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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Au Cameroun comme partout ailleurs en Afrique, la question de l’eau potable se pose avec beaucoup d’acuité et interpelle les autorités gouvernementales, provinciales et communales. A la faveur de la 26ème journée mondiale de l’eau, le journaliste Rémy NGono s’est penché sur cette problématique qui devrait être l’une des priorités des politiques publiques des Etats africains, souvent dirigés par des personnalités dont les préoccupations sont généralement en décalage avec celles de leurs populations. Comment comprendre que l’accès à l’eau potable reste un défi permanent à relever dans la plupart des villes africaines où il existe des disparités telles qu’il soit possible de manquer d’eau durant quelques heures voire des jours sans voir couler une goutte d’eau dans un robinet.

Nul n’ignore qu’en Afrique la consommation de l’eau non potable est la cause de nombreuses maladies mortelles. Selon une récente étude de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), il y aurait 3,6 millions de décès par an liés à l’eau non potable, à l’absence d’assainissement et au manque d’hygiène. Cela correspondrait à sept morts par minutes et parmi les personnes décédées en raison de problèmes d’insalubrité de l’eau, 90% auraient moins de 14 ans. Il y a donc véritablement urgence et les décideurs africains à quelques niveaux que ça soit doivent agir rapidement et de façon massive et continue. C’est vraiment une question de santé publique qu’un gouvernement responsable ne saurait négliger. Il faut désormais passer des incantations électoralistes à la mise en route des programmes ambitieux et durables en matière d’accès à l’eau potable partout dans les hameaux, villages et villes dans le continent africain. Le développement des Etats africains passent avant tout par la sécurité alimentaire et l’accès à l’eau potable pour tous. Le débat suscité par le journaliste Rémy NGono s’est révélé riche et pertinent si l’on se fie aux nombreuses réactions des internautes dont l’ensemble de contributions constitue le 51ème numéro de Parole au peuple.  

Choqué par une image assez insupportable, le journaliste camerounais J. Rémy NGono affiche ses émotions en commentaire : « Le jeudi 22 mars 2018, le monde eut célébré la 26ème journée mondiale de l'eau. Et comme d'habitude, l'Afrique noire est dernière au classement de l'eau potable. En France où il n'y a pas des grands cours d'eau, chaque citoyen utilise 200 litres d'eau par jour. Mais en Afrique où il y a le deuxième fleuve le plus puissant du monde qu'est le Congo et d'autres sources intarissables telles le Niger, le Nil, le Sénégal, le Zambèze, les privilégiés utilisent 15 litres par jour. La Guinée qui est surnommée château d'eau d'Afrique de l'Ouest, on y meurt de soif. Au Cameroun, non seulement le fleuve Sanaga sert à noyer un évêque, mais la ville de Douala, entourée par le fleuve Wouri et où les quartiers entiers sont actuellement noyés dans l'eau souillée, les robinets sont à sec. L'ambassade de France à Yaoundé a même publié un communiqué interdisant à ses ressortissants de se brosser les dents avec l'eau rouge-jaune de la capitale politique camerounaise infectée d’amibes et de source de typhoïde. Pourtant, on ne cesse de répéter que l'eau c'est la vie. Selon l'ONU, l'assainissement d'eau de base pourrait apporter à l'Afrique un retour sur investissement de 28, 4 milliards de dollars par an. Mais les dirigeants africains préfèrent acheter importer les bouteilles d'eau minérale, les caisses de champagne et de vins de 100 ans d'âge que d'offrir la denrée élémentaire qu’est l’eau à leurs peuples ».

Roland Naoussi commence le débat par cette observation : « On se plaint de la mort, on parle de la misère, on lutte contre Boko Haram, contre le palu et contre la corruption. Pourtant l'indice qui nous tue à petit feu est tout près...de l'eau potable ! Oui de l'eau potable »

Djiby Diallo abonde aussi dans le même sens : « Aux Parcelles Assainies, l'un des plus larges quartiers de Dakar, les populations meurent de soif. Ce sont les citernes et les pompes d'eau salée que les gens utilisent. Que c'est dommage ! Où est le Plan Sénégal Emergent de Macky Sall? »

Mohamadou Ousmaila Bindowo rappelle que : « Lors d'un conseil ministériel il y a quelques années Paul Biya et ses ministres avaient sur leur table l’eau minérale Contrex importée de France. Quelle honte alors que nous avons les eaux minérales Tangui et Supermont de très bonne qualité produite au Cameroun !»

