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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Avec un score de 48,8% des voix, le parti-conservateur conduit par le conservateur Viktor Orban remporte triomphalement dimanche les élections législatives au grand dam de l’opposition hongroise et de grandes démocraties européennes. Cette belle victoire lui ouvre la voie à un troisième mandat consécutif, lui conférant toute légitimité pour amplifier la concentration des pouvoir et continuer à défier les instances de l’Union européenne. Le succès du premier ministre hongrois le plus décrié en Europe est incontestable avec une forte participation estimé à 70% d’électeurs inscrits sur les listes électorales. Le parti Fidesz obtient donc 48,8% des voix, devant de trente points d’avance le Jobbik, la formation d’extrême droite qui a lâché la rhétorique xénophobe.

Le parti conservateur semble bien parti pour décrocher 133 sièges sur les 199 du parlement hongrois, ce qui lui offrirait une nouvelle « super majorité » des deux-tiers, comme les précédentes législatures de 2010 et 2014, cela donne la possibilité de voter des réformes constitutionnelles. «Le pays est orange », la couleur du Fidesz, titrait à la une dimanche nuit, Index.hu, l’un des principaux sites d’information d’une presse locale hongroise dont le premier ministre est taxé de museler les médias, au cours de ces huit dernières années de ses mandats. Viktor Orban se voit conforter dans sa politique migratoire extrêmement très dure poursuivie ces dernières années. Le dirigeant hongrois âgé de  54 ans ne fait pas l’unanimité en raison de ses diatribes nationalistes contre« l’invasion migratoire»,le multiculturalisme et l’ingérence supposée de «Bruxelles». Ce qui fait de lui un partenaire controversé pour une partie des Etats membres, dont les dirigeants ne sont pas précipités pour féliciter le premier ministre réélu. Dès 2015, Victor Orban a érigé des centaines de kilomètres de clôture barbelée pour empêcher les réfugiés, qu’il assimile à des « terroristes » en puissance, s’estimant conforté par le durcissement de la politique migratoire prônée par plusieurs pays européens. Il compte amplifier sa croisade souverainiste menée en accord avec plusieurs Etats d’Europe centrale dont la Pologne, en voulant impliquer l’Italie et l’Autriche dans une alliance de pays hostiles à l’immigration musulmane.

Une coalition entre conservateurs et l’extrême droite gouverne en Autriche depuis décembre dernier. En Italie, la Ligue de Matteo Salvini, formation d’extrême droite est placé en tête  de la coalition de droite lors du scrutin du 4 mars. « L’inversion des valeurs et l’immigration de masse prônées l’UE sont à nouveau rejetées »,  a exulté dimanche sur Twitter la présidente du Front national français, Marine Le Pen, en synergie avec les félicitations du chef de file de l’opposition hollandaise, le député anti-islam Geert Wilders, allié européen de Viktor Orban. «C’est un raz-de-marée pour le Fidesz, qui donne à Viktor Orban une énorme légitimité en raison de taux de participation élevé, y compris au plan international », a commenté pour l’AFP le politologue Daniel Hegedus, de l’Observatoire des libertés Freedom House, prévoyant un renforcement « des attaques contre la frange critique de la société civile».

D .P

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