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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Docteur Modestine Carole Tchatchouang Yonzou  fait là une analyse minutieuse de la situation politique de son pays le Cameroun. Elle a vu les choses avec l’œil d’une femme africaine,assez inquiète pour l'avenir politique et social de ce territoire où elle tire ses origines: « Coup d’Etat constitutionnel au Cameroun : Les frères de Paul Biya verrouillent la transition et s’assurent le contrôle du processus électoral. Confirmant de ce fait, que le dictateur est très malade et inapte à diriger le pays. Nous n’en voulons pour preuve que l’accélération du processus électoral et de verrouillage de la transition via la nomination du croulant frère du village Atangana Clément du Conseil constitutionnel. Ce qui met Niat président du Sénat pressenti pour assurer la vacance du pouvoir en cas de disparition du tyran, sous étroite surveillance du clan Béti-Bulu puisque, c’est le président de ce fameux Conseil constitutionnel qui constate la vacance du pouvoir et proclame les résultats des élections ».

Le Cameroun fait toujours la Une des actualités en ce début d’année 2018 dominées essentiellement par la crise anglophone et les échéances électorales en perspective notamment les sénatoriales prévues en mars et l’élection présidentielle dont la date demeure encore inconnue.Malgré l’enlisement du conflit opposant l’armée camerounaise et les séparatistes anglophones, les Camerounais sont surtout préoccupés par le climat politique actuel qui n’est pas de nature à favoriser un consensus national et offrir des garanties suffisantes de transparence et de sincérité dans l’organisation de la prochaine élection présidentielle. Les récentes nominations par décrit présidentielle des membres du Conseil constitutionnelle créé en janvier 1996 suscitent déjà de vives polémiques, ce n’est pas tant l’acte en soi qui pose problème mais c’est surtout le choix des hommes appelés à mettre en application l’article 48 de la Constitution camerounaise stipulant que le Conseil constitutionnel veille à la régularité de l’élection présidentielle, des élections parlementaires ainsi que des consultations référendaires. Le Conseil constitutionnel proclame les résultats de ses consultations.

 

Les nouveaux membres de cet organe sont réputés pour être des gens proches du parti RDPC et du président Biya. Docteur Modestine Carole Yonzou ne va pas par quatre chemins pour parler de « Coup d’Etat Constitutionnel ». Elle y voit à travers ces nominations une volonté de verrouiller la transition et de s’assurer le contrôle du processus électoral. De basses manœuvres de ceux qui veulent garder le pouvoir à tout prix. Les rumeurs les plus alarmantes sur l’état de santé de Biya ont circulé avant d’être démenti par son allocution télévisée coupant court à toutes les supputations-du moins momentanément car il n’a fait aucune allusion sur son état de santé. Le clan Biya et ses proches collaborateurs peuvent encore souffler et jusqu’à quand ? En réalité, c’est un homme fatigué et malade et il se tient débout simplement pour donner les gages d’être au contrôle de la situation. Il n’en est vraiment rien. C’est le cas dans nombre des pays africains, où les dirigeants malades continuent de rester au pouvoir et laissent leur entourage se livrer à toutes sortes d’intrigues, de trafics et de manigances sur le dos des peuples.

 

Les présidents algérien, nigérian et tchadien comptent parmi les dirigeants qui s’accrochent au pouvoir malgré leur état de santé vacillant. Ils se disent patriotes aimant leur patrie et leur peuple mais ce sont en réalité des personnes égotistes, narcissiques et machiavéliques. Lorsqu’on aime son peuple, on commence déjà par lui dire la vérité sur son état de santé, cela passe par la présentation de son bilan de santé. Aucun d’eux ne communique sur cette question, ils préfèrent plutôt garder le silence. Le débat suscité par docteur Modestine Carole Yonzou ne concerne pas uniquement le Cameroun car partout en Afrique et notamment en Afrique francophone, l’histoire coloniale a légué à tous ces pays, un héritage institutionnel empoisonné. Que peut-on attendre des hommes nommés par le président lorsqu’ils doivent proclamer les résultats de l’élection présidentielle où lui-même se représente ? Tant que l’indépendance des membres du Conseil constitutionnel n’est pas réellement garantie, l’alternance du pouvoir en Afrique sera un vœu pieux dans nombre des pays passés maîtres dans la falsification des résultats et le tripatouillage électoral. Ce 45eme numéro de Parole au peuple est la somme de toutes les réactions des internautes ayant participé au débat autour de la délicate question du processus électoral et plus précisément des hommes appelés à siéger au Conseil Constitutionnel du Cameroun.      

