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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les milieux urbains caractérisés par de hautes températures ont un impact significatif sur la taille de nombreuses espèces animales telles que les papillons et les araignées. Une étude parue mercredi 23 mai dans la revue «Nature » suggère  que les lépidoptérophiles (collectionneur de papillons) et les arachnophobes (peur morbide des araignées) devraient habiter en ville. Autant l’urbanisation a impacté le déclin de la biodiversité, autant la taille des espèces animales est à prendre au sérieux. Selon la même étude, certaines araignées seraient ainsi plus petites dans les milieux urbains, pendant que d’autres papillons seraient plus grands. En plus de satisfaire les amateurs de l’un où les phobiques de l’autre, ces variations de taille pourraient affecter négativement les espaces verts. Dans les centres urbains, la température est d’ordinaire sensiblement plus forte-notamment pendant la nuit- que dans les milieux ruraux ou forestiers situés à proximité.

 

Un pool de chercheurs européens s’est plongé pour comprendre l’impact de ce phénomène sur la taille de plus de 700 espèces animales. Il a fallu plus de deux ans à ces chercheurs pour parvenir à collecter les 95 001 individus inclus dans l’étude. «Rassembler toutes ces espèces est très compliqué et nécessite la collaboration de nombreux experts, explique Thomas Merckx, premier auteur de l’étude. Nous sommes par ailleurs les premiers à montrer un effet de l’urbanisation sur la taille des espèces animales». Si certaines d’entre elles paraissent plus petites en villes, d’autres seraient plus grandes. Comment peut-on expliquer cette différence ?C’est admis que la température a tendance à élever en règle générale la vitesse des réactions chimiques et biologiques, ce qui se manifeste chez la plupart des espèces animales par un métabolisme plus rapide.

 

En ville, certaines atteignent ainsi plus rapidement l’âge adulte tout en restant de petite taille. L’on constate par ailleurs, pour certaines espèces que la mobilité est plus importante par rapport à d’autres. Par exemple un papillon qui doit se déplacer pour effectuer la pollinisation aura un certain avantage à être plus grand pour se mouvoir plus rapidement d’un espace vert à un autre dans une ville qui présente une végétation segmentée. Le côté négatif avec le changement de taille, c’est l’incidence sur l’écosystème qui résulte des interactions entre de nombreuses espèces. Si l’une d’entre elle est moins efficiente, c’est toute la biosphère qui en sera affectée. Les cladocères ou puces d’eau par exemple, de petits crustacés aquatiques, sont des filtres très importants pour la qualité de l’eau, car ils empêchent aux algues de proliférer dans le milieu. «Avec la réduction de leur taille, leur capacité à filtrer est également réduite», éclaircit Thomas Merckx. Ce qui pourrait avoir de retombées sur la qualité des points d’eau urbains. «Notre étude devrait inspirer les urbanistes à insérer plus de végétation locale dans les villes pour limiter ces phénomènes», conclut le chercheur.

Moussa T. Yowanga

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