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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Un Camerounais ou une Camerounaise dont son pays est le voisin immédiat du Tchad, vous dira spontanément que le « secret est dehors ». Quelle mouche tsé-tsé eut piqué docteur Djiddi Ali Sougoumi, le Coordinateur National du programme du Lutte contre le Paludisme au Tchad pour mettre son nez dans la sauce des professionnels des cliniques privées de son pays en titrant son coup de Badangaï 306 : « Cliniques privées, négligence et précipitation dans la prise en charge des patients ».Lui Djiddi Ali Sougoumi qui s’est mis dans la peau du détective privé s’en explique : « Voici un dossier (carnet de santé) d’un patient qui se fait consulter dans une grande et huppée clinique de N’Djamena. On y voit la précipitation et la négligence avec lesquelles le médecin s'est chargé de son patient : juste prise de température et de la tension puis il rapporte les plaintes du patient qui souffre de cervicalgie (douleur du cou) ; myalgie (douleur des muscles) et céphalées (maux de tête).

En bon professionnel de la santé publique et fonctionnaire de l’Etat tchadien, Djiddi Ali Sougoumi, continue ici à se justifier ou à donner des explications sur le bien-fondé de sa critique : « Ensuite et sans examen clinique tel qu'enseigné dans les facultés de médecines, le médecin pressé prescrit une radiographie du crâne et une radiographie du thorax. En plus de ce bilan radiographique erroné et demandé avec légèreté, un bilan biologique standard et systématique lui est imposé, sans explication et sans nécessité de le faire. On voit dans ce cas combien le médecin est léger dans la recherche du mal dont son patient souffre. Le coût cumulé de cette consultation et des examens aberrants et sans conscience s’élève à 100.000 FCFA pour un patient venu de l’arrière-pays pour des soins dans la capitale. Loin de dénoncer un confrère (j’ai caché son cachet portant son nom et nom de la clinique par confraternité), je veux que les confrères détenteurs des cliniques appliquent la vraie médecine apprise dans les grandes universités où ils ont étudié ».

Il est bien vrai qu’il serait pratiquement difficile aux citoyens lambda de comprendre son langage, mais pourtant, en survolant l’analyse du docteur et Coordinateur du programme du Lutte contre le Paludisme au Tchad, on saisit presque très vite là où les pratiques de certains cliniques privées le choquent :« Notre sacerdoce nous interdit de gruger les malades ou de leur appliquer une médecine purement lucrative et sans conscience, avec un coût exorbitant qui ne le guérit pas mais qui l’épluche de ses ressources pour juste renflouer les caisses d’une clinique cupide et sans foi. Notre code de déontologie nous recommande de prendre en charge tout patient sans tromperie ni dépenses inutiles. Ce code recommande d’aider le patient dans sa bourse et dans son confort financier tout en trouvant des soins adéquats. Toute intention purement mercantile nous est illicite et punissable par ce code peu lu par les médecins du Tchad ».

Et c’est là où sincèrement on comprend les raisons de son intervention. Djiddi Ali Sougoumi retourne le revolver sur lui et vers un camp, dont il est déjà habitué d’être. C’est lui qui le dit personnellement :« Le SYMET (Syndicat des Médecins du Tchad) dont docteur Baroua est le président avec un vice-président et dont je suis le secrétaire général ainsi que l’Ordre des médecins du Tchad (ONMT), dont docteur Djounfoune est le président, sommes tous vivement interpellés pour situer les responsabilités dans de telles dérives et cela avec le concours du Ministère de la Santé. Les cliniques doivent être contrôlées dans leurs installations et dans leurs méthodes de travail et de consultation pour que les patients du Tchad soient traités avec conscience et pour leur bien-être dans la quête des soins adéquats recherchés par eux. Laisser prospérer des tels actes lucratifs inconscients dénature la noblesse de notre métier. Notre métier exige compassion et probité. C’est un art sacré régi par un code exigeant. J’interpelle la population à la prudence et à une exigence accrue envers ces cliniques afin qu’elle demande des comptes en exigeant le remboursement des ressources arrachées sans guérison ».

Ahmat Zéïdane Bichara

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S
Beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte. un blog très intéressant. J'aime beaucoup. je reviendrai. N'hésitez pas à visiter mon blog (lien sur pseudo). au plaisir
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