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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le Fonds monétaire international(FMI) a décidé de s’attaquer fortement à la corruption qui gangrène la plupart de ses pays membres, en évaluant de façon systématique le phénomène et en encourageant ces pays à s’attaquer aussi au secteur privé. Dans un terrible aveu, le FMI a indiqué, ce dimanche avoir manqué de ‘clarté’ par le passé dans ce domaine et entend remédier à cette insuffisance en adoptant un nouveau cadre réglementaire pour permettre à ses équipes, à travers leurs missions annuelles sur le terrain, de procéder à l’évaluation de matière régulière «la nature et la gravité de la corruption».Cela doit se faire dès le 1er juillet, précise le confrère RTBF dans sa publication du 22 avril, citant l’AFP. La corruption est un fléau mondial qui affecte tous les pays du monde, le secteur public comme le secteur privé. Les pays africains détiennent souvent la palme d’or de mauvais élèves dans les rapports de Transparency international sur la corruption publiés annuellement depuis 1995. La corruption sévit en outre à tous les rouages de la société, comme le démontre de nombreux scandales judiciaires dont le plus récent est celui de l’ancien président brésilien condamné à 12 ans  de prison pour corruption passive.

La directrice du FMI, Christine Lagarde a tenu à commenter la situation dimanche en marge de la conférence sur le phénomène « Nous savons que la corruption affecte les pauvres (…), sape la confiance dans les institutions ». La corruption « est un problème qui implique de nombreux acteurs et qui est multidimensionnel», a expliqué Lea Giminez, ministre des finances du Paraguay, un pays sud américain confronté à la corruption massive. Malgré une politique volontariste de lutte contre la corruption endémique, le pays reste encore mal classé dans le rapport de Transparency International 2017 sir la corruption occupant la 135e place sur 180 pays. Dans son rapport publié il ya deux ans, le FMI s’est déjà alarmé des conséquences néfastes du phénomène à l’échelle planétaire, où la corruption absorbe surtout chaque année 2% de la richesse mondiale et nuit à la répartition équitable de la croissance économique. Il ressort dans le même rapport que les pots-de-vin versés annuellement dans le monde représentent entre 1500 à 2000 milliards de dollars, près du produit intérieur brut (PIB) de la France. Mme Lagarde estime que face à « la corruption experte dans l’art de la dissimulation », « nous devons être transparents ». Pour elle, «Nous ne devons pas interférer dans la politique (des pays) mais lorsqu’il en va de problématiques macroéconomiques (…), lorsque nous négocions le début d’un programme (d’aide financier), nous avons toute la légitimité pour agir ».

 

Elle a ajouté que l’élaboration d’un programme d’aide pouvait être l’occasion «de mettre un maximum de pression » pour exiger des informations complètes. Dans le cas d’espèce, le FMI ne dispose d’aucun pouvoir de police en matière de corruption mais il peut exercer une pression via ses programmes d’aide financier. Par exemple il a conditionné le déblocage de fonds supplémentaires pour l’Ukraine non seulement à la mise en œuvre de réformes mais encore à de réels progrès dans la lute contre la corruption omniprésente dans le pays. «La corruption prospère dans l’obscurité», a déclaré Christine Lagarde, se félicitant que les équipes du FMI avaient obtenu du comité de direction le feu vert « pour être plus instructifs». La lutte va s’étendre également aux acteurs privés, dont les multinationales, qui pratiquent la corruption contribuent au blanchiment d’argent. Concrètement, il exhorte les pays membres « à se prêter volontairement à une évaluation de leurs dispositifs juridiques et institutionnels » dans le cadre des missions annuelles de surveillance du FMI. Il s’agira pour l’institution financière d’examiner en particulier « s’ils criminalisent et jugent le versement de pots-de-vin à des fonctionnaires étrangers et s’ils disposent de mécanismes adéquats pour éradiquer le blanchiment et la dissimulation d’argent sale ». La patronne du FMI a indiqué que le Fonds pouvait pour ce cas précis, examiner le détail des contrats des entreprises, observant que les secteurs minier, de la construction et des télécommunications étaient les plus touchés par la corruption. Quant au ministre béninois du développement Abdoulaye Bio-Tchané, il a plaidé pour la lutte contre l’impunité des auteurs de corruption. Exprimant sa conviction « vous devez vous assurer que toutes les lois et règlementations sont en place pour sanctionner les auteurs, et assurer que l’on peut véritablement mettre en œuvre une politique anticorruption», a-t-il ajouté.

 Moussa T. Yowanga

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