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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Durant l’année 2017, l’insécurité alimentaire a progressé et concerne à présent environ 124 millions de personnes réparties à travers 51 pays, publie notre confrère RTBF rapportant l’information fournie par l’agence Belga en date du 22 mars 2018. Ces chiffres très alarmants proviennent du dernier rapport du Réseau d’information sur la sécurité alimentaire (FSIN), dévoilé jeudi. Les prévisions de l’année en cours ne sont guère encourageantes. Le rapport souligne qu’en février 2017, deux régions du Soudan du Sud sont déclarées en état de famine. Outre ce pays, la partie nord-est du Nigeria, la Somalie et le Yémen ont été confrontés à l’une des pires crises alimentaires de l’année passée.

L’aide humanitaire était devenu nécessaire pour environ 32 millions d’habitants de ces territoires en raison du manque de nourriture. Le FSIN rappelle également qu’en 2016, quelques 108 millions de personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire dans au moins 48 pays. Si l’on prend en compte les chiffres dans les rapports du réseau international de 2016 et 2017, cela représente à présent 16 millions de plus recensés dans 45 territoires. Il y a une de 11 % du nombre de personnes nécessitant une aide d’urgence pour survivre, protéger leurs moyens de subsistance ou combattre la malnutrition. Cette augmentation résulte des conflits récents ou prolongés au Yémen, au Nigeria et au Soudan du Sud, de même qu’en Birmanie ou en RDC, dont la situation humanitaire s’est fortement dégradée l’année écoulée en raison de tensions communautaires au Sud Kivu et au Kassaï. Du fait de la sécheresse récurrente, les mauvaises récoltes n’ont pas permis de juguler la grande insécurité alimentaire sévissant en Afrique de l’est et du sud en particulier.

 Le rapport de 2017 désigne comme principaux facteurs de crises d’une part les conflits et les bouleversements climatiques d’autre part. 74 millions de personnes connaissent l’incertitude et la détresse à cause des conflits et 39 millions d’habitants de 23 pays sont affectés par les bouleversements climatiques. Les endroits affectés par de fortes sécheresses souffrent d’un accès limité à la nourriture ainsi qu’aux soins de santé, à l’eau potable et aux sanitaires. La malnutrition est particulièrement très prononcée dans ces régions comme le nord du Kenya, la province pakistanaise de Sindh et certaines provinces d’Ethiopie et de Madagascar. Le rapport indique par ailleurs que de nombreux enfants âgés de moins de deux ans manquent de compléments notionnels minimums pour favoriser une croissance et un développement optimal.  Le FSIN conclut son rapport en citant la sécheresse et les violences comme probables premières causes de l’insécurité alimentaires en 2018. La bonne production céréalière de 2017 conjuguée à la baisse du prix des denrées alimentaires constituent le point positif dudit rapport en ce qui concerne particulièrement la situation dans le sud de l’Afrique.

Moussa T. Yowanga

 

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