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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Ce n’est pas une surprise qu’elle ait choisie un tel sous-titre, mais une chance de le lire avec grande attention. En effet, Il est aussi sans grand exercice de constater que le plus souvent lorsqu’un président est élu, il préférait nommer certains de ses fidèles compagnons de bataille aux postes clés de son gouvernement. Et c’est ce qui est bien développé dans le livre de Raphaëlle Bacqué (titré : « L’enfer de Matignon : ce sont eux qui en parlent le mieux. » paru en août 2008 aux Editions Albin Michel). Du commencement de son livre jusqu’à la fin, l’écrivaine française a mis en exergue les propos de certains premiers ministres français qui ont bien voulu lui accorder un entretien à cœur ouvert. Et c’est dans ce sens qu’on aperçoit sans aucun parcours de combattant que François Mitterrand (qui commença sa carrière comme journaliste, puis comme avocat, né le 26 octobre 1916 à Jarnac(Charente) et mort le 8 janvier 1996 à Paris au 7èmearrondissement, est un homme d’Etat français, président de la République du 21 mai 1981 au 17 mai 1995) eut imposé ses ministres à ses premiers ministres Michel Rocard et Edith Cresson. François Fillon (le 17 mai 2007, à la suite de la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle, il est nommé premier ministre. Unique chef de gouvernement du quinquennat, il conduit trois gouvernements et quitte ses fonctions le 10 mai 201) et Alain Juppé (il est nommé premier ministre au début du septennat de Jacques Chirac, en 1995. Son passage à Matignon est marqué par des grèves d’ampleur contre son plan sur les retraites et la sécurité sociale, auquel il doit en partie renoncer. Devenu très impopulaire, il quitte la tête du gouvernement après la défaite de la droite aux élections législatives de 1997), redessinent l’architecture de leurs gouvernements. Passage obligés, caprices et curriculum vitae.

En tant que premier ministre, et chef du gouvernement, on est censé avoir le pouvoir de choisir des hommes compétents pour les postes ministériels afin de pouvoir accomplir les réformes nécessaires, mais Edith Cressons constate amèrement à ses dépens que ses marges de manœuvres sont limitées. Car, le président avait déjà ses amis et fidèles compagnons déjà choisis et les propose à certains postes clés ministériels. Et elle s’explique ainsi : « Je n’ai pas pu constituer le gouvernement que j’aurais souhaité, puisqu’un certain nombre de ministres m’ont été imposés par le président de la République. François Mitterrand avait une petite liste à côté de lui sur son bureau et il m’énumérait des noms de ministres dont il voulait qu’ils soient dans le gouvernement. Il m’a même dit : « ça serait bien de prendre un petit beur qui s’appelle Kofi Yamgnane. » En sortant de son bureau, j’ai appris que ce n’était pas un petit beur, mais un homme, et qu’il était d’origine africaine. Il a été très bien, je n’ai pas eu du tout à m’en plaindre, mais ce que je veux dire, c’est que la liste que le président avait à côté de lui était manifestement soufflée par quelqu’un, et ce quelqu’un c’était Laurent Fabius. Moi j’ai pu faire entrer Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry. Ce furent les deux seules personnalités nouvelles à des postes un peu significatifs que j’aie pu nommer réellement. Autrement, le gouvernement ressemblait comme deux gouttes d’eau au précédent, ce qui fait que ce n’était pas très crédible devant l’opinion publique, évidemment, de changer le premier ministre sans changer le gouvernement. En tout le monde voyait bien que je n’avais pas pu constituer ce gouvernement selon mes vœux, dans les ministères les plus importants.

François Fillon, lui au contraire pense que le pouvoir est vraiment partagé entre lui et le président, car un bon travail de communication préalable a été fait entre eux avant toute nomination. Et il déclare : « la vérité, d’abord, c’est qu’on avait beaucoup parlé avant, Nicolas Sarkozy et moi. Et on avait quand même une architecture en tête. On s’était fixé la règle de quinze ministres, ce qui est une contrainte très forte. On a voulu innover en redécoupant le ministère des finances, en modifiant l’organisation du ministère de l’environnement. Sur les hommes, aussi, nous avons beaucoup parlé. Et contrairement à ce que les gens pensent, il y’a plus de membres du gouvernement qui correspondent à des propositions que j’ai faites ou à des choix que j’ai défendus que ce qui est écrit ici ou là. Nous n’avons pas eu de sujet de désaccord. C’est-à-dire que le président de la République ne m’a imposé personne dont je n’aurai pas voulu.

Alain Juppé estime que la constitution du gouvernement ne se fait pas d’une manière très efficace. Car, il y’a la question des sensibilités de la majorité parlementaire, afin de savoir si tous, sont représentés aux postes ministériels, et aussi qu’au début de la prise de fonction, on tente des choses, mais on se rend compte qu’on s’est trompé sur tel ou tel profil. Et Juppé déclare : « J’avais l’idée, comme tous les premiers ministres, de faire un gouvernement ramassé. Je n’ai jamais entendu un premier ministre dire qu’il voulait faire un gouvernement pléthorique. Sur l’architecture ? Pardon d’être peut-être un peu moins imaginatif que d’autres, mais les grandes fonctions dans l’Etat, on les connaît. Il faut un ministre des finances, il faut un ministre des affaires étrangères, il faut un ministre de l’éducation nationale, enfin je peux rallonger la liste. Il y’a dix ou quinze postes qui sont absolument incontournables. Alors, on peut innover, on peut mettre l’accent ici ou là sur telle ou telle fonction nouvelle, mais au total l’architecture du gouvernement, dans ses fondements mêmes, est à peu près donnée. Ce que j’avais essayé de faire, c’était de répartir les responsabilités dans le domaine social, puisque l’un des objectifs essentiels du président de la République était de lutter contre la fracture sociale. J’avais donc réparti les compétences sur la famille, l’assurance maladie, la solidarité, l’emploi, en nommant un ministre, en général des femmes d’ailleurs, pour donner l’impulsion. Quelques mois plus tard, je me suis rendu compte que c’était une erreur et qu’on avait besoin au contraire d’unifier ce domaine-là pour, précisément, qu’il y’ait un leadership fort sur ces matières. On tâtonne toujours un petit peu. Et puis intervient dans la formation du gouvernement, la préoccupation des dosages politiques. Toutes les sensibilités de la majorité parlementaire sont-elles représentées ? Et ceci amène alors à l’inflation gouvernementale et donc, en partant de l’idée de faire un gouvernement à dix ou quinze, on se retrouve avec une trente ou quarante, et tous les gouvernements, à quelques unités près, tournent autour de la trentaine, trente, trente-cinq et c’est à ce résultat que je suis arrivé aussi.

Fabien Essibeye Fangbo, journaliste stagiaire

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