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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans sa publication datée du 15 avril, RTBF avec Belga citant l’agence Ilna, rapportent l’information selon laquelle le ministre iranien de l’Education a interdit dimanche aux écoles et à ses services d’utiliser les réseaux sociaux étrangers. Téhéran s’inscrit dans une démarche qui vise à favoriser les réseaux iraniens et parallèlement limiter l’influence de sites comme Telegram et Instagram. Selon une directive ministérielle citée par l’agence ci-dessus proche des réformateurs au pouvoir, les écoles doivent « uniquement utiliser les réseaux sociaux intérieurs » pour leur communication. Et pourtant, Telegram s’avère être le réseau social le plus populaire dans la République islamique. La messagerie privée cryptée (Telegram) revendique 40 millions d’utilisateurs par mois en Iran pendant l’année 2017. Cette popularité est partagée avec un autre réseau social qu’est l’Instagram.

 

Plusieurs entreprises utilisent ces deux réseaux pour communiquer directement avec leurs clients. Facebook et Tweeter sont peu utilisés néanmoins ils sont bloqués en Iran. Toutefois ils sont faciles d’accès via un réseau privé virtuel (VPN). Les autorités iraniennes ont pris une mesure conservatoire d’interdiction provisoire de Telegraùm, le 1er janvier lors de la vague de protestations ayant touché plusieurs dizaines de villes. L’application est accusée d’avoir laissé des groupes « contre-révolutionnaires » basés à l’étranger utiliser sa plateforme pour alimenter les troubles. Depuis cet épisode, les autorités envisagent de développer les réseaux iraniens pour limiter la dépendance vis-à-vis des réseaux basés à l’étranger que le Téheran accuse de tolérer des sites hostiles à la République. Plusieurs plateformes iraniennes mettent à  la disposition des utilisateurs les mêmes services que  Telegram, tel que le réseau Soroush, qui revendique déjà 5 millions d’abonnés.

 

Pour le ministre des Télécommunications, Mohammad Javad Azari dont les propos sont rapportés par l’agence officielle Irna « ces réseaux sociaux iraniens offraient les mêmes garanties de confidentialité que les réseaux étrangers. Aucun message n’est lu, et aucune information (personnelle) n’est communiqué à quiconque». L’Ayatollah Khamenei, le guide suprême iranien a récemment écrit sur son site internet et que l’intrusion dans la sphère privée en ligne était « haram», ce qui signifie c’est interdit du point de vue religieux. Depuis quelques jours, les médias semblent pousser les populations à rejoindre ces nouveaux réseaux en martelant que ceux-ci continuent de fonctionner en cas d’interdiction de Telegram.

Moussa T. Yowanga

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