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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans sa publication de jeudi 06 avril, notre confrère RTBF citant l’agence Belga rapporte que le chef de l’Etat Vénézuélien Nicolas Maduro a accusé mercredi les gouvernements français et espagnol d’être « racistes », après les critiques émises par le président français Emmanuel Macron, pensant que les conditions d’organisation de l’élection présidentielle du 20 mai ne permettent pas « un scrutin juste et libre ». Lors d’une cérémonie pour le 50e anniversaire de la mort de Martin Luther King, le président Maduro a déclaré ouvertement :« les élites dirigeantes de l’Espagne et de la France sont racistes ». Usant de la dérision en parlant de lui-même, il ajoute : «Comme ce métis ne se soumet pas à ses ordres, on dit que Nicolas Maduro est un dictateur». Le gouvernement vénézuélien s’est précédemment insurgé contre la rencontre à l’Elysée entre le président Emmanuel Macron et trois membres de l’opposition vénézuélienne, qualifiés de « repris de justice», car ils sont exilés par crainte d’être arrêtés pour répondre de leurs actes. Il s’agit entre autres de l’ancien président de l’Assemblée nationale Julio Borges, de l’ex maire de Caracas Antonio Ledezma et de Carlos Vecchio, coordinateur du parti Vohuntad Popular.

 

Ces personnalités politiques ont entamé mardi une tournée européenne à partir de la France. Ils entendent accroître la pression internationale sur le gouvernement socialiste dirigé par Nicolas Maduro, candidat à sa propre succession lors de la prochaine élection présidentielle prévue le 20 mai 2018. Le président français a déclaré que : « la France se tient prête, aux côtés de ses partenaires européens, à adopter de nouvelles mesures si les autorités vénézuéliennes ne permettent pas la tenue d’élections démocratiques». Dans une  note de protestation officielle remise à l’ambassade de France à Caracas, les autorités vénézuéliennes ont qualifié cette rencontre de «geste inamical». Et dans un communiqué, le gouvernement indique que : «Le Venezuela exige que le gouvernement français respecte la souveraineté nationale et cesse de tenter d’imposer des sanctions unilatérales à l’encontre du pays, en violation du droit international ».

 

 Le président Maduro n’épargne pas les dirigeants espagnols lorsqu’il porte des accusations de racisme, d’autant plus qu’il entretient des relations tendues avec elles et notamment avec le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, qui l’accuse d’une «dérive totalitaire» dans son pays. Sept hauts fonctionnaires vénézuéliens ont été sanctionnés par l’Union européenne en janvier dernier. Récemment, le 28 mars, la Suisse a également sanctionné sept hauts fonctionnaires de ce pays pétrolier en crise. Ils sont désormais interdits d’entrée et de transit sur le territoire helvétique. Leurs éventuels comptes bancaires en Suisse seront gelés. Maduro et plusieurs de ses fonctionnaires font l’objet d’autres sanctions de la part des administrations américaine et canadienne. Les autorités américaines ont également interdit à leurs citoyens de négocier des obligations vénézuéliennes de sa compagnie pétrolière d’Etat.

Moussa T. Yowanga

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