Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les cours du pétrole ont connu une hausse vertigineuse jamais atteinte depuis novembre 2014, dopés par la décision de retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien renforcé par une nette diminution des réserves de produits pétroliers aux Etats-Unis. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord prévu pour être livré en juillet a terminé à 77,21 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 2,36 dollars par rapport à la clôture de mardi. Pour ce qui du baril de ‘light sweet crude’ de New York Mercantile Exchange (Nymex), pour le contrat de juin, il a gagné 2,08 dollars pour finir à 71,14 dollars. Pourtant les prix du brut n’ont pas excessivement réagi mardi peu après l’annonce du président américain sa décision de retrait de son pays de l’accord conclu à Vienne en juillet 2015, par lequel l’Iran a accepté de brider son programme nucléaire en échange de la levée d’une partie des sanctions internationales visant la République islamique.

Les Etats-Unis ont choisi l’option radicale en rétablissant l’intégralité des sanctions levées auparavant, mais aussi en annonçant d’autres sanctions encore plus dures et en obligeant les entreprises étrangères à faire rapidement un choix entre faire des affaires en Iran ou aux Etats-Unis. «Même si cette décision était plus ou moins attendue, le ton particulièrement sévère de Donald Trump a peut-être ébranlé un peu mes investisseurs », a indiqué Andrews Lebow de Commodity Research Group. Toutefois, les autres signataires n’ont pas abandonné l’idée de sauver l’accord, notamment le président français qui estime que la décision de Donald Trump était une erreur. Ce soutien des autres nations « pourraient toutefois ne pas être suffisant pour compenser le ton particulièrement agressif des Etats-Unis et la probable grande efficacité des sanctions unilatérales américaines », ont soutenu les analystes de Goldman sachs en mettant en avant les récentes sanctions américaines contre l’entreprise russe Rusal, ayant rapidement forcé son actionnaire majoritaire, l’oligarque Oleg Deripaska, à battre en retraite.

Premier pays exportateur de l’or noir, l’Arabie saoudite a annoncé qu’elle userait de tous les moyens nécessaires pour empêcher des pénuries d’approvisionnement en pétrole. Ryad en a bien la capacité car elle produit annuellement 10 millions de barils par jour et peut pomper quotidiennement environ 12 millions de barils. Mais, tout en puisant aussi éventuellement dans les réserves stratégiques des Etats-Unis, « cela finira toujours par réduire les niveaux déjà limités des stocks de brut dans un marché déjà tendu », ont précisé les analystes de Goldman Sachs. Cette tendance est confirmée par le rapport hebdomadaire sur les stocks de produits pétroliers aux Etats-Unis. Il ressort que les réserves de brut, d’essence et d’autres produits distillés ont diminué bien plus fortement que prévu dans le pays lors de la semaine écoulée le 4 mai. Les acteurs du marché ont également présent à l’esprit les conséquences sur les réserves d’or noir de la crise persistante au Venezuela, de l’accord Opep/Russie sur la limitation de la production et de la demande solide alimentée par la croissance mondiale.

Moussa T.Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article