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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les évêques de la Conférence épiscopale du Tchad ont appelé jeudi de la semaine dernière à une adoption par référendum de la nouvelle Constitution plutôt que par voie parlementaire, estimant que le projet « ne reçoit pas l'adhésion de l'ensemble des citoyens ».Le changement de Constitution doit se faire « dans le respect de la Constitution (qui dit que) +la révision de la Constitution est adoptée par référendum+ », selon un communiqué. L'adoption du nouveau texte constitutionnel est prévue à l'Assemblée nationale fin avril.Ce projet de Constitution, qui met en place un « régime présidentiel », est issu des résolutions d'un forum sur les réformes institutionnelles rassemblant les forces politiques, religieuses et sociales du pays, tenu en mars et boycotté par l'opposition.Ce prochain passage à un « régime présidentiel intégral », pilier d'une 4e République, va renforcer les pouvoirs du président du Tchad, Idriss Déby Itno.Mais cette adoption par voie parlementaire « risque de fausser gravement les règles du jeu démocratique », estiment les évêques, alors que l'Assemblée est composée à une forte majorité de députés propouvoir et « qu'une grande partie de la population tchadienne ignore complètement ce qui se passe ».

 

Mardi, sept associations de la société civile tchadienne ont demandé dans une lettre ouverte aux députés de ne pas voter la nouvelle Constitution. « Nous avons demandé aux députés de s'abstenir et de ne pas voter le projet de Constitution, parce qu'ils sont illégitimes, leur mandat a pris fin en 2015 », a déclaré à l'AFP jeudi Mahamat Nour Ibedou, leader d'une des associations, ajoutant que « la constitution encore en vigueur dit qu'une telle révision passe par un Référendum ».Après différents reports des élections législatives, le mandat des députés, qui s'était achevé en juin 2015 avait été prolongé par loi constitutionnelle, suscitant des critiques. Un scrutin a été annoncé pour novembre. Lundi dernier, les 33 députés de l'opposition sur un Parlement composé de 170 députés - avaient annoncé avoir décidé de boycotter les travaux parlementaires sur l'adoption du texte. Monsieur Déby, âgé de 65 ans et au pouvoir depuis 1990, en est à son cinquième mandat, qui s'achèvera le 21 août 2021.Selon la nouvelle Constitution - si elle est adoptée conformément aux résolutions issues du forum -, Idriss Déby pourrait se représenter en 2021 et pourrait alors théoriquement effectuer deux autres mandats de six ans, jusqu'en 2033.Les évêques tchadiens notent enfin que « la pauvreté grandit de plus en plus (et) de graves violations des droits humains fondamentaux se généralisent » au Tchad, marqué début 2018 par une forte grogne sociale.

Eric Mocnga Topona,correspondant spécial à Bonn en Allemagne

Nouvelle constitution au Tchad: le président est le seul habilité  à décider d'un référendum

Le président tchadien, Idriss Déby Itno, est « le seul habilité à décider de la tenue d'un référendum », a affirmé samedi le gouvernement en réaction à des appels de l'opposition et de l'Eglise pour une adoption par référendum de la nouvelle Constitution.Jeudi, la Conférence épiscopale du Tchad avait appelé à une adoption par référendum de la nouvelle Constitution plutôt que par voie parlementaire, estimant que le projet « ne reçoit pas l'adhésion de l'ensemble des citoyens ». « Nous exprimons notre stupéfaction et notre indignation face à cette déclaration infondée, qui non seulement fait une lecture complètement erronée de la Constitution en vigueur, mais jette les germes d'une grave division des Tchadiens", a déclaré samedi en conférence de presse la secrétaire générale du gouvernement, chargée des relations avec le Parlement, Mariam Mahamat Nour.

Ce projet de Constitution, qui met en place un « régime présidentiel », est issu des résolutions d'un forum sur les réformes institutionnelles rassemblant les forces politiques, religieuses et sociales du pays, tenu en mars mais boycotté par l'opposition. Ce prochain passage à un « régime présidentiel intégral », pilier d'une 4e République, va renforcer les pouvoirs du président et doit être adopté par l'Assemblée nationale fin avril.Mardi, sept associations de la société civile ont demandé aux députés de ne pas voter le nouveau texte constitutionnel. La veille, les 33 députés de l'opposition -sur les 170 députés- avaient annoncé boycotter les travaux parlementaires sur l'adoption du texte.

Selon la Constitution citée par la secrétaire générale du gouvernement samedi, "le projet ou la proposition de révision (constitutionnelle) doit être voté à la majorité des trois cinquième des membres de l'Assemblée » après décision prise en Conseil des ministres. « La révision de la constitution est (ensuite) approuvée par référendum ou par vote des deux tiers des membres de l assemblée nationale », a complété Mme Mahamat Nour.Selon l'Eglise, l'adoption par voie parlementaire « risque de fausser gravement les règles du jeu démocratique » dans la mesure où le pouvoir dispose d'une écrasante majorité à l'Assemblée. « Quand un chef religieux prononce un message, il doit dire la vérité aux fidèles et à tous nos concitoyens. Si tout le monde faisait son travail et si chaque leader jouait correctement son rôle, notre pays le Tchad, qui est d'ailleurs laïc, s'en sortirait grandi », a répondu samedi la secrétaire générale du gouvernement.

E.M.T

 

 

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