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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans un écrit qu’il a posté sur les réseaux sociaux et que l’on retrouve aussi sur son espace Facebook, l'écrivain Gondeu Ladiba eut partagé une petite comédie littéraire qui est la suivante : « Hier soir, j’ai eu un fou rire avec un ami juriste. On épiloguait à propos des sorties des évêques tchadiens et de la ministre SGG. Notre conclusion: Les choses vont tellement vite que le gouvernement tchadien lui-même ignore la nature du changement constitutionnel qu’il souhaite ardemment introduire, confondant « modification constitutionnelle » et « adoption d’une nouvelle constitution ». Hé ho! Réveillez-vous. Une 4ème République suppose une nouvelle constitution et donc la consultation populaire par voie référendaire, et pas autrement».

Toujours sur son espace Facebook, le Tchadien Gondeu Ladiba eut partagé cet écrit : « Curieux: pendant que le gouvernement fustige la Conférence Épiscopale du Tchad de s’être insurgée contre sa volonté de passage en force pour l’adoption de la Constitution de la pompeusement 4ème République, en même temps le gouvernement sort du tiroir la liste de l’équipe dirigeante du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques. Ceci expliquant cela? Si c’est le cas, c’est un chantage et un jeu très dangereux. J’espère que ces sages ne se laisseront pas instrumentalisés par les acteurs politiques mais choisiront la voix du peuple tchadien qui a faim de la démocratie effective dans le pays ».

Plus loin avec toujours la même profondeur d’esprit, depuis Zurich en Suisse, Gondeu Ladiba estime dans ce partage que : « Là-haut les gens continuent peut-être à croire encore au problème Nord-sud, musulmans-chrétiens. Le problème tchadien est avant tout politique et non religieux. Les religieux que je rencontre sont conscients de cela et font de leur mieux pour garder le Tchad uni. Et ce n’est pas de vœux pieux ».

Enfin, il soutient dans cette intéressante publication qu’un : « député eut indiqué la voie en démissionnant de l’Hémicycle. Faisons de lui un exemple. Mobilisons-nous tous ensemble pour le soutenir. Je voudrais ce matin tirer chapeau-bas au député Mamadou Maindoh qui a eu le courage de démissionner de l’Assemblée nationale. Il le fait pour ne pas surcharger sa conscience avec des faux qui s’accumulent. Il vaut mieux tard que jamais. Ce député dont le parti, RNDT-Le Réveil, appartient par ailleurs à la majorité présidentielle indique par cette bravade la voie à suivre pour les autres, en ayant le courage de faire amande honorable et de refuser de cautionner l’opprobre. Pour leur bien et le bien du Tchad. Les autres députés, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition doivent suivre cet exemple. Le refus de collaborer est le premier acte de désobéissance civique. Depuis 2015, les Tchadiens ont souhaité vainement la démission des députés dont le mandat national était venu à expiration, en priant surtout les députés de l’opposition de le faire. Ils n’ont pas été écoutés par leurs élus qui ont continué à participer aux activités de cette chambre d’enregistrement, sous-prétexte que leur démission serait un coup d’épée dans l’eau, que cela ne servirait à rien. Par contre ils ont affirmé que leur présence dans l’hémicycle était utile. Ils se sont ainsi montrés handicapés politiquement, avec une lecture de courte vue du contexte politique tchadien. Leur présence n’a fait qu’empirer les choses avec la tenue du fameux Forum dont les conclusions les mettent dos au mur. Sans honte, et toujours dans leur logique de ponce-pilatisme, ils annoncent se mettre en congé jusqu’à l’adoption de la nouvelle constitution, qui de toutes les façons ne les concernent pas et profitent à certains qui souhaitent être d’éternels candidats aux élections présidentielles et locales. Mes chers députés, si votre mandat vient du peuple et que vous lui êtes redevables, démissionnez tout simplement. Suivez votre collègue Mamadou Maindoh, pour l’entourer et le soutenir, pour qu’il ne soit pas livré à la vindicte d’un régime blessé. Oui un régime en fin de règne est dangereux, plus qu’un lion blessé. Ensemble nous sommes plus forts. Pour nous».

Ahmat Zéïdane Bichara

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