Bruno Mbibi se met en porte à faux par rapport à la thèse développée : « Rémy, je vis à Bafoussam et je ne reconnais pas cette eau souillée. Cela fait deux mois que les chinois ont réalisé des travaux de restauration d'eau depuis la chute de la Mechun pour desservir : Bafoussam, Bandjoun, Bangangté, Baham. Bref à Bafoussam au quartier Bamendzi-Évêché, j'ai de l'eau claire, incolore et inodore 24/24. NB : Je ne suis pas Biyamerounais mais j'aime mon pays le Cameroun »

Bilt Daniel Soriano Bilongo semble partager les affirmations du président américain : « Quand Donald Trump parlait de pays de merde on s’est fâché contre lui or il avait raison de le dire. Au Cameroun un président non élu est devenu le Zeus de ce pays. Comment expliquer qu’un peuple se lave et boive de l'eau jaunâtre comme ça pendant que leur Zeus boit du champagne chaque semaine en Suisse ?»

Amadou Diouriah Bah confirme les remarques pertinentes de Rémy concernant son pays : « Mon cher Rémy, ma chère Guinée est château d'eau d’Afrique. Je suis en plein cœur de la capitale dans un quartier bourgeois mais ça fait plus de 5 ans, l'eau ne sort pas dans nos robinets »

Arckange Pacôme Gbaguidi évoque le cas de son propre pays : « Au Bénin, l'ancien ministre Barthélémy Kassara a détourné plus de 18 Milliards sous le défunt régime. Cet argent devrait servir à la réalisation des forages afin de donner un ouf de soulagement aux populations »

Elhadji Joseph Mendy prend un exemple concret de ce qui se passe au pays de la Terenga : « Au Sénégal, le contrat d'affermage de la SDE arrive à son terme mais elle participe aux nouveaux appels d'offre, dis- toi bien qu'elle va encore gagner ce marché malgré les grandes difficultés que cette société éprouve pour une bonne alimentation en eau potable en faveur des populations. Certaines zones même le précieux liquide y est dispo qu'à partir de 2h du matin. En fait, notre président n'a fait que nous livrer aux français sur tous les plans et pans de l'économie, pauvre de nous »

Zakaria Drabo attribue l’absence d’eau potable aux gouvernants africains: «Vraiment pathétique. Les princes qui nous gouvernent pendant qu’eux s'abreuvent avec de l’eau minérale, leurs concitoyens boivent la boue et pendant les campagnes électorales, ils se permettent de dire qu'ils vont les rendre heureux ». 

Collgue Mgba Mgba donne l’exemple concret de la descente aux enfers d’un ancien responsable d’une société d’eau : « La vraie sorcellerie, c'est quand tu es un ancien directeur de Cam water et un ancien ministre de l'eau, on t'arrête le jour de la journée mondiale de l'eau et on te ramène sous une pluie battante durant tout le trajet. Vraiment Dieu ne dort !»

David Angoula Elanga pointe la responsabilité personnelle du président camerounais : «Le Cameroun de Paul Biya a sevré les populations de grandes villes de l'eau potable. Il y avait des bornes fontaines publiques et gratuites s'il vous plaît, pourtant quand il accédait au pouvoir en 1982, personne ne pouvait imaginer qu'on pouvait les supprimer. Sans l'argent actuellement, tu meurs de soif quand bien même l'eau coule du robinet. Si Ahidjo revenait de la tombe!!! »

Oumar Diallo s’offusque de la situation en s’inspirant de son cas personnel et celui de son pays : «Moi je loge à une minute du palais présidentiel en Guinée Conakry mais il n’y a pas d'eau dans le quartier. Il y a très longtemps de ça, la Guinée n'est plus le château d'eau de l'Afrique Occidentale. C'est vraiment triste pour les Africains»

Lbrahim Slrl se montre solidaire des autres tout en s’estimant être mieux loti chez lui : «Vraiment Comme le dit les ivoiriens yako aux peuples camerounais. Chez nous au Burkina on n’a pas de mer, mais en regardant ces images je peux dire qu'on est devant ces peuples de l'extrême-nord camerounais en matière d'eau potable »

Jallow Alias : «Chez moi en Guinée Conakry, actuellement on marche près de 1km pour chercher de l'eau chez un patron qui a creusé un forage chez lui et dispose d’un monteur; il a mis à la disposition des pauvres gens comme nous »

Ferdinand Njifon se félicite de l’arrestation d’un ancien directeur : «Tonton Rémy, heureusement qu'au Cameroun, Atangana Kouna, l'ex ministre de l'eau et de l'énergie, a été mis aux arrêts comme un vulgaire bandit pendant qu'on célèbre l'eau. Alors, il faut qu'il soit privé de l'eau et de l'énergie pendant tout son séjour à Kondengui. Quelle honte ! Des milliards sont détournés au quotidien. Or, des jouisseurs, et fous du roi s'enrichissent sauvagement. Honte au ‘renouvol’! Un autre Cameroun est possible»

Raphael Konan déplore le retard pris par le continent africain : «Vraiment pauvre Afrique, pendant que les gens ne savent plus quoi créer et fabriquent maintenant des poupées sexuelles, alors que nous sommes encore à l'état primitif »

