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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

En principe, dans sa publication du vendredi 9 février 2018, le jeune analyste politique tchadien depuis le cœur du territoire ouest africain a tout dit. Il n’y a plus rien à dire. Il a donné la vraie définition de la crise que traverse le peuple tchadien avec des explications assez convaincantes. Il s’est exprimé sans peur, puisqu’il demeure convaincu que : « Ce que nous vivons, ce n’est pas une crise… c’est une escroquerie, un vol, un désordre organisé ! Dire qu'il y aurait crise économique et/ou financière au Tchad comme le disent certains « économistes » à l’intelligence fruste, nonobstant toutes les potentialités du pays, c'est encourager l'arbitraire et la lâcheté. C’est désavouer le courage et la probité de ces millions de personnes, hommes, femmes et jeunes qui composent notre beau pays. C’est se ranger du côté de ceux qui oppressent contre ceux qui, anonymes mais nombreux, mettent tous les jours en jeu leur tranquillité et en péril leur liberté. C’est choisir délibérément la dictature sans passion, le totalitarisme parfait, la désétatisation de l’Etat et la monarchisation de la République contre la volonté du peuple. C’est rejoindre les maîtres implacables contre ces innocents cultivateurs – nos parents – qui sont toujours capables de nourrir tout le pays, et de tous ceux qui, comme eux, poussent le cri de l'innocence et du désespoir ».

Et cette définition donnée par Don Ebert a des explications comme nous l’avions souligné ci-dessus. Don Ebert défend son analyse : « Non, nous ne sommes pas en crise financière et/ou économique au Tchad, et les quelques honnêtes économistes et intellectuels qu'il nous reste doivent déjà avoir le courage de le démontrer. Comment en sommes-nous arrivés là ? Toute l'économie du Tchad, depuis 1/4 de siècle, ne repose que sur une affaire de « prix du baril de pétrole » ? L’économie et la finance sont d'abord une affaire de psychologie et d'état d'esprit, beaucoup plus que de simples chiffres ou de calculs mathématiques, voire scientifiques. L’économie et la finance, pour moi, ce n'est pas l'égoïsme souverain de l’État qui refuse d'être un tout en cédant au tas ; et le crime est là, justement. Il est celui de l’Etat et de ceux qui le possèdent. On ne redonne pas vie à l'économie en la taxant ou en l'étouffant. Laisser les travailleurs, les jeunes élèves, les étudiants et les sans-emplois crever de faim pour laisser vivre l'économie, ce n'est pas du tout une bonne politique ».

Don Ebert a des atouts, puisqu’il parle ici en tant que Tchadien, une vraie victime d’un pouvoir qui a tout pour lui, sauf de l’essentiel pour son peuple. Et là, lisez bien ce que Don Ebert croit : « Crise économique et/ou financière ? C’est plutôt une revanche que prend monsieur Deby vis-à-vis du peuple Tchadien qui ne l’a pas élu Président, plusieurs fois d’ailleurs. Cette crise est une vraie arnaque, un récit inventé par une monarchie finissante pour préserver ses intérêts et protéger ses arrières alors que le monde est bousculé par une grande transformation. Avec monsieur Deby, on le comprend finalement aisément : l’économie n’est plus au service de l’Homme, mais l’Homme au service de l’économie. Avec lui, le Tchad passe définitivement du berceau de l’Humanité au berceau de l’inhumanité. Il l'a inventée, cette crise économique et/ou financière, pour prendre à la gorge nos pauvres parents travailleurs et imposer des régressions sociales, rien d'autre. De ce fait, il n'encourage pas le travail, il n'encourage pas les jeunes gens à entreprendre et à créer de l'emploi. En réalité, c’est ce qu’il a toujours fait. Il préfère maintenir les Tchadiens dans la dépendance et dans l'esclavage pour mieux les manipuler ! »

Comme d’habitude, quand Don Ebert réagit sur la situation politique et sociale de son pays le Tchad, des Tchadiens ou des Tchadiennes,des vraies victimes comme lui, se mettent à donner des vrais témoignages. Annicette Kessely, dont ses écrits ont du poids sur le net, explique cette crise à sa manière : « J’ai toujours dit que ce n'est pas une crise économique. C’est une conséquence directe de la mauvaise gouvernance, l'incompétence et la corruption. Ceux qui nous gouvernent confondent les biens publics et privés. Comment peut-on parler de l'économie quand asphyxie tout un peuple en le privant de consommer ? C'est la consommation qui fait tourner l'économie. On prive ce dernier du pouvoir d'achat et le laisse continuer à vivre dans une misère absolue. On prive ce peuple de salaire pour se nourrir, soigner, éduquer et loger. On veut que le peuple crève de mort. En dépit de tous ces souffrances, le peuple Tchadien vaincra ». Elle est secondée par Djeguelmbaye Ndigngar qui pense : « Plus qu'une réalité, la situation actuelle du Tchad est ce que j’appellerai une mort par injection létale. Tout est orchestré minutieusement organiser pendant des années et on en est à la phase d’essai. Le peuple meurt à petit feu et il accepte de mourir à l'ombre que de mourir au soleil comme héron »Enfin  Boris Kuz-yangar Radingaye, une troisième personne sort de son silence : « Toujours un plaisir de te lire et j'ai toujours dit que cette crise est purement et simplement structurelle (gestion patrimoniale de la chose publique, népotisme, clientélisme, des nominations à des postes de responsabilité des personnes sans référence, la mauvaise gouvernance,...), j'y travaille dessus pour récolter des données afin d'étayer cela et je vais te les envoyer avant de publier cela. Très belle plume ». En bon organisateur de cette fête littéraire et des débats, Don Ebert met fin à la danse en mettant à la portée de tout le monde une phrase très, très forte:« Quand ce peuple se lèvera, parce que n'ayant aucun autre choix, le système sera réduit à néant ».

Ahmat Zéïdane Bichara

 

 

 

 

 

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A
j'aime me promener sur votre blog. un bel univers très intéressant. mon blog sur pseudo. à bientôt.
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