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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

C’est un article co-rédigé par nos confrères Pascale Sury et Jonathan Bradfer et publié le vendredi 25 mai qui rapporte l’histoire extraordinaire de la rencontre entre Manu Casteele et les habitants d’un petit village de montagne éthiopien, Esho. Les auteurs commencent leur article par le slogan d’un illustre président américain, Ronald Reagan : «On ne peut pas aider tout le monde, mais tout le monde peut aider quelqu’un ». Faisant sien ce slogan, le jeune Belge de 33 ans, s’efforce de l’appliquer au quotidien dans un minuscule village éthiopien en prouvant qu’avec le cœur et de tous petits moyens, on peut changer la vie de centaines de familles. Il s’agit de l’histoire d’Esho, petit village au sud de l’Ethiopie où vivent 4500 habitants dépourvus de tout sauf de courage et de sourires.

Manu Casteele a débarqué dans ce village avec un projet tout ficelé, dénommé « Les Amis Toukouls d’Esho », visant la scolarisation des enfants. Les deux reporters ont rencontré Emmanuel Casteele à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, où ils apprennent à le découvrir. Ils en font une succincte présentation comme étant fils d’agriculteur de la région d’Ath, en Belgique et militaire de carrière spécialisé dans le génie civil, est marqué par un voyage dans ce pays, pour lequel il a décidé de tout quitter pour vivre son rêve et se « sentir utile » comme il le dit si bien lui-même. « En 2016, en sortant de mon hôtel, je vois un enfant couché dans la rue, en boule dans son t-shirt. Je le réveille pour lui demander s’il veut manger quelque chose. Dans un petit resto, on peut commander l’injera, le plat local qu’il dévore tout seul. Je comprends alors que cet enfant de 8 ans n’a pas mangé depuis 3 jours, que sa maman a été écrasée par une voiture et qu’il n’a jamais connu son père.

En le voyant repartir pieds nus, avec le reste de l’injera dans son sac, je ne sais pas ce qu’il va devenir, il va peut-être mourir ! C’est le déclic pour moi… ». Manu emmène les reporters à Esho, situé à 300 kilomètres de la capitale, désormais là où il est installé dans une petite maison de fortune. Aidé par le chef du village, Takile, la chef des femmes, Ofaecsse et son interprète, Asteraku, il parvient à monter un projet solide. Le jeune Belge dispose dans sa gibecière d’une solide formation en gestion de projets humanitaires, ce qui le conduit à décider de s’installer sur place pour respecter l’une de ses convictions : écouter la population et développer un projet qui vient des villageois. «J’aime bien vivre comme les gens, voir comment ils vivent, manger comme eux malgré les risques, vivre dans leurs conditions pour mieux comprendre leur quotidien, leurs difficultés et leurs vrais besoins », dit Emmanuel Casteele.

Ce n’est pas la barrière de la langue, dialecte local qu’il est incapable de parler ni la couleur de sa peau qui lui posent problème. Le village Esho ressemble aux milliers de villages éthiopiens, coupés de l’eau courante et de l’électricité. La vie s’articule autour de l’agriculture de subsistance et est marquée par une grande précarité. Selon les chiffres des Nations Unies pour le développement (UNDP), 29,6% de la population vit sous le seuil de pauvreté et plus de 88% des Ethiopiens sont pauvres. Malgré ce contexte, la population fait face avec une force et une bonne humeur extraordinaire. C’est ainsi que tout le monde se tient comme un seul homme derrière Manu pour l’accompagner dans le projet qu’il dessine autour de trois priorités : la scolarisation des enfants, l’accès à l’eau potable et la sécurité alimentaire.

Moussa Torna

 

 

 

 

 

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