Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans l’une de ses parutions de son journal numérique CoupsFrancs.com de ce mois de février 2018, le journaliste camerounais Rémy J.NGono a fait une brillante analyse sur l’actuel président Ghanéen:« Après le Togo où il a calmé le jeu pendant que Faure Gnassingbé se cachait sous son lit, le chef d'État ghanéen préside aujourd'hui une réunion stratégique pour la création effective d'une monnaie unique en Afrique noire en passant par la CEDEAO. Alassane Ouattara et les autres bambins préfets français sont convoqués à Accra pour aller prendre les cours d'économie et d'autonomie. Nana Akufo Addo, nouveau SankaraLe chef d’État ghanéen Nana Akufo Addo est sur tous les fronts de l'actualité. C'est lui qui est allé au Togo pour aller descendre les poubelles de Faure Gnassingbé dans son pays transformé en sacré bordel avec des manifestations qui se succèdent comme dans un moulin à vent. À peine revenu... »

L’Afrique est un continent toujours en mouvement qui cherche sa propre voie dans un monde en mutation influencé fortement par les effets pervers de la mondialisation. Les pays africains sont confrontés à d’innombrables défis auxquels leurs dirigeants essaient de se battre pour y trouver des réponses adaptées. Ils y parviennent difficilement dans certains cas et très souvent, ils échouent parce qu’ils ne parlent pas d’une même voix. Et surtout les présidents francophones sont champions en la matière. Rémy NGono permet de le démontrer aisément à travers le débat qu’il eut proposé aux internautes sur le réseau social Facebook. Le journaliste Camerounais aborde la problématique très controversée du Fcfa sous l’angle d’une initiative ouest africaine visant à créer une monnaie unique en Afrique noire en commençant par la sous-région CEDEAO à l’horizon 2020.

 Les enjeux autour du Fcfa sont tels que les prises de positions de certains présidents comme Ouattara, Macky Sall sont à l’opposé de la volonté populaire de leurs peuples respectifs. C’est à se demander pour qui roulent-ils ? Remy NGono salue l’engagement et le rôle positif joué par le président ghanéen Nana Akufo Addo pour fédérer autour de lui, un noyau suffisamment fort pour créer une dynamique rendant possible à terme, la création d’une monnaie unique en Afrique, synonyme de l’indépendance monétaire. Le chemin reste encore long car les oppositions sont fortes et elles peuvent parfois venir de l’intérieur. Personne ne détient le monopole de la vérité dans ce débat si technique et complexe. Néanmoins, les internautes se sont exprimés de façon libre, chacun a défendu son point de vue et c’est bien le but du jeu qui a été proposé par le célèbre journaliste camerounais Rémy NGono. Voici donc ci-dessous les réactions des internautes dont l’ensemble constitue le 47eme numéro de votre rubrique Parole au peuple.

Hassan Diomandé se félicite de l’initiative en faveur de la création de la monnaie africaine : « Le truc positif dans cette rencontre, il n’y aura que Ouattara et Issoufou du Niger comme préfets de la France, en face ils auront l’intraitable Nana Akuffo qui dispose déjà d’une monnaie indépendante ou encore Buhari du Nigeria qui lui aussi dispose d’une monnaie indépendante. Il sera donc très difficile pour Ouattara et son acolyte d’imposer une quelconque ingérence occidentale pour cette nouvelle monnaie propre à la CEDEAO. J’espère de tout cœur que cela aboutira à la suppression du FCFA à l’aube de 2020 comme ils le planifient »

Ndorere Jean Claude apprécie le président ghanéen tout en se méfiant de l’activiste béninois : « J’aime trop le président ghanéen et tous les panafricanistes mais j'aime peu le style Kemy Seba. Il me fait peur. Toujours nerveux, on dirait même que son style ne marche pas bien. Sa mine différente de nôtre leader bien aimé dirigeant du siècle" Thomas Sankara" toujours content et joyeux même en affrontant les grands défis. Un homme de paix, d'amour, Sankara notre grand inspirateur »

Paul Marie Nare emprunte les propos du panafricaniste burkanabè : « Thomas Sankara disait : l'esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort, cet esclave répondra seul de ses malheurs s'il se fait de ses illusions sur la condescendance qui prétend l'affranchir. Courage Nana ADDO »

Hamissou Dieu Donné encourage le président ghanéen : « Il n’a qu'à profiter pour dire les quatre vérités à ce petit impoli de président Faure qui a tué nos frères, détenus arbitrairement nos camarades arrêtés lors des manifestations pacifiques. On est déterminé plus que jamais à le faire partir du pouvoir. Que dieu nous aide ! »

Florian Ndjerie Marazi apprécie la vision économique de Kufor : « Un homme brave qui a compris que l'Afrique doit produire et consommer localement. Ce qui réduira les imports et facilitera les exports en monnaie africaine. D'où Poutine disait : un jour la France deviendra une colonie de ses anciennes colonies »

