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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le non verbal (N.D.L.R il existe la communication non verbale et le langage non verbal) relève de cette expression qui se fait à travers des signes du corps. Les yeux, les sourcils, bref, le visage y jouent généralement un grand rôle. Mais les autres parties du corps: les épaules qu'on hausse, des lèvres selon qu'on les pince, les rentre, les pousse, à droite, à gauche ou qu'on les étire, vers l'extérieur, etc.; sont autant de mots, de phrases, d'expressions porteurs de toutes sortes de signification. Des messages dont-il faut surtout se garder de croire qu'ils sont universels. Juste un petit exemple: lorsque, en Amérique du Nord, quelqu'un, vous fait signe en jouant de la paume de sa main ouverte dont il rabaisse avec une certaine frénésie répétitive les phalanges supérieures sur la base du poignet. Cela signifie tout bonnement, au revoir, bye, bye! Ce même petit geste exécuté dans la plupart des régions d'Afrique Subsaharienne, est une invite sympa, dans le genre: « Viens donc me trouver qu'on en parle ». Mais le non verbal peut-être en partie verbal et se manifester par des sifflements émis qui peuvent exprimer des états d'esprits désagréables. Par exemple, ce Tsrrrrrtshp ! Très prisé par la gente féminine qui va, dans le sens de: « Tu me fais ch...!Ou encore: » fous-moi le camp avec tes niaiseries!' Ou encore: « Va donc te faire cuire un œuf! »Le non verbal, on pourrait en faire tout un dictionnaire selon les cultures, mais ceux d'Afrique prendraient plusieurs volumes pour être traduits. Le verbal crypté, selon mon entendement bien sûr, ce sont ces phrases régulièrement formulées dans une langue bien partagée, en l'occurrence, le français, mais qui ne portent pas, mot pour mot, le même message. Quelques exemples simples: « Sais tu que tu m'as blasé hier? Vraiment j'étais bien blasé! ». Comprenez: « Vous m'avez impressionné. » (Cameroun) ou encore: « le climat d'aujourd'hui là, c'est trop fort hein! » = « Le temps qu'il fait aujourd'hui n'est pas agréable, etc. » Cela du verbal commun.

Mais ce qu'il m'est arrivé aujourd'hui, si je n'avais avec moi deux compagnons dont l'expression suspicieuse et moqueuse après un échange que j'ai eu avec une vendeuse, n'avait pas éveillé ma curiosité, je m'en serai tiré avec un quiproquo, à coup sûr. Moi, à la vendeuse juchée, sous un parasol sur un tabouret qui avait entre trottoir et bas côté de la route un étal , où il y'avait, plus ou moins rangés des noix de cola, la rouge, la jaune et la bitter cola, des petits paquets d'arachides grillés et, ce qu'ils appellent ici, des pistaches, au Gabon des concombres, chez moi en Sara gohoro, en réalité des noisettes d'une variété de courges très appétissantes, dans la préparation des légumes vertes. je m'arrêtais donc pile devant la femme et lui demandais:« Vos pistaches, c'est combien combien? »Elle me regarda, un peu surprise, avec un sourire assez équivoque. Et, battant des yeux, reprit:« Mes pistaaaaches? Que c'est combien, combien ? »« Oui ! » Répondis-je. Et elle d'ajouter en armant un sourire désarmant:« Vous voulez donc mes pistaaaches. » Et, là, là! Je vis sur le visage de mes compagnons, en fait mes collègues de bureau, ce non verbal ironique qui ne trompe pas. La jeune collègue n'en pouvant plus pouffa d'un rire... alors! Et l'homme, pour venir à mon secours, de s'adresser sur un ton cette fois sans équivoque:« Écoute ma soeur, monsieur veut juste acheter les pistaches-ci ! Pas autre chose! « Le verbal a été décrypté et le malentendu levé quand la jeune vendeuse fit: « An an an han! »Une onomatopée très partagée en Afrique Subsaharienne.

 

Contribution spéciale de l’ancien D.P de Notre Temps Nadjikimo Benoudjita avec l’appréciation de la Rédaction

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