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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’Agence France Presse(AFP) détient finalement des informations précises sur le Tchad. En effet dans cette publication datant du vendredi 2 février 2018, elle rapporte  d’une manière précise que le gouvernement tchadien va opérer une « déduction automatique des jours non travaillés » sur le salaire des agents de la fonction publique en grève depuis lundi, ont annoncé les autorités alors que les grèves se poursuivaient vendredi dans le pays, avec de nouveaux appels à manifester.« Tous les chefs de département (doivent opérer) le recensement obligatoire des agents absents afin qu'une déduction automatique sur salaire des jours non travaillés à partir de février » soit opérée, a indiqué le Premier ministre, selon des propos rapportés à la presse par la porte-parole du gouvernement Madeleine Alingué.

Depuis lundi, les administrations, écoles et divers établissements du service public sont paralysés par une grève générale, à l'appel des principaux syndicats tchadiens qui dénoncent une baisse des primes et indemnités des salaires des fonctionnaires depuis ce mois de janvier, conséquence de la loi de finances 2018.La « plateforme syndicale revendicative », menée par l'Union des syndicats du Tchad (UST), a appelé les employés du secteur privé à observer deux jours de grève à compter de lundi, en solidarité avec les fonctionnaires. Le syndicat des médecins a également demandé aux cabinets médicaux privés de rester porte close pendant trois jours cette fin de semaine en soutien aux grèves générales. Par ailleurs, la société civile, emmenée par la Convention tchadienne des droits de l'homme (CTDDH) de Mahamat Nour Ibedou, et associée à des artistes ainsi qu'au mouvement citoyen Iyina, a appelé à une marche pacifique tous les jeudis à partir du 8 février,une marche nommée « jeudi de la colère ».

Le 25 janvier, une marche de la société civile avait été interdite par les autorités et les protestataires empêchés de se rassembler par la police, qui avait procédé à de nombreuses interpellations. Les partis d'opposition se sont associés à la fronde sociale : plusieurs petites formations ont appelé notamment à une manifestation pacifique le 6 février, d'ores et déjà interdite par les autorités. Durant le Conseil des ministres jeudi, qu'il dirigeait en l'absence du président Idriss Deby Itno, en déplacement à Dakar, le Premier ministre Pahimi Padacké a indiqué que le gouvernement avait formulé plusieurs propositions aux syndicats pour combler le déficit de la masse salariale. Selon Pahimi Padacké, les partenaires sociaux « n'ont pas apporté de propositions claires et précises » mais « le dialogue doit se poursuivre (...) dans la recherche de la paix sociale au Tchad ».

Les forces de l'ordre répondront « promptement » à toute « sortie intempestive de jeunes instrumentalisés et manipulés politiquement », a mis en garde le Premier ministre. Dans un communiqué publié vendredi, la plateforme syndicale a demandé à « tous les travailleurs de ne pas céder aux menaces proférées » par les autorités. Allié de la France et de l'Occident dans la lutte contre le djihadisme au Sahel, le Tchad traverse depuis deux ans une sévère récession économique, conséquence de la chute des prix du pétrole depuis 2014, alors que près de 40% de la population de plus de 14 millions d'habitants vit sous le seuil de pauvreté. Les récentes mesures d'austérité et la montée des prix du carburant ont été les déclencheurs d'une grogne sociale grandissante aux allures de fronde contre le régime du président Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 1990.

Eric Mocnga Topona, correspondant spécial à Bonn en Allemagne

 

 

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