Mamadou Dian Keita Horewéédou explique les difficultés endurées par les mères maliennes dans la quête d’eau potable : «Alors au pays d'Alpha Condé, le président sortant de l’UA, la Guinée Conakry appelée château d'eau de l'Afrique, c'est à 5h 40mn de temps pour aller à la mosquée pour la prière que nos mamans se lèvent pour aller chercher de l'eau en s'alignant devant une mosquée où les saoudiens ont installé un forage. Tout le quartier migre vers cette mosquée »

Théophile Nayengar : «Chez moi au Tchad, le gouvernement se défend en disant qu'il supprime les indemnités des fonctionnaires pour lui permettre de réaliser des forages aux femmes rurales alors que le pays exploite le pétrole brut. Voilà les tristes réalités de l’Afrique en général et mon Tchad en particulier, où se déroule actuellement un forum inclusif pendant une semaine de bourrage »

Alioune Diallo ne partage pas l’opinion de journaliste camerounais: «Merci grand Rémy, toujours pertinent mais cette fois je ne suis pas d'accord. Si vous dites qu'il n’y a pas de cours d'eau en France. Loir, Seine, Garonne, Dordogne Rhône Isère Saône»

Kevin Gnamien accusent les pros Biya: «L'eau est une source de vie, sa pollution est inhumaine. Les Biyamerounais se lavent avec de l'eau misérable donc s'en foutent de l'eau de robinet qui est comme sauce arachide, vraiment dans la sauce »

Raphael Konan montre un doigt accusateur en direction de l’extérieur : «Vraiment le problème d'eau est pareil dans tous les pays d'Afrique, mais chez nous la SDECI est aux mains des multi nationalistes Français. Les abonnements et les factures coûtent excessivement chère qu’on n’arrive pas à y parvenir. Ici voilà la cause principale de problème d'eau»

Daniel Ciminvi s’interroge et condamne : «Je me suis toujours demandé, cher Rémy, qu’est-ce qui manque aux Africains pour se développer ? Les médiocres dirigeants africains nous font honte »

Aly Jahta énumère les problèmes : «Et au Sénégal qui se dit pays émergent avec le nouveau projet de maquillage pour rappeler à Macky Sall le problème d'eau, d’éducation civique, d’électricité et des règlements de compte»

Chaban Mongnele estime que : « La première lutte de ces dirigeants africains, en majorité nés avant 1950, donc plus proches de 1800 que de 2000, c'est d'abord et avant tout la conservation de leur pouvoir par tous les moyens. Le bien-être de la population n'est pas, pour eux, une priorité. C'est vraiment un malheur d'être dirigés par des individus qui lisent plus Machiavel que la souffrance de leurs peuples ».

Soumaïla Coulibaly s’indigne de ce qui se passe dans son quartier : « Vraiment cette histoire d'eau est insupportable. Voilà je suis à Bamako (quartier Point G) où il y a 4 jours aucune eau ne circule dans nos robinets et tous nos gouvernants restent bouche bée »

Daquin Le Planétaire raconte un petit fait pour illustrer le manque d’eau : «Une presse avait titré au Togo « l'eau c'est la mort » et a donné le nom de la localité où l'eau était la mort. Après cela une ONG avait perforé un forage qui est inauguré en grande pompe comme l'événement du siècle »

Mahamadi Ouermi invite les gens à se prendre en charge sans forcément attendre tout de l’Etat : «C'est en partie vrai. Mais reconnaissons que nous avons aussi mal compris le rôle de l'Etat. A quoi sert de mourir de soif étant au bord d'un fleuve parce que l'Etat ne fait rien pour moi ? Nous devons apprendre à nous débrouiller nous-même »

Elhadj Sadou Barry décrit une situation invraisemblable de manque d’eau : « Nous à Conakry, dans notre quartier nous n’avons l'eau seulement que trois jours par semaine (lundi, jeudi, samedi) et les minutes sont comptées puisque durant ces jours, c'est 1 heure ou parfois 30 mn avec un débit très faible. Il y a même des quartiers qui depuis 8 ans n'ont pas vu une goutte d'eau dans les robinets »

Aliano Warms dénonce la pollution d’eau : « Salut Mr Rémy. Ici au Mali, dans la ville de Keniéba, nous avons de l'eau mais de l'eau empoisonnée par les produits chimiques utilisés par les mines d'or. Le bidon de 20 l d'eau potable coûte 100 Fcfa ».

Honoré Yalombe Ngoyi termine le débat dans une totale résignation : «Dommage pour l'Afrique noire! J'ai honte de moi de constater que je n'y peux rien malgré mon regret. À Kinshasa dès que vous évoquez cela, on vous prend pour un opposant ».

Choix et commentaire de Moussa T. Yowanga

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