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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

 L’infatigable journaliste Rémy J. NGono tel un médecin est au chevet de ce grand corps malade qu’est l’Afrique. Il n’a pas tort d’accorder tant d’attention à cette Afrique potentiellement riche, convoitée par tous les prédateurs et négligée sinon maltraitée par ses propres dirigeants. Le journaliste camerounais pose l’épineuse question du départ du président Joseph Kabila de son fauteuil présidentiel et par extension il renvoie à la problématique de l’alternance du pouvoir en Afrique et particulièrement dans les pays francophones, où les présidents en exercice sont toujours prêts à pactiser avec le diable pour conserver le pouvoir. L’Afrique centrale est particulièrement passée maître dans cette macabre manœuvre de confiscation du pouvoir : Idriss Deby au Tchad, Ali Bongo au Gabon, Denis Sassou Nguesso au Congo et Obiang NGuema en Guinée Equatoriale ont su toujours organiser des élections gagnées à l’avance. Ils n’ont jamais perdu les élections qu’ils ont préparées, organisées, truquées et remportées. Et le comble, ils embastillent leurs opposants, répriment sauvagement les manifestants, coupent la connexion internet au vu et au su de toute la communauté internationale censée défendre les valeurs universelles en matière des droits humains et de la démocratie. On se souviendra toujours de la partialité de l’ONU instrumentalisée par la France dans le traitement de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, où la communauté internationale s’est dévoyée et discréditée en participant à un complot ourdi par les forces du mal pour neutraliser uniquement un homme politique.

On connait aujourd’hui la suite de l’histoire. Plus que jamais l’Afrique francophone est à la croisée des chemins et le cas de la RDC n’est pas l’exception. Le Togo et le Cameroun se préparent aussi à organiser des élections présidentielles, dans un cas comme dans l’autre, les présidents sortants sont à la manœuvre pour verrouiller tout le processus électoral dans le seul et unique but de remporter la victoire au soir du scrutin. Si en RDC Joseph Kabila entretient le suspens malgré le tapage de son entourage sur sa volonté de ne pas briguer un autre mandat, au Cameroun la machine à gagner est mise en route par la désignation des membres du Conseil constitutionnel par Paul Biya en personne et au Togo l’opposition se bat bec et ongle pour tenter d’écarter le président Faure Gnassingbé lors de la prochaine présidentielle, ce qui paraît improbable au stade actuel des négociations en cours à Lomé. L’avenir de l’Afrique interpelle plus que jamais les Africains, et chaque peuple devrait prendre son destin en main. Le salut des pays africains ne viendra jamais de l’extérieur et le journaliste Rémy J. NGono l’a bien compris. Et c’est autour de l’arbre à palabre comme il convie les internautes à travers ses discussions que les Africains seront capables d’imaginer des solutions adaptées à nos problèmes sans recourir de façon instinctive ni à l’occident ni à la Chine. Cela s’appelle trouver sa propre voie, telle est peut-être modestement la contribution du journaliste camerounais Rémy J NGono avec la participation volontaire des internautes conscients des enjeux actuels et futurs du Continent africain. L’ensemble de toutes ces réactions constituent le 44eme numéro de Parole au peuple.  

 Rémy J. NGono vient là une analyse logique de la situation politique en RDC : « En aucun cas, le président ne va violer la constitution. Nous ne sommes dans aucune procédure de modification de la Constitution qui passe par un référendum. Nous sommes dans les préparatifs des élections. La constitution ne prévoit pas que le président puisse se représenter une troisième fois consécutive », a affirmé Lambert Mende porte-parole du gouvernement de la RDC sur Voice of America. Le perroquet qui chante les cantiques à la gloire du dictateur congolais, affirme que Joseph Kabila ne sera pas candidat à sa propre succession pour l’élection présidentielle 2018.Le deuxième et dernier mandat de l'ancien chauffeur de taxi Kabila s’est achevé le 20 décembre 2016 mais il continue à danser le Ndombolo tango à reculons. Sa répression sur les populations et l'église est devenue diabolique. 50 morts pour la répression des manifestants rien que pour les 19 et 20 septembre 2016Au pouvoir depuis 2001, Kabila veut confisquer le trône à vie comme ses pères et pairs de l'Afrique francophone, l'église catholique est déterminée et mobilisée derrière le peuple : « Loin de nous intimider, le pouvoir a renforcé notre détermination et notre volonté de jouir de notre droit constitutionnel de manifester publiquement. Nous irons jusqu’au bout ». Pendant ce temps, les autres disent de l’Afrique centrale croupissent sous la dictature et la misère, en disant c’est Dieu qui donne le pouvoir. Comme les Burkinabé̀, Togolais et Congolais sont entrain de pousser leurs tyrans dehors, selon la formule de Thomas Sankara. « Seule la lutte libère ».

