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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La consommation des drogues et des produits illicites sont des fléaux qui gangrènent les sociétés dites « développées » et autres… L’œil de Fabien a choisi de se focaliser sur ce phénomène social qui tracasse les parents dont les enfants sont victimes de ces produits. Se basant sur le livre de Dr Stéphane Clerget « Le Guide de l’ado à l’usage des parents » paru aux Editions Calmann-Lévy en 2008, le Dr Clerget nous prodigue quelques conseils utiles et indispensables pour aider les parents dont les enfants en payent le prix fort. Certains ados commencent même à huit ans pour expérimenter cette drogue.

On constate souvent que la plupart des ados consomment le cannabis par curiosité ou trafic d’influence d’amis, mais Dr Clerget pense que la première expérience opérée par les ados sur la première prise ne révèle pas nécessairement leur dépendance à cela et s’explique en ces termes : « Une première prise n’implique pas une consommation régulière par la suite. Cependant, à dix-sept ans, un ado sur cinq en consomme plus de dix fois dans l’année. Il y’a en effet différents types de consommation, qui vont de l’essai pour voir à la conduite de dépendance. La consommation de cannabis existe dans tous les milieux sociaux, et ce, quel que soit le mode de vie de l’ado, y compris chez les sportifs et les bons élèves. Les parents sous-estiment généralement la précocité de la première prise. Ils ont pourtant un rôle important à jouer afin de prévenir l’installation de problèmes graves. Le cannabis est une plante dont les feuilles se consomment habituellement mélangées à du tabac, roulées en cigarette. Vous pouvez aussi le découvrir sous forme de résine, plaque compressée verte, brune ou jaune. Les signes immédiat, visibles après la prise, sont variables : légère euphorie ou légère somnolence, yeux rouges, fringale, éventuel « Bad trip » avec tremblements et angoisse. Les signes d’alerte de prises régulières peuvent être une fatigue inexpliquée, des difficultés de concentration, des difficultés scolaires, des états d’euphorie, des sautes d’humeur, du repli sur soi, des vols d’argent, une négligence grandissante… L’ado qui renouvelle la prise de cannabis recherche une détente et une euphorie. C’est récréatif mais ce peut-être aussi parfois à visée d’automédication, afin de calmer ses angoisses ou de « traiter » son insomnie. Les risques sont une dépendance psychique, des troubles de l’humeur, des troubles anxieux, et surtout des comportements à risque par effet désinhibiteur et défaut de vigilance (accident de circulation, relations sexuelles non protégées etc.) »

Pour toute opération de prévention, il est nécessaire de s’informer des activités de ses enfants (surtout ados) et de certaines drogues afin d’éviter à votre gosse de tomber sur ce mal qui peut s’avérer dévastateur, au décrochage de l’enfant sur toutes les sphères de sa vie. Dr Clerget pense qu’il faut en discuter avec l’ado et prévient : « Vous devez prendre des informations sur le cannabis afin de pouvoir en parler avec votre enfant. Vous lui en parlerez même s’il n’en consomme pas, dans une visée préventive, en lui désignant les méfaits d’une dépendance à ce produit ainsi qu’en analysant avec lui les motivations de ceux qui en consomment afin de l’aider à prendre du recul. Si vous suspectez qu’il en consomme, vous ne devez pas craindre d’en parler, calmement, avec lui. Profitez d’un moment où vous êtes tranquilles tous les deux. Contrôlez vos émotions afin qu’il ne se braque pas. Vous lui direz que vous voyez bien que quelque chose ne va pas, que ses résultats scolaires baissent, qu’il est parfois dans des états bizarres. Dites-lui ensuite directement que vous pensez qu’il prend du cannabis. S’il nie, donnez-lui des éléments probants (odeur dans sa chambre, cigarette coupée dans les poches du jean mis au linge sale). Questionnez-le sur la fréquence et les modalités de sa consommation. Demandez-lui directement s’il consomme d’autres drogues (alcool, poppers, ecstasy, kétamine, héroïne). Ne vous énervez pas s’il nie ou s’emporte.

Et sans surprise, docteur Clerget propose aux parents de prendre certaines mesures, si votre ado vient à être accro au cannabis, il est préférable d’agir sagement : « Certains parents suppriment l’argent de poche de leur enfant quand ils constatent que celui-ci est entièrement consacré à l’achat de cannabis. Dans les faits, ce qui est vécu comme un « chantage à l’argent » est parfois contre-productif. Cela peut le couper davantage de vous. Voire augmenter le risque qu’il deale pour s’acheter son cannabis. En revanche, en cas de prise régulière, vous lui interdirez d’utiliser son deux-roues pour des raisons de protection (deux cent trois morts par sur les routes sont imputées au cannabis).  Il peut être utile de changer votre enfant d’établissement scolaire s’il y est sous l’influence de relations qui favorisent sa consommation. Amenez-le chez le médecin généraliste qui l’orientera éventuellement vers un psychiatre ou un psychologue spécialisé dans ce type de problèmes, s’il dénote une dépendance ou des troubles psychologiques sous-jacents à la prise. En cas de dépendance, la prise en charge médicale comprend parfois des médicaments pour aider l’ado à supporter la privation du produit. Mais c’est surtout une psychothérapie qui lui permettra de modifier son comportement vis-à-vis de la drogue, et de traiter les problèmes sous-jacents qui motivent cette consommation. Une hospitalisation peut être nécessaire, si on n’obtient pas le sevrage par des consultations. La lutte doit moins porter contre le cannabis que contre le trouble psychique qui pousse à en prendre.

Fabien Essibeye Fangbo, journaliste stagiaire

 

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