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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Tourmenté par une crise économique sans précédent, le Vénézuela se prépare à organiser l’élection présidentielle prévue au mois d’avril prochain. Le très contesté chef de l’Etat Nicolas Maduro vient d’obtenir l’investiture de son parti vendredi pour tenter de conserver son fauteuil présidentiel. « Approuvé par acclamation. Vous êtes officiellement le candidat du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) », a déclaré le numéro deux de la mouvance présidentielle Diosdado Cabello, pendant une réunion politique en présence du président Maduro. Ce dernier était accompagné de son épouse Cilia Florès, habillée d’une chemise rouge vif comme lui. Il s’est vu remettre l’étendard du parti socialiste uni sous les ovations de l’assistance constituée d’un demi-millier de délégués du parti qui étaient hystériques en scandant « oui, oui, oui… ». « Nous allons vers une grande victoire », a lâché le candidat officiellement investi lors de son premier discours. « Il était logique, absolument logique que le candidat de la révolution bolivarienne pour ces élections soit Nicolas Maduro. Un frère, un camarade à la conduite révolutionnaire irréprochable (…). On va gagner, je n’en doute pas… et haut la main », a complété monsieur Cabello.

Aujourd’hui âgé de 55 ans, Maduro doté d’une épaisse moustache brune et une haute stature est loin d’avoir le charisme et l’éloquence de son mentor disparu, Hugo Chavès. Les derniers sondages d’opinion indiquent une légère remonté de sa côté ces derniers temps, néanmoins le taux de Vénézuéliens insatisfaits reste préoccupant, à 70%, selon l’institut de sondage Delphos. La plupart de reproches qui lui sont faits concernent l’hyperinflation, attendue à 13 % par le FMI en 2018, et la pénurie d’aliments et de médicaments qui frappent ce pays riche en pétrole. Tous les leviers du pouvoir sont entre les mains du camp présidentiel excepté le Parlement contrôlé par l’opposition réduite au simple rôle de protestation de façade. Même l’armée vient de lui jurer de nouveau fidélité vendredi. Le président Vénézuélien est soutenu par la Russie et la Chine alors même que son économie est complètement exsangue et a été déclarée en défaut. Le pays fait face à l’isolement international de plus en plus grandissant amené par l’Union européenne et les Etats-Unis, qui critiquent ouvertement les « dérives autocratiques » du pouvoir vénézuélien. La semaine dernière, l’Assemblée constituante monocolore très favorable au candidat Maduro a entériné le principe d’organiser l’élection présidentielle fin avril, prenant ainsi de court une opposition désorganisée, affaiblie et divisée par une longue période de tensions sociales.

 

L’opposition ne reconnait pas la légitimité de la constituante ainsi qu’une partie de la communauté internationale. « Plus d’élections, plus de démocratie, plus de pouvoir populaire, voilà les armes contre l’impérialisme », a insisté Nicolas Maduro devant son parti et sympathisants. Le candidat du camp présidentiel s’est lancé tambour battant dans la campagne électorale alors que l’opposition doit encore faire le candidat de choix. Et ce n’est jamais bon de prendre du retard dans la campagne. Le candidat Maduro bénéficie de l’espace médiatique qui lui permet de diffuser des vidéos en boucle. Il assiste à des réunions politiques au cours desquelles il danse la salsa et le reggaeton et cascades de subventions pour les femmes enceintes, les handicapés, les retraités et pour profiter du carnaval « Le charisme a des chances de remporter cette élection (…) si l’opposition ne fait pas les bons choix, millimétrés, les possibilités que Maduro remporte ce scrutin, même sans tricher, existent », fait valoir pour l’AFP, directeur de l’Institut de sondage Delphos. La justice proche du pouvoir a définitivement écarté la MUD, une coalition d’opposition, de la compétition électorale. Les deux camps sont en pleines discussions et se sont séparés mercredi à Saint-Domingue après trois jours de négociations intensives. « La date des élections est au centre des discussions », s’est confié à l’AFP un important négociateur de la MUD, qui a demandé l’anonymat. Depuis décembre, le gouvernement et l'opposition négocient en République dominicaine pour tenter de trouver une solution à la crise politique qui secoue le Venezuela.

Moussa T. Yowanga

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