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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les réponses à sa question la journaliste Valérie Hirsch les a dans la publication de la RTBF du jeudi 26 avril 2018. En effet,  dans son reportage ,Valérie Hirsch rapporte que  le vote par l’ANC (Congrès National Africain) d’une motion favorable à l’expropriation des fermiers blancs sans compensation fait craindre, à tort, une répétition du désastreux scénario zimbabwéen.La petite ville portuaire d’Hermanus, à l’ouest du Cap, est en ébullition depuis que 2000 résidents pauvres ont envahi, le 16 mars, un terrain municipal. « On attend d’être relogés depuis 2004 », explique Theron Mehu, un électricien qui vit dans une pièce unique avec sa famille. « Je gagne trop peu pour acheter une maison. Je veux juste un terrain ». Après cinq jours d’émeute, émaillés de pillages et violences, la police a tiré des balles en caoutchouc et arrêté 25 personnes. Finalement, les autorités locales ont promis de céder un terrain aux squatteurs.Ces occupations illégales se sont multipliées depuis le vote d’une motion parlementaire, en février, en faveur d’une révision d’un article de la Constitution pour permettre des expropriations sans compensation.  Surprise : l’ANC a soutenu cette motion, présentée par les « Combattants de la liberté » (EFF) de Julius Malema.

Elle poursuivit son reportage en estimant que l’expropriation sans compensation (mis à part pour les infrastructures) est le cheval de bataille de ce petit parti radical. En décembre, le congrès de l’ANC l'a repris à son compte. Le parti au pouvoir a toutefois engagé une vaste consultation nationale sur la question.En attendant, la motion a provoqué la panique des investisseurs internationaux et des exploitants agricoles. « Nos gars pensent littéralement que quelqu’un va frapper à leurs portes et saisir leur terre », confie Omri Van Zyl, de « AgriSA », l’association des 35 000 fermiers blancs. L’Australie a même proposé d’accueillir ces derniers, sous prétexte qu'ils seraient menacés comme ceux du Zimbabwe, chassés lors de la violente réforme agraire de 2000. Depuis lors, le nouveau président sud-africain Cyril Ramaphosa s’efforce de calmer les esprits : « Nous n’allons pas endommager l’économie », a-t-il encore martelé, la semaine dernière à Londres.La question des terres est devenue le symbole du combat engagé par l'EFF et l'ANC pour la « transformation radicale de l’économie », toujours contrôlée par les Blancs.

 Ainsi termine Valérie Hirsch avec son beau et profond reportage beau publié par la RTBF et d’autres médias occidentaux, ces derniers possèdent encore 71 % des terres agricoles et 49 % des superficies urbaines. Alors que plus de 62 % des Sud-Africains vivent en ville, la soif de détenir une propriété concerne autant les zones rurales que urbaines, notamment les centres-villes réservés aux Blancs sous l’apartheid. La ségrégation raciale est aussi spatiale en Afrique du sud.La réforme agraire n’a permis de redistribuer que 8 % des surfaces agricoles depuis 1994. L’inefficacité de l’administration est en cause, mais aussi le coût élevé de rachat des fermes.  D’où l’idée de pouvoir exproprier, sans compensation, dans certaines conditions. Les propriétaires absents et ceux qui spéculent sur la valeur d’un terrain, sans l’utiliser, seraient les premiers visés. La réforme de la Constitution, qui effraie tant les investisseurs, ne serait même pas nécessaire. Mais l’ANC est divisé entre les partisans de Ramaphosa, soucieux de ne pas perturber l'économie du pays, et ceux de son prédécesseur Jacob Zuma, prêts à jeter de l’huile sur le feu pour déstabiliser le nouveau président.

Ahmat Zéïdane Bichara

 

 

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