Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Détenu depuis juin 2016, ancien collaborateur du président Sassou Nguesso et son principal opposant, Jean-Marie Michel Mokoko a écopé 20 ans de prison après avoir été reconnu coupable d’atteinte à la sécurité de l’Etat, par la Cour criminelle de Brazzaville, ce vendredi 11 avril 2018. Âgé de 71 ans, les ennuis judiciaires du général Mokoko ont commencé au lendemain de l’élection présidentielle remportée frauduleusement par le chef de l’Etat Sassou Nguesso. Sept autres personnes considérées comme ses complices, dont six Français qui n’ont pas comparu devant le tribunal, ont été jugés par contumace et condamné à la même peine. Une vingtaine d’activistes de mouvements citoyens ont été arrêtés pendant le procès pour avoir placardé des affiches réclamant la libération des « prisonniers politiques ».

 

 Au lendemain de l’élection présidentielle très contestée, le général Mokoko, lui aussi candidat avait refusé de reconnaître la victoire du président Sassou appelant le peuple à la désobéissance civile. Il avait également été jugé pour détention d’armes troubles à l’ordre public. « Au 21e siècle on ne peut pas envisager de prendre le pouvoir par les armes avec l’aide des mercenaires étrangers », a déclaré l’un des avocats de l’Etat congolais, Me Gérard Deviller, un Français inscrit au barreau de Brazzaville. Le silence absolu a été la ligne de défense des avocats et de leur client le général Mokoko tout au long du procès. Ils ne se sont pas exprimés vendredi lors de l’audience de condamnation. Le condamné a qualifié son procès de « règlement de comptes politiques » tout en invoquant une immunité dont il prévaut en raison de son statut de « dignitaire de la République ». Durant le procès, le procureur a présenté des preuves matérielles constituées des scellés supposés contenir les preuves, notamment des armes et une vidéo datant de 2007, dans laquelle le général Mokoko semble ourdir un coup d’Etat avec d’autres hommes.

Moussa T.Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article