Kwami Africavi Bosiade s’inquiète déjà d’éventuels représailles contre le président ghanéen :« Le problème est de savoir si les pays de la CEDEAO vont soutenir et protéger le Ghana, parce que le colon quand il est dos au mur cherche toujours á réagir. J'ai peur quand je vois que le Ghana est entouré des pays qui sont dirigés par des protecteurs du FCFA. Rémy dès á présent, il faut commencer par sensibiliser le peuple ghanéen. Vive l'Afrique libre »

Tolli Youssouf salue le courage d’un président visionnaire : « Sinon j'apprécie bien l'audace et la volonté du président ghanéen en parlant de la corruption en Afrique et de la mauvaise gestion des ressources. Afin d’éviter de chercher d'aides extérieures voire jusqu'à s'endetter pour payer les salaires des fonctionnaires d'un pays comme le cas du Tchad »

Herman Holone est un peu fataliste par rapport au court destin de bons leaders : « Parfois les hommes bons ne durent pas. Rémy NGono, tu verras que notre président ghanéen sera combattu voire même éliminer par les occidentaux comme ils ont fait pour le président Kadhafi. Mais nous ne baisserons pas les bras. Alors ceux qui aiment la souffrance des peuples s'éternisent au pouvoir tel que vous les connaissez »

Tolli Youssouf veut rester lucide en y apportant une contribution plutôt technique : « Ne félicitons pas tôt toutes les aventures. La création d'une nouvelle monnaie en Afrique est impossible mais le changement de parité et l'émission d'une autre monnaie sous une monnaie occidentale en dehors de l'Euro ne change pas grand-chose ! Le Nigeria, le Soudan, l'Afrique du Sud et d'autres sont déjà reconnus sous le dollar et la livre sterling, c'est toujours la même chose avec des conditions différentes d'émission. Le franc CFA n'est pas si mauvais mais les conditions de la France ne sont pas appréciables. Il faut s'assoir et discuter sur les conditions d'émission de la France avant de changer sans voir les conséquences. Nous ne maîtrisons même pas jusqu'à nos jours les indicateurs économiques de nos pays, combien de fois contrôler la production et l'évaluation de la monnaie. Il est inadmissible que le Fcfa soit produit en France pour de raisons d'incapacité technique et la provision obligatoire d'un compte des opérations à une certaine hauteur »

Seydou Sangaré émet de sérieux réserves et pointe plutôt les tares des gouvernants africains : « La CEDEAO est petite. Même si l'Afrique entière adopte une monnaie unique avec cette mentalité de voleurs, corrompus, d'amateurisme, de favoritisme, coup d'État, écoles et santé en lambeaux, des armées sous assistanat étranger, des groupes rebelles dans plusieurs pays, on n'ira nulle part. En un mot, Le vrai problème du continent est ailleurs et les soi-disant panafricains veulent berner les gens pour se faire un nom en jouant sur les émotions des gens. Réveillons-nous et sachons reconnaître nos priorités. Les détournements de fonds, le népotisme, le favoritisme, le clientélisme, l'amateurisme, la médiocrité, l'absence de vision, la redistribution inégale des richesses, le manque de création d'emplois, un système judiciaire aux ordres de l’exécutif, l’instabilité et l’égoïsme sont les causes endogènes du retard de l’Afrique. Si on arrive à vaincre ces maux, même avec le FCFA, on n'aura pas de problèmes de développement. Mais si ces maux demeurent, même avec une monnaie commune africaine, On n’ira nulle part. Raison pour laquelle je dis que ces bruits inutiles autour du FCFA est un faux débat »

Camille Auain Lagueu se réjouit de l’initiative tout en gardant une certaine liberté d’analyse : « Initiative salutaire, cependant, cette monnaie africaine ne fera pas long feu, aussi longtemps qu'elle sera émise et contrôlée par un organe centralisé comme la Banque Centrale ou les Etats, qui selon le bon vouloir d'un groupuscule d'individus vont souvent manipuler les règles du jeu économique de la monnaie en dictant une politique monétaire d'une autre époque selon le bon vouloir de ces oligarques. Avec la montée en puissance de la technologie blockchain et les cryptomonnaies nous vivons de part et d'autre sur la planète, un mouvement révolutionnaire sans précédent, je dirai même une rupture radicale de la forme de la monnaie ou moyen de paiement telle qu'elle existe aujourd'hui. Ce qui bouleversera les paradigmes socio-économiques et politiques. Il sera question de dissocier le mécanisme de création monétaire et l'Etat, ceci grâce au registre digital, décentralisé et distribué qu'est la blockchain ou chaîne de bloc, ainsi la puissance de la valeur créée par l'écosystème économique reviendra au peuple, de façon plus juste, transparente et équitable »

D’Ebène Plume d’Ebène Conscience prévient :« Et gare au chien qui va vouloir empêcher cette belle initiative en assassinant ces vaillants présidents que sont Buhari et Nana ! Ces chiens de chasse de la France seront lapidés par leur propre peuple. Buhari et Nana peuvent mettre l’expérience de leur monnaie à la disposition de la communauté. L’agonie du Fcfa, c’est bientôt »

