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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Après avoir fui l’Azerbaïdjan, le couple et leurs trois enfants espéraient trouver une vie sereine de famille en France, où ils ont obtenu la protection internationale. Installé près de Toulouse où il vit avec sa famille presque normalement jusqu’à ce drame d’hier matin, le journaliste Rahim Namazov, âgé de 39 ans a été grièvement blessé par balle dans le dos au cours d’une probable tentative d’assassinat ayant eu lieu à Colomiers, le vendredi 30 mars. Si le mari s’en est sorti avec une blessure, sa femme Aïda, 39 ans n’aura pas la même chance puisqu’elle a été tuée par balles logées dans sa tête. Très tôt vers 7h, le couple était allé déposer le plus jeune de leurs trois enfants à l’école. De retour au domicile familial vers 9h, au moment de se garer au bas de leur immeuble qu’ils ont été surpris par des tirs à l’arme à feu provenant d’une voiture à quelques mètres de la rue. Au total, pas moins de sept balles réelles auraient été tirées avec une arme de poing.

Emprisonné puis menacé de mort dans son pays, le journaliste s’est enfui pour sauver sa vie et celle de sa famille en trouvant refuge dans l’Hexagone, selon l’Association des journalistes de Toulouse qui l’avait rencontré à son arrivée en France en 2010. Personne n’avait à priori signalé leur présence aux autorités, pas même sous le statut de journaliste ni même d’exilé politique, a expliqué la maire de la commune à l’AFP. « J’ai été arrêté trois fois, emprisonné 10 jours à chaque fois ». Arrivé en France le 23 décembre 2010, le journaliste Rahim Namazov avait mis en ligne une vidéo sur son compte Youtube, racontant notamment « qu’il fallait s’attendre une nouvelle fois à  des élections truquées et illégales» en Azerbaïdjan.

A l’époque, il disait :«c’est pour cela que j’ai été arrêté trois fois, emprisonné 10 jours de suite à chaque fois. La dernière fois, on m’a passé à tabac. On m’a cassé une dent. Ils m’ont prévenu : après les élections tu vas mourir, et ta famille aussi. Parce que tu nous gênes. Après ces menaces, j’ai décidé de m’enfuir».Le crime est-il d’ordre politique? «S’il s’avère que cet assassinat est lié aux menaces de mort qu’il avait reçues, c’est une atteinte extrêmement grave contre la liberté de la presse», a réagi Sylviane Baudois, vice-présidente de l’Association des journalistes de Toulouse. Rahim Namazov avait récemment contacté le Commissariat de sa ville pour expliquer qu’il se sentait menacer, selon La Dépêche.

D.P

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