 Billy Atbi ouvre le débat en mettant en garde les Camerounais sur la gravité de la situation : « Il faut faire attention à ce qui arrive, la déstabilisation totale du Cameroun en dépend, il faut à tout prix chasser ces vieillards mais d'une manière propre et à la Camerounaise et sans aide extérieure car toutes révolutions qui ont eu lieu ces dernières années n'ont pas vraiment servi à leurs peuples. Nous avons beaucoup de cas dans notre continent. Alors cassez et vous allez vous faire avoir l'Occident n'attend que ça pour agir et dévorer ce qui reste de ce pauvre pays, il est l'heure de chasser ces vieux rapaces mais avec beaucoup d'intelligence et de diligence sinon nous allons nous entre déchirer : ce qui profitera aux occidentaux qui ont sûrement déjà un plan pour nous.

 

Rodrigue Simo attire l’attention de ceux qui jettent de l’huile sur le feu : « Tant pis pour ceux qui n’ont encore rien compris ! Continuez à alimenter les propos sécessionnistes car si jamais par malheur cela venait un jour par arriver même Facebook que vous utilisez, vous vous demanderez si cela avait un jour existé pour ne pas parler du bout de pain qui vous donne un peu de force pour parler Today ! Allez-y appeler le malheur sans cesse sur vous ! Bande d’ignares qui n’avez pas encore compris qu’on ne pourra jamais tromper le temps. Vous perdez quoi à attendre un tout petit peu. Si jeunesse avait et si vieillesse pouvait. Que ceux qui ont des oreilles entendent ! » 

 

Hervé Bo Gohst estime que : « Les camerounais sont tous enroulés dans un engrainage de constipation intellectuelle. Quand on voit nombre d’entre eux se réclamant inscrits sur les listes électorales sans se poser des questions, ça laisse des questionnements. Le système ne peut pas être renversé par des élections. Tout camerounais avertit le sait »

 

Blandine Omengue soutient l’engagement de l’initiatrice du débat tout en soulevant quelques questionnements : « Dans ce combat Madame, je vous soutiens à 100% et j'admire même votre courage. Mais votre post d'aujourd'hui me laisse avec quelques points d'interrogations. Le Cameroun appartient à tous les camerounais et je constate que des camerounais de toutes les ethnies sont impliqués dans ce contre quoi vous vous battez. Cependant, je crois qu'être satirique et dénoncer ne doit pas vous conduire vers une dérive tribaliste, sauf votre respect, l’'expression "ses frères du village" que vous avez employé contribue à nourrir les haines et les préjugés comme quoi il n'y a que les Beti qui gèrent les affaires et profitent seul du gâteau national ce qui relève d'une certaine étroitesse d'esprit. De plus, qu’entendez-vous par ses «frères du village» ? Qui sont-ils ? Je suis Beti moi aussi et je souffre comme tous les camerounais du chômage, du désespoir, du manque d'argent et de l'incapacité de ne pas me soigner quand je suis malade car à cause de la maladie, j'ai tout perdu. Croyez-vous que ça m'intéresse de savoir d'où sont originaires ceux qui ont mis le pays dans cette situation ? Pas du tout ! Qui que ce soit et d'où qu'ils viennent, qu'ils dégagent même si ce sont mes frères du village je m'en fou parce que quand ils mangent le gâteau-là qui ont-ils appelé pour le partager avec eux ? Non ! On a déjà trop de problèmes comme ça actuellement il ne faut pas en rajouter parce que si le pays explose un jour, je ne le souhaite pas bien-sûr, il se passera à coup sûr ce qui s'est passé au Rwanda : Un génocide. Dans ce combat il ne s'agit pas de stigmatiser certaines ethnies au profit des autres comme étant les plus ou les seules impliquées. C'est beau de se battre mais je crois qu'il faut le faire pour tous les camerounais car quelle que soit la région où l'on vit on a tous les mêmes problèmes. Je suis sûre que votre Atangana machin chose et Paul Biya ne sont même pas du même village. Merci de me lire. Je continuerai à vous soutenir »

 