Kindew Ousmane s’oppose farouchement au Fcfa : « Moi je suis vraiment contre le Fcfa et de plus, le fait qu'il soit contrôlé par la France donc, elle a la totale main mise sur cette monnaie. C'est pourquoi elle (France) freine toujours le décollage économique de la zone Fcfa »

Gildas Lontchi désigne les ennemis de l’Afrique : « Alassane Ouattara et ses alliés vont là-bas faire quoi alors qu'il sont totalement réfractaires à l'idée d'une monnaie africaine ? Honte aux pays de l'Afrique francophone qui constituent un véritable obstacle à la libération et à l'affirmation du continent africain » 

Bespa Bakari attire l’attention sur le rôle néfaste joué par le président ivoirien : « Tant que Allasane Dramane Ouattara alias ADO sera au pouvoir, Nana Akufo Addo ne pourra pas réussir son projet de création de monnaie commune. Cependant, pour y parvenir, il devrait exclure ADO des leaders africains à convier dans le processus de mise en œuvre dudit projet. Au cas contraire, à défaut de monter une rébellion comme on a fait au feu guide libyen, j'ai peur que son avion ne soit victime d'un crash ces jours-ci. Que nos ancêtres africains soient avec lui »

Coulibaly Zedess choisit son camp en tout réalisme : « Rémy, je préfère que mon président soit un préfet français avec à la clé un développement qu'un dictateur avec à la clé une misère. Mon frère, en côte d'ivoire depuis 8 ans on vit à l'aise, on connaît la prospérité. Si le Ghana est aussi astreignant pourquoi tu ne viens pas y vivre au lieu de rester dans un pays colonisateur qui est la France. Rémy, je te considère comme un lâche, le vrai combat se passe en Afrique, pas à 6000km. Toi tu manges avec les blancs et tu refuses que les autres mangent avec eux. Arrête ta comédie »

Papis Diao Ghor Ghi Moussa Ndoye apprécie le bon exemple venant des dirigeants anglophones : « Tiens ! Il va falloir qu'un président anglophone qui a sa monnaie lutte pour les pays francophones à disposer d'une monnaie commune car ils sont plongés dans le gouffre. Honte aux pseudos chefs d’Etat francophones. Bande de misérables en commençant par Macky Sall »

André Nague fait une remarque assez pertinente : « Rémy, on dirait même que les opposants aux présidents pilleurs francophones ont peur de mettre la question du changement de cette monnaie d’esclaves parmi leurs priorités. Les Anglophones sont la chance du Cameroun »

Clautaire Lakas Nzekani énumère les exploits successifs du président ghanéen : « Après avoir recadré Macron dernièrement et renvoyé le FMI à leurs chères études, Voilà Nana Akufo qui appelle ses pairs pour leur enseigner les leçons d'indépendance et de panafricanisme »

Dayitaba Blaise Ouedraogo exhorte tout le monde : « La création de la monnaie n'est pas une affaire des présidents seulement. Jusqu'où les peuples sont prêts à accompagner ces mêmes présidents ? Il ne faudrait pas que lorsqu’on arrive à frapper notre monnaie, les premières difficultés chavirer le navire. Bref une bonne volonté politique combinée à une adhésion ferme des populations peut être un atout dans cette dynamique. Hélas, la volonté politique reste à revoir »

 Nicodème Komlan Kpabla donne un avis personnel : « Et moi je juge indispensable qu’on ne donne pas le titre de secrétaire ou président de la CEDEAO à n’importe qui…On doit coordonner ce genre de nominations, pas n'importe quel quidam pour la diriger. Un Président mal élu dans son pays et nommé a la tête de la CEDEAO, comment peut-il résoudre un problème de vote dans un pays X, où les troubles subsistent. On doit revoir ce côté obscur de la CEDAO »

Adams Ouedraogo juge sévèrement : « Même si on abandonne le Fcfa, rien ne va changer. Tout ça, c'est du coq à l’âne. On doit d’abord être unis avant tout sinon les gars d'en face vont toujours nous piétiner. Kadhafi voulait l'Union monétaire africaine. Qui l’a suivi ? Quand on l’a bombardé qui s’est opposé à cela ? On a nos difficultés internes qui ne peuvent même par être réglées. Et c’est le Fcfa que l’on veut changer ! »

Allaramadji Moïra Moïse conclut le débat par un appel à se doter de la monnaie africaine garantissant une vraie indépendance : « L’un de quatre attributs de la souveraineté est la monnaie. À cet effet, sommes-nous souverains, si nous n'avons pas le monopole de notre monnaie ? La réponse est ipso facto non. L'Afrique doit avoir sa propre monnaie sinon la manipulation occidentale de tout genre ne cessera jamais »

Choix et commentaire de Moussa T. Yowanga/Ahmat Zéïdane Bichara

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article