vie de la mère est en danger. L'IVG y reste passible de 14 ans d'emprisonnement.

Malte, où le catholicisme est religion d'Etat, reste le seul pays de l'Union européenne prohibant totalement l'interruption volontaire de grossesse. En cas d'infraction, la peine encourue va de 18 mois à trois ans de prison. L’avortement est également illégal en Andorre et à Saint-Marin, qui sont en Europe mais pas dans l'UE, ainsi qu'au Vatican. Dans le reste du monde, l'IVG est interdit dans une quinzaine de pays: Congo, Egypte, Gabon, Guinée-Bissau, Madagascar, Mauritanie, RDC, Sénégal en Afrique; Honduras, Nicaragua, Salvador, Surinam, Haïti et République dominicaine en Amérique; Philippines, Palaos et Laos en Asie. Au Salvador, où l'avortement est puni par de lourdes peines de prison, deux cas récents ont suscité une forte émotion: ceux de Teodora Vasquez et Maira Figueroa, qui ont chacune passé une dizaine d'années en prison pour une fausse couche, considérée par la justice comme un homicide. Elles avaient été condamnées à 30 ans de réclusion avant de voir leur peine commuée.

Dans de nombreux pays, l'avortement est soumis à des conditions extrêmement restrictives. Ainsi, l'IVG est accessible uniquement en cas de danger pour la vie de la mère dans des pays comme la Côte d'Ivoire, la Libye, l'Ouganda, le Soudan du Sud, l'Irak, le Liban, la Syrie, l'Afghanistan, le Yémen, le Bangladesh, la Birmanie, le Sri Lanka, le Guatemala, le Paraguay ou encore le Venezuela. En septembre 2017, le Chili a mis fin à près de 30 ans d'interdiction totale de l'IVG, désormais autorisé dans trois cas précis: risque pour la vie de la mère, viol et non viabilité du fœtus. Au Brésil, l'accès à l'IVG déjà très limité en cas de viol, risque pour la mère ou grave malformation du fœtus se trouve sous la menace d'un projet de loi qui pourrait exclure ces exceptions. Ce sont les femmes d'Europe ou celles d'Amérique du Nord qui bénéficient des législations les plus libérales, avec quelques exceptions notables. Ainsi, contrairement au reste du Royaume-Uni, l'avortement est illégal dans la province d'Irlande du Nord, même en cas de viol, inceste ou malformation grave du fœtus. Il est autorisé uniquement si la grossesse menace la vie de la mère. Les contrevenantes risquent une peine d'emprisonnement à vie.

Autre pays de l'UE disposant de lois très restrictives, la Pologne qui ne permet l'avortement qu'en cas de viol, inceste, danger pour la vie de la mère ou malformation irréversible du fœtus. Début 2018, une tentative des ultraconservateurs de limiter encore l'accès à l'IVG a entraîné d'importantes manifestations à travers le pays. Dans d'autres pays occidentaux, les opposants à l'avortement se mobilisent. Ainsi en Croatie, des milliers de personnes ont manifesté la semaine dernière pour réclamer la remise en cause du droit à l'avortement, pourtant garanti depuis 1978.Aux Etats-Unis, où l'avortement a été légalisé en 1973, le débat reste toujours vif entre les « pro-life » (anti-avortement) et les « pro-choice » qui défendent ce droit. Début mai, l'Iowa a adopté la loi la plus restrictive du pays, interdisant les IVG à partir du moment où les battements du cœur sont détectés, soit dès la sixième semaine de grossesse.(Sources: Guttmacher Institute, Organisation mondiale de la santé, Center for reproductive rights, AFP).

Eric Mocnga Topona,correspondant spécial à Bonn en Allemagne

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