Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La plateforme syndicale et le gouvernement sont parvenus à la conclusion mercredi soir, d’un accord susceptible de mettre un terme à la grève illimitée déclenchée depuis fin janvier 2018. La reprise effective du travail devrait être entérinée jeudi par les travailleurs à la bourse du travail. Selon nos confrères de RFI, la plateforme syndicale a pu obtenir du gouvernement le remboursement de la coupe salariale imposée comme mesures d’austérité, le remboursement du salaire non perçu par les fonctionnaire en février, précédemment considérée comme une mesure de rétorsion prise par le gouvernement contre les grévistes et enfin, il sera établi un moratoire avec les banques tchadiennes de sorte que les fonctionnaires devant rembourser les crédits ne soient pas prélevés avant le mois de mai. Le porte-parole de la plateforme syndicale, Barka Michel estime que cela suffi pour envisager la reprise du travail. Il l’a indiqué au micro du correspondant de RFI à N’Djamena : « Le gouvernement qui a pris l’engagement de refuser de payer les salaires est revenu sur la décision y compris pour ceux dont les salaires n’ont pas été payés en février, puisqu’il repaie les salaires qu’il avait coupés aux travailleurs.

Deuxièmement, le recensement qui était un acte qui n’est pas fait en accord avec nous est suspendu, quelque chose de très important. Vous avez vu qu’il y a un moratoire jusqu’au mois d’avril pour qu’on ne touche pas aux salaires des travailleurs, et ça veut-dire qu’à partir du mois de mai lorsque les salaires seront rétablis que les banques pourront peut-être touchées aux mensualités de ceux qui sont sous crédits. Le gouvernement s’engage à rembourser ce qu’il a coupé pas en espèce ni en nature mais c’est dit ça doit être remboursé. Mais on verra quelles seront les modalités. Nous avons peut-être gagné le minimum mais nous espérons avoir gagné ce qu’il faut pour que nos travailleurs puissent reprendre le travail ».

Il était temps de faire la paix de braves car les parties prenantes à savoir le gouvernement et les syndicats sont arrivés chacun au point de rupture. L’impasse ne pouvait plus durer car le manque à gagner en termes d’image et de ressources financières pour le gouvernement est incomparable tandis que les premiers signes de discordes ont commencé à se manifester avec la signature d’un accord controversé entre le gouvernement et quelques brebis galeuses du Synecs. Malgré toute la plateforme syndicale a fait preuve de disciple et de détermination obligeant le gouvernement à lâcher du lest. C’est la grande leçon à tirer si l’Assemblée générale prévue le jeudi confirme la reprise du travail. La plateforme syndicale doit rester toujours vigilante et dénoncer vigoureusement les actes de lâcheté du gouvernement tendant à semer la zizanie parmi les syndicats. Le gouvernement et la plateforme syndicale doivent scrupuleusement appliquer chacun en ce qui le concerne les termes de l’accord conclu sans quoi la paix sociale ne sera que de courte durée.

Moussa T. Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article