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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Rémy J. NGono n’a pas raté sa cible en tant qu’analyste et expert en satire politique, et par ailleurs spécialiste de son propre pays dont il n’accorde aucun traitement de faveur dans ses publications polémiques et dénonciatrices comme il le fait si souvent dans sa rubrique Langue serpentine. La dernière en date du mardi 30 janvier n’est pas passée inaperçue par ce titre alléchant et provocateur : « L’Union africaine reconnaît Akéré Muna à la place de Paul Biya ». Tel qu’il connaît le locataire du palais d’Etoundi, Rémy J. NGono, journaliste et ancien directeur de radio, fera passer quelques heures d’insomnie au père fondateur du RDPC, son excellence Paul Biya. Exilé politique installé en Europe plus d’une dizaine d’années, il compte parmi ceux qui maîtrisent le mieux les rouages de l’administration et les informations en provenance du Cameroun, ce pays de la sous-région d’Afrique centrale. Rémy NGono décrit avec une telle aisance les événements du Cameroun mieux que quiconque en usant le même style comme s’il était face à un interlocuteur à la Télé ou la Radio : « C'est une tradition, voire une religion, Paul Biya est toujours absent lors du sommet de l’Union Africaine. En 35 ans de pouvoir, il a à peine assisté à trois sommets, dont un à Yaoundé́ en tant que président en exercice. Et quand il fallait qu'il passe la main, il avait fait le coup du scorpion pour dire qu'il avait une vilaine migraine. Il n'a jamais mis pied au siège de l’Union Africaine, alors que le Cameroun est membre fondateur de l’OUA depuis 1963 et le Président Ahmadou Ahidjo a toujours été présent. Alors qu’il devrait accueillir ses pairs et ses cadets nouvellement élus tels Georges Weah du Libéria, Joâo Lourenço d'Angola, le plus vieux des chefs d’État africains, Paul Biya, s’est encore déclaré absent et s’est fait représenter par son ministre des Relations extérieures le jeune MBella ».

A l’annonce de cette information, les réactions des internautes n’ont pas tardé et tombent immédiatement. Tel le cas de Henri Lom Pangar parlant comme s’il sortait de la même école de formation que Rémy J. NGono. A-t-il des affinités particulières avec celui dont on ne présente plus vu son brillant parcours journalistique. Difficile de vérifier. L’essentiel ici, Henri Lom Pangar est allé tout droit au but en utilisant la même rengaine que J. NGono pour clouer au pilori le vieux président : « Biya roi fainéant à perpétuité qui peu à peu se fait vomir par la communauté internationale et qui bientôt rentrera dans la poubelle de l'histoire comme celui qui aura transformé le Cameroun autrefois pays prospère en un enfer sur terre. Celui qui est trop fâché va se pendre. Je m'adresse aux biyamerounais zombifié » Et les réactions s’enchaînent. Angelle Sita probablement une femme, frappe fort dans un langage empreint d’ironie écrit : Haha haha ! Même le chien de l’Élysée ne rampe pas comme ça, vraiment c’est pitoyable, que fait-il ? J’aimerais savoir ce qu’il fait de ses journées, ce qui l’occupe, parce qu’à mon avis même ‘Chantou’ doit gambader dans les couloirs du palais. J’imagine en train de faire son sport ou entrain de rigoler de lui avec ses enfants, « mais ton vieux est là-bas sous la véranda », et elle de d’ajouter : « Akka laissez le là-bas… »

C’est vraiment exceptionnel de constater que souvent, Rémy NGono décrit les choses comme s’il parlait dans une langue africaine. Il emploie un registre de langue tellement facile et accessible à tous les niveaux, même si le fond ne manque pas de piquant dur à admettre par ceux qui se reprochent bien de choses. Rémy J. NGono avance tout doucement vers le cœur de sa forêt littéraire en tant qu’analyste politique et raconte de façon limpide et étalée à la manière d’un conteur d’histoires africaines, le soir dans une nuit sans étoiles autour d’un feu : « Paul Kagamé, président en exercice, a répondu cash que le ministre de Biya était persona non grata et n'allait plus jamais prendre la parole dans une assemblée des chefs d’États. Floué dans la boue, Paul Biya s'est donc précipité à envoyer le premier ministre Philemon Yang à Addis Abeba pour sauver les meubles. Et pour remuer le couteau dans la plaie, plusieurs chefs d’États africains ont accordé des audiences et se sont affichés en parfaite symbiose avec AKéré Muna, rival de Biya à l'élection présidentielle 2018. Et signe de prédestination, AKéré Muna a occupé le poste de président du Conseil Économique, Social et Culturel de l’Union Africaine, du 8 septembre 2008 au 20 novembre 2014.Paul Biya qu'on présente comme panafricaniste prend toujours le chemin buissonnier quand il s'agit d'un sommet pour parler des problèmes de l’Afrique. Mais dès qu'un Président est élu en France, il met les voiles et se fait trimballer partout pour le saluer. Il a couru comme un lièvre à Abidjan pour aller se filmer avec Macron qui n'a même pas l'âge de son fils. À peine sorti de ce sommet UE-UA où il n'avait rien à faire, il s'est invité à Paris en décembre 2017 pour saluer encore Macron qui a refusé de lui accorder une audience en tête à tête. Quand Hollande était arrivé au pouvoir, Biya qui a une aversion pour la RDC, a pris tout un bataillon et des équipes de télévisions pour se rendre à Kinshasa afin d'aller saluer le chef d’État français au sommet de la francophonie ».