William Kadhadie partage le ton de l’indignation : « Tu t’es vraiment déchaîné ! Pour une fois que je vois une Beti parler de cette façon, ça me plait bien et je me demande s'il y’en a d'autres comme toi. Et surtout ne te plains pas.  Nous pensons tous mal des Bétis parce que même quand ils souffrent autant que nous, ils sont toujours en train de démentir les choses qu'on dit sur les mauvais dirigeants béti et à les supporter... Du coup ça devient énervant et fait qu’on vous mélange tous dans la même sauce »

 

Malonga Alain constate avec amertume les pratiques partisanes et promet de les éradiquer : « Oui Blandine, c’est bien beau ton opinion, mais les réalités sont devant nos yeux. Face à l’administration Biya aujourd’hui, ce n’est plus la république du Cameroun, mais la république de Onana, Omambele, Atangana, etc. être Béti ou Ewondo au Cameroun est un mot de passe dans les bureaux administratif, et tous les services de l’Etat. Nous allons mettre de l’ordre dans notre pays bientôt. Nous avons plus pitié de ceux qui, aujourd’hui pensent qu’ils sont plus camerounais que les autres…la fin de Biya est proche »

 

Forlan Leguide est également d’avis avec docteur Modestine : « Elle a parfaitement raison, voilà encore une preuve palpable, et en plus un vieillard »

 

Rodrigue Simo appelle ses compatriotes à garder leurs nerfs et de rester sereins : « Calmez vos esprits avant d’agir car la colère n’a jamais produit un bon fruit. Attention, je dirai même prudence et qui le dit, dit ‘Sagesse’. A bon entendeur salut ! »

 

Michel Nguenkoua approuve de façon totale le point de vue du docteur Modestine et y apporte une précision de taille concernant la majorité des Béti laissés pour compte : « Très bonne analyse ma chérie ! Pour ma part, les véritables Béti dont on parle ici n'ont rien à voir avec les misérables, qui font plus des 3/4 de la population du pays et qu'on retrouve hélas, dans toutes les régions ! Il s'agit bien des aristocrates égocentriques qui gèrent le pays, se fichant totalement des souffrances de la masse ! Tous les Béti, j'aime à le préciser, ne s'appellent pas président, ministre et que sais-je encore ? Mais réellement, c’est l'attitude des Béti eux-mêmes, qui justifie cet écart de langage je pense ; car comme l'a si bien vu le précédent intervenant, ils ont toujours tendance à justifier l'injustifiable, arrosant tout le monde d'insultes les plus ignobles, quand vous osez dire le contraire de ce qu'ils pensent ! Toujours, ils sont au-devant de la scène pour apporter des démentis même aux sujets les plus évidents, comme s'ils vivaient dans un autre Cameroun ! De tels comportements ne peuvent que susciter la haine des autres ! »

 

Agnès Violaine Mouasso pose la question à l’initiatrice du débat : « D'après toi, c’est parce qu'ils ont raison qu'ils demandent la sécession ? Si toutes les régions se mettent en tête de créer leur État, ça donnerait quoi ? C'est du n'importe quoi !»

 

 David Pohla adopte une position de compréhension envers les anglophones marginalisés : « Roland Égoué, ils ont demandé la décentralisation, ont rien obtenu. Ils ont demandé le fédéralisme, rien obtenu. Maintenant, ils demandent la sécession. Si vous ne voulez pas écouter les autres. Ne leur demandez pas de vous écouter »

 

Diego Vasquez abonde dans le même raisonnement que le précédent intervenant pour déplorer l’inaction du pouvoir centrale : « Weeeeeeeeeeeh mon frère David Pohla. Ces Anglophones ont demandé tout ce que tu viens de dire là pendant des années. Et ils sont toujours en train de beg. On leur n’a rien donné et par frustration, ces gens sont devenus violents et ont commencé à demander qu'ils veuillent se séparer. Massa. Si le gouvernement donnait cette la décentralisation depuis comme ces gens si demandaient, On allait tous être là laisse Today. Est-ce que je mens mon frère ? 

