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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Ça doit être çà! Je le ressentais, au cours des années « Cool Moondjers » à Libreville, quand, tôt le matin, j'empruntais les ruelles et rues, depuis les bas fonds de Beau séjour pour la Gare routière. L'impression que quelqu'un va surgir de nulle part pour vous brutaliser, vous dépouiller jusqu'à vos habits pour vous laisser comme ver de terre. C’étaient des jeunes désœuvrés, globalement de nationalité gabonaise, pour la plupart manipulés par des agitateurs xénophobes. Ces actes se déroulaient, au grand jour, dans la plus grande indifférence des forces de l'ordre. Ils eurent même un hymne à leur honneur. Mais, c'était comme des indices qui présageaient des années d'insécurité sur fond d'appauvrissement et de misère que découvraient les Gabonais, dans un réveil brutal, après l'éphémère rêve de l'eldorado pétrolier. Ca m'était revenu, pendant mes années Chagoua/Moursal, au Tchad. Les Colombiens, leurs cibles préférées, les femmes et les personnes âgées, autour des grands marchés et dans les ruelles obscures. Parallèlement, opéraient les braqueurs de motocyclistes, les fameuses C75, prisés du côté de l'Est tchadien, dont leur seule propriété faisait de vous, une victime potentielle. Colombiens et braqueurs de motocyclistes continuent à sévir à N’Djamena. Mais, dans ces deux pays, les agressions étaient bien localisées. Le propre de certains quartiers. À certaines heures.

À Yaoundé, le phénomène aurait commencé il y a environ cinq années. Elle n'épargne personne, même si les femmes et les touristes en sont les cibles privilégiés. Les auteurs opèrent, malheureusement, à bord de taxis ou de taxis motos. Ce qui, dans une ville aussi vaste où les transports en commun sont dispersés, ne fait qu'ajouter à l'angoisse de tous ceux qui, n'ont le choix que de les emprunter. Écoutez plutôt l'expérience malheureuses ces deux messieurs: Le premier: «  Le taxi passait, j'ai proposé ma destination. C'était juste après vous avoir quitté au black and white ».Il y avait juste deux clients, assis derrière. Je suis monté devant. Les gars! La fille, gentille oh! À peine avions nous roulé 10 minutes vers N'longkak! Hoo! L'homme derrière me bloque le cou. La fille me met un couteau là lààà! Je vous dis! Elle ne souriait plus. Je me tourne vers le chauffeur. Gars!

Il me dit tout en conduisant: ta main gauche, vide tes poches, sinon, tu vas saigner comme un cochon et on te jette. « Autour de la table du jeune, taillé mode rappeur, le physique du muskul, des regards s'abreuvaient. Une fille à côté, lui caresse ses biceps saillants et roucoule: « Mais chéri, tu pouvais le paralyser d'un coup! » Le garçon retira son bras comme si la caresse était une agression à son témoignage et répondit: « Quel? J'étais comme givré! Je paniquais! Hum, même pour sortir: mon portefeuille, mes papiers, mes mouchoirs! Je tremblais! » Ils se son arrêtés dans un coin sale, sale, comme ça et m'ont dit, sors! Je suis sorti, baissant la tête, la honte, la peur, l'envie de pisser? En tout cas la poubelle devant moi ne sentait plus. J'ai pissé, la bière et toutes mes émotions. » La chair de poule. Rien que la première histoire me fait penser que je dois rentrer. Avant 18 h.

Contribution spéciale de l’ancien Directeur de Publication(D.P) de Notre Temps Nadjikimo Benoudjita avec l’appréciation de la Rédaction.Publié le lundi 28 mai 2018 sur les réseaux sociaux

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