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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Abdelkérim Yacoub Koundougoumi, activiste politique tchadien eut fait en effet depuis hier mercredi 18 avril 2018 ce constat qu’en 28 ans, le régime d’Idriss Deby n’a démontré aucune volonté de respecter la volonté du peuple. Dans ce communiqué de presse rendu public ce mercredi 18 avril 2018 portant le titre de:« Face à l’une des tyrannies contemporaines les plus violentes d’Afrique qu’est le régime de Déby, aucun moyen de lutte pour un changement véritable et durable au Tchad ne peut être écarté »,son signataire monsieur Abdelkérim Yacoub Koundougoumi en tant que Coordinateur du Mouvement Citoyen PACT(Projet pour une Alternance Crédible au Tchad) a décrit point par point cette désastreuse situation politique que le pouvoir tchadien fait subir volontairement à son peuple:« Face à l’une des tyrannies contemporaines les plus violentes d’Afrique, aucun moyen de lutte pour un changement véritable et durable au Tchad ne peut être écarté. La tribune publiée par un collectif des jeunes dans le journal Le monde du 12.04.2018 est naïve et surprenante par son angélisme. Il est toujours stupéfiant d’entendre ou de lire que la lutte armée en Afrique sub-saharienne serait illégitime ou moins noble qu’ailleurs: l’histoire contemporaine démontre le contraire. Hélas, le choix des armes par une partie de la jeunesse tchadienne est aussi légitime que celui de la jeunesse sud-africaine contre l’apartheid, la jeunesse rwandaise pour mettre fin au génocide, la jeunesse des anciennes colonies portugaises pour l’indépendance, la jeunesse syrienne qui se bat en ce moment, pour ne citer que quelques exemples parmi des dizaines, en Afrique et à travers le monde. Cet automatisme à décrédibiliser les groupes armés au Tchad atteste du double langage et de l’hypocrisie de la communauté internationale qui agit en fonction de ses intérêts et non de celui du peuple Tchadien ».

Pour amener les lecteurs à croire à ses propos, le Coordinateur du Mouvement Citoyen PACT (Projet pour une Alternance Crédible au Tchad) n’a oublié aucune technique de persuasion. Il va jusqu’à citer une grande figure sud-africaine de lutte contre l’apartheid et l’injustice sociale qui a su affronter ses adversaires avec souvent des moyens de fortune, mais très efficaces: « Pour Nelson Mandela, figure de la résistance pacifique, « c'est toujours l'oppresseur, non l'opprimé qui détermine la forme de lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’a pas d’autre choix que d’utiliser la violence ». L’option des armes à est toujours une décision motivée par une impasse. Si des militants pacifistes, nombreux parmi les rebelles, choisissent la résistance armée, c’est parce les autres voies pour l’alternance démocratique ont échouées. En effet en 28 ans, le régime d’Idriss Deby n’a démontré aucune volonté de respecter la volonté du peuple. C’est un régime, nous le savons qui ne se maintient qu’à la force de l’épée et qui tient le peuple en joug ».

Il ajoute de façon précise, mais assez longue en justifiant les raisons de la présence de combattants tchadiens dans le sud Libyen. Il la qualifie d’historique, puisque d’après lui cela  se justifie par des liens sociaux, économiques et culturels immémoriaux : « Nous le savons, les frontières cartographiques dans le désert sont une vue de l’esprit: depuis des temps immémoriaux les résistants ou les révolutionnaires ont toujours été accueillis et soutenus par des peuples frères d’un côté ou de l’autre de la frontière. La présence de combattants tchadiens dans le sud Libyen est historique et se justifie par des liens sociaux, économiques et culturels immémoriaux. Ce sont ces liens et cette fraternité d’armes qui ont conduit les résistants tchadiens à demander l’asile à ces peuples frères. L’hospitalité des Libyens pour les Tchadiens a également pour origine le sens de devoir d’hospitalité d’un peuple qui vient de se débarrasser d’un régime allié du tyrannique régime d’ Idriss Déby et qui a le souvenir de ses aïeux qui avaient trouvé refuge et soutien au Tchad pendant l’occupation fasciste italienne .Accuser la résistance tchadienne d’être la cause de l’instabilité libyenne est un faux procès. Ce pays traverse une crise politico-militaire depuis la chute du dictateur Kadhafi. Dans cette crise, les résistants tchadiens ne peuvent être accusés d’être des supplétifs des factions libyennes. Si leur présence en Libye est parfois délicate à cause de la confusion et des désordres qui frappent ce pays frères cela ne justifie nullement l’opprobre qui leur est souvent jeté, sans aucune preuve. Il s’agit malheureusement d’un procès d’intention. Aujourd’hui, la résistance armée tchadienne ne fait pas la guerre pour la guerre ou pour une nouvelle confiscation du pouvoir, bien au contraire elle est en phase avec les solutions de sortie de crise proposées par l’opposition démocratique, la société civile et la communauté internationale. L’opposition armée a toujours été favorable à un dialogue inclusif. C’est le régime de Déby qui a toujours refusé de se mettre autour d’une table avec tous les acteurs pour une solution définitive de sortie de crise. Pour le mouvement citoyen « Projet pour une Alternance Crédible au Tchad », qui a pour philosophie et méthode la mobilisation pacifique et le débat d’idée, il ne saurait être question de cracher sur ceux qui ont fait le choix de sacrifier leur confort et leur vie pour défendre leurs justes aspirations. La résistance armée, malgré tous ses inconvénients, est aussi légitime que les autres moyens de lutte ».

En conclusion, le Coordinateur du Mouvement Citoyen PACT (Projet pour une Alternance Crédible au Tchad),monsieurAbdelkérim Yacoub Koundougoumi termine son communiqué de presse par une déclaration forte de remerciements au peuple libyen qui accueille les résistants tchadiens et appelle la communauté internationale à arrêter son soutien aveugle à Idriss Déby et à soutenir l’initiative de sortie de crise dans le cadre d’un dialogue inclusif : «  Il était donc inapproprié de disqualifier cette partie de la jeunesse qui par sa détermination et son courage, a choisi l’option des armes et du sacrifice suprême pour continuer à lutter contre le tyran. Le PACT est uni et indivisible dans cette vision commune de la lutte. Le PACT remercie le peuple Libyen qui accueille les résistants tchadiens et appelle la communauté internationale à arrêter son soutien aveugle à Idriss Déby et à soutenir l’initiative de sortie de crise dans le cadre d’un dialogue inclusif: projet porté par les partis d’opposition démocratique, la société civile et la diaspora tchadienne. Ce dialogue se fera dans un cadre neutre et sous la supervision de la communauté internationale; ne l’oublions pas, c’est le choix de cette même communauté dans d’autres pays. Le PACT appelle tous les tchadiens qui luttent contre la dictature d’Idriss Deby à se rassembler vers une synergie d’actions qui conduira à une alternance démocratique et crédible.

Ahmat Zéïdane Bichara

 

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