C’est incroyable, car comme Roger Milla, Joseph-Antoine Bell, Samuel Eto’o et bien d’autres footballeurs ayant tous réussi à hisser le nom du Cameroun au rang des grandes nations de football et surtout en faisant souvent flotter leur drapeau plus haut que le sommet du Mont-Cameroun, le journaliste Rémy NGono fait exactement la même chose, pas certes avec le ballon rond, reconnaissons-le, mais il le fait autant avec sa plume d’homme de médias. Et cela se vérifie aisément à travers son espace Rémy J. NGono officiel, du réseau social Facebook et surtout le nombre impressionnant des internautes qui « likent » et réagissent à toutes ses publications sur son mur. Même si évidemment tous les utilisateurs ne sont pas que des Camerounais et ne s’alignent pas en fil-indienne derrière ses points de vue mais ils affichent clairement leur liberté d’expression en apportant justement une vision parfois différente comme cet internaute répondant au nom de Brown Joël qui constate que :« C'est pitoyable de voir certains Africains qualifiés leurs dirigeants de tous. Essayés de vous comporter où vous êtes comme dans vos pays d'origine vous verrez. Cherchez à savoir pourquoi certains c'est à un certain temps que l'on qualifie un président d’Afrique Noir de (dictateur) ? Un mot déjà qui n'existait pas en Afrique. On ne jette pas des pierres que sur des arbres fruitiers. Le Problème en Afrique c'est égoïsme, le pouvoir, orgueil, la haine, la Jalousie, la méchanceté ».

C’est son point de vue et il faut le respecter entièrement. D’ailleurs cela n’a pas empêché Rémy NGono de continuer avec son analyse politique. Il rappelle des faits relevant du mandat de l’ancien président socialiste : « Hollande ayant refusé de lui accorder une audience, Biya fit appel à Thomas Fabius, fils du ministre Laurent Fabius pour négocier avec les réseaux de son père. Biya déboursa la rondelette somme de 15 milliards de FCFA à ce jeune escroc qui n'avait pas encore un an quand son papy camerounais était nommé Président de la République. C'est ainsi que Biya eut tout le plaisir de se filmer avec son écharpe magique en saluant Hollande sur le perron de l’Élysée. Quelques temps après, Thomas Fabius fut placé en garde à vue pour blanchiment d'argent, après s'être offert un luxueux appartement de 7 millions d'euros (soit 4 milliards 599 millions d’euros) à Paris, alors qu'il était interdit bancaire. Lors du dernier sommet de l’ONU, Biya s'y est rendu lifté, tout frais, dans l'espoir de rencontrer Trump et son maître français. Mal lui en a pris. Les chefs d’États africains avaient également décidé de boycotter son discours. On se souvient de la déclaration fracassante de Paul Biya:« Je suis le meilleur élève de la France». Et si Biya dure au pouvoir en trichant les élections et en commettant les génocides, c'est avec la complicité de la France, son maître pour lequel il travaille. Et comme il est dit dans les Saintes Écritures, Mathieu, chapitre VI, verset 24 : « Nul ne peut servir deux maîtres ; car, ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre » Akéré Muna entre dans l'équipe des chefs d’États, Biya reste au banc avec Mugabé ou devient le petit chien de l’Élysée ».

Enfin sa dernière réaction ci-dessous boucle la boucle de son discours satirique. Et comme souvent le cas en bon orateur, Rémy J. NGono tient en haleine son auditoire pendant le dessert et il abreuve de son idéologie et ses idées tous ceux qui ont déjà pris goût de ne plus garder le silence face à des situations politiques et injustices sociales intenables et désastreusement conçues par des groupuscules malintentionnés, de véritables oppresseurs-produits par leur propre société : « Remy NGono, tu es meilleur dans tout le temps. Tu relates ici tout ce qui ne va pas au sein des pays africains, mais j'ai l'impression que tu oublies complètement mon pays le Tchad, marginalisé, pillé, son peuple opprimé jusqu'au dernier degré », se félicite Yaya Haroun Al-Alim, tout en cherchant à attirer son attention sur ce qui se passe au Tchad, chez lui. Et Rémy J. NGono répond sèchement cette fois-ci : « Et l'article que j'ai juste écrit avant celui-ci ne parlait pas du Tchad ? » Effectivement Rémy J. NGono a raison, car il a publié sur son mur depuis le lundi 29 janvier 2018 : « École morte ce lundi au Tchad. Les Enseignants sont entrés en grève à cause de la diminution de leurs salaires décidée par Idriss Deby. Les élèves ont suivi. Et comme d'habitude, Idriss Deby a envoyé sa milice en uniforme tabasser et tirer sur les civils. Avec tout le magot du pétrole récolté par le régime depuis des décennies, il manque de bancs, de craies, de salles de classes, d’amphithéâtres. Mais il ne manque rien à l'armée grassement payée pour terroriser le peuple. 28 ans de pillages, de gabegie, Deby et ses compagnies de souris armées jusqu'aux dents, ont tout volé pour aller stocker les réserves dans les paradis fiscaux. Le pays est surendetté. Entre Boko Deby et Boko Haram, qui tue plus le peuple tchadien ? Le chef de gang armé jusqu'aux dents ? ». Malheureusement, les bonnes choses ont toujours une fin. La rubrique sans rancune vous donne rendez-vous au prochain numéro. Elle est conçue pour décrypter vos réactions et toutes publications pertinentes sur les réseaux sociaux. Vous êtes vivement invités à donner de la consistance à vos réactions. A bon entendeur salut !

Ahmat Zéïdane Bichara/Moussa T. Yowanga 

 

 

 

 

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