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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Apparemment ce détournement de 100 millions de Fcfa à Bongor dans une ville tchadienne est passé inaperçu, même si le Coordinateur du Programme de Lutte contre le Paludisme au Tchad, docteur Djiddi Ali Sougoudi a tenté le révéler aux utilisateurs des réseaux sociaux dans sa publication Coup de Badangaï 311 du lundi 12 février 2018.Ce détournement de 100 millions à Bongor s’il s’avère vrai apparaît au mauvais moment où sur l’ensemble du territoire tchadien la situation financière est à très bas niveau dans l’histoire de ce pays de la sous région d'Afrique centrale. Qui est l’auteur de ce détournement de 100 millions de Fcfa à Bongor ? Évidement il existe d’autres questions importantes qui pourraient nous aider à comprendre les raisons pour lesquelles l’Etat tchadien laisse de tels actes d’une grande criminalité financière se passer au moment où tout le monde dénonce où se plaint d’un manque cruel d’argent ? Vous vous rendrez compte qu’en lisant le Coup de Bagandaï 311 de Djiddi Ali Sougoudi, plusieurs révélations sur ce qui se passe présentement dans son pays le Tchad apparaissent subitement. Et qui peuvent d’ailleurs vous aider à comprendre les raisons pour lesquelles les détournements des biens de l’Etat tchadien continuent au vu et au su de tout le monde sans que les malhonnêtes ne se gênent de rien.

Tout commence comme un conte de fées. Pourtant c’est vraiment sérieux. Djiddi Ali Sougoudi fait son entrée « Les indélicats fonctionnaires ne dorment pas, ne se préoccupent pas des cris d’orfraies de nos autorités et saignent l’économie avec un sang-froid glaçant. Une descente de l’inspection des Finances appuyée par les forces d’appui aux régies à Bongor dans le Mayo-Kebbi-Est décèle le détournement de 100 millions de nos deniers au niveau du recouvrement d’impôts par un récalcitrant financier. L’auteur serait pris car arrêté par les forces de sécurités et mijoterait sûrement son sort dans une prison que nous voudrons sans porosité. Cependant le scepticisme est de rigueur au vu de ces nombreux voleurs de nos deniers qui pavanent dans nos rues en caressant d’aise leurs bedaines boulimiques devenues cimetières des poulets et de carpes braisées ».

Comme dit un proverbe africain : « Il n’y a pas de fumée sans feu ». Si le Coordinateur du Programme National de Lutte contre le Paludisme au Tchad, docteur Djiddi Ali Sougoudi eut décidé de révéler cette affaire de gros sous, ce n’est pas pour rien. Car, il soutient son intervention avec des éléments très précis : « Les voleurs de la République sont plus puissants que les juges et passent toujours entre les mailles de la justice. Détourner 100 millions est passible de la perpétuité car c’est un crime économique énorme. Les voleurs de nos deniers s’étonnent que l’on parle de jugements et de prisons. Pour eux, la compréhension est simple : voler un gros pactole, se payer quelques charlatans et adeptes de la magie noire pour l’aspect mystique, corrompre juges et pénitenciers pour finir par souffler l’air de la liberté en rejoignant ses villas et épouses multiples et se couler la vie douce. De nos jours, ces fieffés voleurs sont adulés et paradent dans leurs gandouras dorées et pestent la liberté et l’arrogance. Quand un seul individu vole 100 millions dans chaque ville du Tchad qui en compte par centaines, il est alors inutile de chercher des solutions contre la crise ailleurs que chez ces régisseurs, trésoriers et délégués de finances au train de vie de pachas ».

Têtu qu’il est, l’auteur du Coup de Badangaï 311 n’hésite pas de poser une vraie analyse sur les détournements des ressources de l’Etat tchadien, dont on pourrait aussi désormais les compter sans peur parmi les sports favoris des Tchadiens. Djiddi Ali Sougoudi décrit ces malheureux actes appréciés de certains Tchadiens à sa façon : « Déceler les vols et incriminer les voleurs est bien facile : le délit par le faciès des possessions de biens mobiliers et aussi simple que cela. Exemple : Un énergumène famélique, avec la maigreur de celui qui n’a jamais mangé à sa faim dans son enfance, qui sort d’un institut ou de l’ENAM, propulsé trésorier régional, se retrouve du jour au lendemain avec des ressources immenses lui permettant d’aller en villégiature d’omrah, de construire un immeuble de haut standing...voilà un fieffé voleur qui ne mérite que perpétuité et condamné à vivre en bagnard éternel dans la prison de Koro-Toro. Qui, on ne connaît pas dans ce pays ? Les Tchadiens se connaissent intimement et nous connaissons ces nouveaux riches de ces 15 dernières années qui pestent l'opulence sans la moindre possibilité de justifier la source de leurs richesses ».

Et en conclusion, le Coordinateur du Programme Nationale de Lutte contre le Paludisme au Tchad, docteur Djiddi Ali Sougoudi met fin à son Coup de Bandagaï 311 sous forme d'un cri d'alarme:« Les fournisseurs véreux, les trésoriers ayant détourné en masse, les régisseurs récalcitrants, les banquiers fraudeurs, les contrôleurs financiers renégats, voilà les vrais bandits qui nous ont menés au bord du précipice de la crise. Les vrais coupables ayant affaibli notre système éducatif, nos structures sanitaires et il leur reste la faillite totale de l’Etat avant qu’ils ne s'éparpillent hors du Tchad pour un exil doré. Il n’y a qu’une solution à la crise : la traque des voleurs et leurs complices. Quand ceux-ci humeront la moiteur suffocante des prisons, tout un pays entier soufflera d’aise et la population tchadienne renouera avec la joie d’avoir été enfin écoutée ».

Ahmat Zéïdane Bichara 

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