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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Au Tchad dans la Capitale, l’Agence France Presse(AFP) a observé depuis hier mardi 06 février 2018 grâce à son reporter ou correspondant que des petits rassemblements de manifestants ont été dispersés par la police mardi à N'Djamena, où les appels à manifester contre les mesures d'austérité se multiplient. Certains regroupements de manifestants ont été, selon Djimet Clément Bagao, porte-parole de six partis politiques d'opposition, visés par des tirs de la police. Des manifestants, dont Amine Djibrine Alwali, président du Parti pour la justice et le développement (PJD), ont été blessés, selon la même source. « Il n'y a eu aucun tir à balle réelle, nous ignorons l'existence de personnes blessées », a répondu à l'AFP le porte-parole de la police. Selon la police, un seul regroupement d'une quinzaine de personnes a été dispersé dans le 9è arrondissement de N'Djamena, où douze personnes ont été interpellées et gardées à vue. Les syndicats qui ont appelé à la marche affirment que des rassemblements ont eu lieu dans d'autres arrondissements de la capitale. 

N'Djamena est quadrillée depuis deux semaines par les forces de sécurité qui empêchent tout rassemblement, tandis que les appels à manifester se multiplient chaque jour. Le gouvernement a interdit toute marche ou rassemblement pour préserver la sécurité des Tchadiens. « Tout parti politique ou association de la société civile qui tenterait de défier l'autorité de l'Etat verra ses activités purement et simplement suspendues conformément à la loi », a déclaré le ministre de la Sécurité, Ahmat Mahamat Bachir, dans une conférence de presse. Le secteur public tchadien est en grève illimitée depuis une semaine, et une partie du secteur privé s'est mis en grève lundi. Les rues sont moins fréquentées que d'habitude, les administrations fonctionnent avec un service minimum, les établissements scolaires du public et du privé sont fermés, les banques fonctionnent à minima.

 A l'appel des principaux syndicats tchadiens, cette grève dénonce une coupe de 50% des indemnités des fonctionnaires, en plus d'un nouvel impôt progressif sur le revenu, instaurés par la nouvelle loi de finances 2018.Ces mesures d'austérité veulent répondre aux exigences du Fonds monétaire international (FMI) qui, ajouté aux plusieurs promesses d'investissements de la part d'acteurs privés, a adopté un plan d'aide pour le Tchad. Pour toucher le deuxième décaissement de ce plan d'aide, N'Djamena doit maîtriser sa masse salariale, et renégocie actuellement sa dette de 1,45 milliard de dollars avec le trader anglo-suisse Glencore, qui exploite le pétrole dans le pays. Cette grogne sociale généralisée, soutenue par l'opposition, a pris des allures de fronde contre le président Idriss Deby Itno (au pouvoir depuis 1990). Au Tchad, près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, et le salaire minimum est de 60.000 FCFA (91 euros) le mois.

Eric Mocnga Topona, correspondant spécial depuis Bonn en Allemagne

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