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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le Tchad et Glencore, leader mondial de négoce des matières premières sont parvenus à s’entendre sur les modalités de la restructuration de la dette qui pèse sur les finances publiques d’un pays complètement ruiné financièrement. La fin de ce bras de fer constitue un véritable soulagement pour le gouvernement tchadien confronté sur le front intérieur à de mouvements de grève illimités qui vont sérieusement compliquer les prévisions budgétaires du ministère des finances. Si les agents des services de recouvrement des recettes sont également en grève, le manque à gagner pour l’Etat sera incommensurable, d’où l’intérêt d’engagement rapidement des négociations avec les syndicats en vue de parvenir à une trêve sociale durable entre les partenaires sociaux et le gouvernement resté jusque-là silencieux et impuissant. Selon le ministre des finances et du budget, docteur Abdoulaye Sabre, le remboursement de cette dette dans les conditions initiales devenait insupportable pour les finances du pays.

Selon toujours le docteur Abdoulaye Sabre s’expliquant via un communiqué, qu’un arrangement conclu mercredi à Paris a été obtenu après moult négociations entre les deux parties prenantes.  Il précise que l’accord porte sur une restructuration globale de la dette tchadienne vis-à-vis de Glencore. Le montant de la dette a été évalué pour atteindre aujourd’hui près 1 milliards de dollars et demi de dollars. Pour les autorités de N’Djamena, sa restructuration permet de garantir la soutenabilité de la dette extérieure du pays et d’assurer le financement de son programme triennal avec le Fonds monétaire international. Les chiffres sont formels : En 2014, la mauvaise affaire de la reprise des parts de Chevron dans le secteur pétrolier, a conduit le Tchad d’emprunter près d’un milliard et demi de dollars auprès de la société anglo-suisse. Le remboursement de cet emprunt devrait se faire sur les revenus pétroliers, mais le Tchad traverse depuis lors une profonde crise économique liée à la chute des cours du pétrole qui a commencé à se ressentir en 2014. La conséquence de cette crise est dramatique : le gouvernement a coupé de moitié les primes ou indemnités des fonctionnaires début janvier, entraînant des grognes sociales, marquées par une grève générale du Service public et des manifestations systématiquement interdites par les autorités.

Moussa T.Yowanga

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