 

Steve Momo mise sur le discours en direct de Biya pour dissiper toutes les rumeurs : « Si le 10 février 2018 à 20h le président ne prononce pas son fameux discours en temps réel, ça signifie que la fameuse rumeur est vraie depuis la fin de janvier. Conséquence, le décret nommant le président du Conseil constitutionnelle serait nul et de nul effet. Et le peuple Camerounais va le destituer et le poursuivre en justice pour falsification, faux et usage de faux, atteinte aux lois de la république. Il est avocat et j’espère qu'il sait de quoi je parle »

 

Robert Tchounkeu dénonce les oiseaux de mauvais augure : « Malheur à tous ceux qui prédisent la mort du chef de l'Etat sans puiser à la source leurs informations. Un autre se dit ex commissaire s’il était un honnête policier on ne l'aurait pas révoqué pour faute lourde, en désinformant les camerounais tu t'enfonces plus car le changement ne proviendra pas des réseaux sociaux. Combien de camerounais lisent cela. Certains n'ont même pas un dollar par jour pour vivre. Ce pays appartient à tous les Camerounais. Cessez de mettre en conflit les ethnies ou les francophones aux anglophones car revenons à notre histoire à l'arrivée des allemands, il n'y avait pas de francophones ni les anglophones. Um Nyobe à la tribune des Nations unies n'a jamais cautionné la division du Cameroun par les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale »

 

Ange Appolinaire Chitchoua Yamatchui préfère voir les vieux aller à la retraite : « Il est clair qu’à 75 ans un homme doit vivre pleinement sa retraite et même ses derniers jours sur terre. Papa Paul Biya, pourquoi tu veux tuer les vieillards ? Nous ne voulons plus de vieux »

 

Béton Armé appelle à une prise de conscience et au règlement endogène de nos conflits : « Malgré tout ce que nos dirigeants font au Cameroun, les occidentaux ne vont jamais nous aimer mieux qu'eux. Donc évitons que ce qui est arrivé à Khadafi arrive au Cameroun. Gérons nos problèmes nous- mêmes sans l'aide des occidentaux »

 

Junior Démosthène conseille de ne pas s’opposer de façon systématique et de faire preuve de logique : « Rien de nouveau. S’il fallait dénoncer quelque chose, c’est la constitution du Conseil constitutionnel. Dans les années 90 lorsque cet organisme a été créé, on a sauté de joie hein. Une vingtaine d’années plus tard, au moment de mise en place, on se rend compte qu’il s’agit d’un autre bras de levier que le pouvoir peut manipuler. Arrêtez les enfantillages avec les pseudos rappels de mise en garde et autre. Pour le Camerounais de 25 ans, qui découvre qu'en dehors du Sénat et de l'Assemblée nationale, il y a le Conseil constitutionnel, il n’y a rien d’alarmant. Le Conseil constitutionnel doit veiller sur la constitution donc rien de plus normal de nommer des vieux qui ont déjà fait leur carrière et preuve. Surtout qui n’a plus rien à gagner. Au lieu de tirer à boulet rouge sur ces « vieux », il faudrait leur rappeler les paroles qu'ils ont l'habitude de nous dire, je cite : À mon âge, j'ai déjà tout vu, tout vécu donc je n'ai pas d'autre intérêt que de dire la vérité et de faire ce qui est bon »

 

Duamel Pinlong partage exceptionnellement l’analyse de Modestine : « Je ne suis pas toujours d'accord avec tes pubs, mais cette fois-ci nos pensées convergent vers la même direction. Pourquoi mettre sur pied ce Conseil maintenant alors qu'il a toujours évité le sujet ? Vraiment y a quelque chose de louche ou de pas très net derrière ces nominations »

 

Désiré Mponguede observe le côté râleur des Camerounais envers le président Biya : « Je reconnais mes frères. Trop de bruits pour rien. Même le fantôme de Biya peut encore faire 35 ans au pouvoir et vous serez toujours là à attendre un éventuel Messie qui viendra vous libérer de lui »

 

Cka Ngniong met un terme au débat après avoir donné quelques précisions des présidents de deux importantes institutions du pays à côté de la présidence : « Bonjour, attention les amis c’est le président du Sénat qui constitutionnellement assurera la transition si cette hypothèse est vraie. Le président du Conseil constitutionnel constate simplement la vacance du pouvoir et encadre juridiquement la transition. Aussi, le nouveau président du Conseil constitutionnel est du Centre tandis que le président Biya est du Sud »

 

Choix et commentaire de Moussa T.Yowanga/Ahmat Zéïdane Bichara

 

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