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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Apparemment les jeunes tchadiens qu’ils soient diplômés avec un travail stable, rongés par un chômage à long terme ou naturellement sans aucune formation, ressentent pratiquement de la même manière les conséquences de la crise économique et sociale qui traverse leur pays vraisemblablement depuis 2014.Et sans présager, on peut simplement dire que le dénouement de cette crise n’est pas pour demain, car compte tenu des tractations entre la société Glencore et l’Etat tchadien en vue de la restructuration de sa dette étatique de 1,36 milliard de dollars, malgré que le gouvernement ait déclaré qu’un compromis de remboursement de 1,36 milliard de dollars aurait été trouvé. En revanche, si quelque part au niveau international beaucoup des observateurs de cette crise économique et sociale tchadienne sembleraient être convaincus par les déclarations intempestives des représentants du régime d’Idriss Deby Itno par le biais d’une litanie des communiqués de presse, au niveau national cette nouvelle semble convaincre qu’un poignet de personnes majoritairement grégaires avalant tout ce qui tombe d’en haut du Palais rose.

Les différents groupes des Tchadiens incrédules, y compris assez des jeunes ayant été poussés à un repli sur soi à cause des multiples actes démagogiques du gouvernement de fils de Deby Itno ont fini par durcir leur cerveau à la manière d'un canard, dont semble-t-il l’eau pénètre difficilement son corps. Parmi ces Tchadiens et surtout parmi ces jeunes certains préfèrent toujours garder le silence pour des raisons dont eux seuls peuvent expliquer ou justifier. En revanche d’autres comme le Coordinateur du Programme Nationale de Lutte contre le Paludisme au Tchad, docteur Djiddi Ali Sougoumi eurent décidé d’exprimer leurs inquiétudes parfois avec des analyses pertinentes, même si souvent on enregistre de débordement dans leurs différentes façons de passer leurs messages. Dans son Coup de Badangaï 309 de samedi 10 février 2018, le jeune tchadien Djiddi Ali Sougoumi se range dans le groupe de ces jeunes qui attentent plutôt des vraies solutions de la part de leurs dirigeants.

Sans chercher à noyer le poisson, docteur Djiddi Ali Sougoumi dit ouvertement ce qu’il pense de cette crise économique et sociale qui continue de paralyser son pays, pendant qu’ailleurs sous d’autres cieux des Africains conscients du retard de leur continent avancent vers un développement meilleur : « Devant une telle crise, il faut proposer des solutions et non du griotisme ! Le pays est en crise profonde. Les ressources font défauts pour diverses raisons. L’Etat peine à payer ses fonctionnaires. La situation est latente et peut-être le pire est à venir au vu du manque de solutions. Les écoles, les universités, hôpitaux, les ministères sont en grève. L’on ne voit pas le bout du tunnel lugubre qui se prolonge à l’infini. La sortie de l’ornière n’est même pas entamée. Il faut un véritable débat autour de cette crise. La Télé-Tchad, les radios, les sites web et les réseaux sociaux auraient dû réunir des panélistes et des spécialistes pour débattre des pistes et des solutions. Mais hélas, ce sont des flagorneurs, des griots voire des nigauds parfaits qui se mettent au-devant de la scène pour se perdre en des diatribes et des motions de soutien ou en des revendications légitimes ou non. La Télé-Tchad laisse prospérer un "griotisme" digne d’une cécité intellectuelle foudroyant ».

Djiddi Ali Sougoumi le médecin traitant ou en exercice,contraint par les forces du mal qui frappent son pays à se déguiser en journaliste-Web,va tout droit au but qu’il s'est fixé pour dénoncer ce qu’il considère totalement d'incohérent et d'injuste: « Innocents bouffons éructent des propos incohérents dans un "jargonnage" digne de névrotiques invétérés en quête de rente pour flagornerie rendue. Finalement, c’est tout un pays qui est en crise et tout un peuple, en désarroi. Pas de réconfort faute de propositions pour la sortie de crise. Pas d’amélioration de la situation qui se fige, faute d’y avoir pensé. Les ministres et "ministrons" encaissent les coups et les semonces et font le sérieux sans maîtrise de leurs départements avec leurs spécificités. Si le ministre des finances tente de proposer des mesures, plus ou moins contestées, lumineuses ou purement fantasques, d’autres départements comme celui de la mine, du Commerce, du Tourisme, de l’élevage ou de l’agriculture ne proposent rien si ce n’est d’apparaître au miroir national pour parler des futilités ».

Même si souvent beaucoup de Tchadiens, surtout des jeunes ne saisissent pas encore bien sa mission ou le but de ses interventions dans son Coup de Badangaï, le Coordinateur du Programme Nationale de Lutte contre le Paludisme au Tchad, continue de mener le dur combat de la conscientisation de la masse tchadienne à travers sa plume  : « Ces ministères suscités sont les poumons de l’économie Tchadienne mais on ressent que ceux qui les dirigent manquent d’invention et donc de génie pour renflouer les caisses. Lorsqu’être ministre devient une sinécure, moins qu’une mission de réussite, lorsque les ministres représentent leurs ferrick au relent des chèvres mouillées ou leurs zones champêtres au goût de taro, le rendement laisse place aux tâtonnements dans une stature mortifère des incapables impunis qui vivent de quérulence et de subordination excessive pour conserver le poste. En de telle situation de crise, il faut penser à un plan économique de génie pour une sortie honorable de cette crise. Mais comme on aime s’entourer des gens peu recommandables capables de chanter des louanges jusqu’au dernier pas avant le précipice, l‘on n’étendra que le cri traître de batteurs de tambours à un moment solennel de recueillement au chevet d’un pays moribond. Que chaque département propose sa vision de sortie de crise ! Que nos dirigeants s’inspirent des exemples de sortie de crise vécus ailleurs en réduisant leur propre train de vie si dispendieux ainsi que la dissolution des institutions budgétivores comme le Conseil économique et autre chambre de commerce sans rendement ! »

Ahmat Zéîdane Bichara

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