 Alimou Doumbouya commence en égratignant le président guinéen : « Pendant ce temps, Alpha condé perd les élections locales en Guinée, même dans la commune où il vit chaque jour. Comme d'habitude, lui et son gouvernement, passent par tous les moyens pour voler les suffrages des citoyens qui n’ont plus confiance en eux. Rémy, je veux que tu t'intéresses à ce sujet car c'est chaud en Guinée »

 Rémy NGono Officiel répond au premier intervenant : « J'arrive bientôt là-bas »

 Olivier Matete Molelo charge copieusement ce ministre bouillant : « Lambert Mendé menteur attitré. Même le diable est jaloux de l'étonnante capacité de Lambert Mendé à mentir et à être versatile parce qu'à ce jeu-là Satan lui-même ne fait pas mieux que Mendé... Espérons qu'il tiendra parole et ne vas pas faire comme à son habitude... Nous voulons le changement, nous n'accepterons plus les mensonges des politiciens véreux et corrompus »

 Clautaire Lakas Nzekani compare le président actuel à Mubutu : « En 17 ans de pouvoir Kabila est sur les traces de Mobutu : rallongement inconstitutionnel du mandat présidentiel, répression des manifestations pacifiques, corruption etc. J'ai bien peur qu'il termine en exil chassé par le peuple ou avec une balle dans la tête comme son père »

 Dieudonné Mbanjock s’étonne de l’attitude suicidaire du président congolais : « Kabila fils est conscient du risque qui l'entoure pour en faire un mort certain et à tout moment. Le pouvoir coûte que coûte rend-il certaines personnes, proche de l’espèce animal ? Je n’en reviens pas »

 Mcshirl Mabande estime que : « Depuis qu'il a annoncé le décès de sa mère en Belgique, personne ne le croit ! Même au sein du gouvernement ! Lambert Mende !»

 Frei Denker ne voit pas autre solution au drame congolais sinon les élections : « La meilleure manière de changer, c’est le Vote. Rien d'autres. Guerres fratricides, je ne suis pas d'accord. Un vrai leader va combattre sur place avec sa famille et ne reste pas au chaud à manger les Pizza critiquant tous »

 Rémy NGono officiel distribue des coups au président Biya et à son supporter : « Pauvre lâche Biyamerounais. Pourquoi Biya lui-même n'envoie pas ses enfants lutter au front contre les anglophones et Boko Haram ? Il n'est pas au chaud à l'hôtel en Suisse pendant que tu galères ?»

 Bil Chelsea lui rend la monnaie : « C’est de la mort que tu as peur ? Ecoutez-moi un raisonnement nul tu crois que la situation actuelle est différente de la mort ? Pauvre lâche vraiment »

 Frei Denker affiche son désaccord total avec Rémy : « Ce qui est marrant, c’est que vous habitez soit hors d'Afrique centrale, soit vous êtes non Camerounais vous qui commentez-là lol. Bonne continuation. Je passais par-là »

 Gianini Sivi défend mordicus Rémy : « Il ne faut même pas venir sur cette page quand tu n'as rien à donner. Si c'était le Barça ou le Real Madrid, tu aurais vite donné ton avis et par la suite félicité Rémy. Mais puisqu'on parle des choses sérieuses, tu t'en prends à Rémy comme s'il avait tué ta grand-mère. Sur cette page, nous avons besoin des africains et non des nègres. C'est-à-dire ces africains qui jusqu'en ce xxiè siècle continuent à se considérer inférieurs aux blancs au point de toujours passer leurs vies à parler d’eux » 

  Prosper Gassinta use de l’ironie pour accabler le pouvoir en place : « Frei Denker, normal ; depuis quand un prisonnier parle. En Afrique Centrale, le pouvoir est confisqué, le peuple bâillonné et pris en otage. Ailleurs les gens ont goûté et jouissent de leur liberté. A quand ton tour pauvres citoyens d'Afrique Centrale ?»

 Pendjor Bah fait le constat du malaise africain et des élections mal organisées en Guinée : « L’Afrique va mal. En Guinée, pour de simples élections communales, des jeunes sont tués partout dans le pays. Juste pour avoir mis en garde la CENI sur d'éventuels vols au profit du pouvoir en place »

 Badji Milles est convaincu d’une chose : « Ce régime est aux abois cher Rémy. Il vit ses derniers jours que le Congo et toute l'Afrique d'ailleurs sera affranchie de tous ces enfants vendus qui sont au service de leurs ventres ceux de leurs maîtres. Nous vaincrons ! » 

Danladi Inoussa s’interroge et qualifie la nature du pouvoir congolais : « Comment comprendre qu'un homme, deux ans après la fin de son mandat, continue à trôner au fauteuil présidentiel ? À l'absence de la démocratie, disons simplement que nous avons ici affaire à une monarchie. Honte pour ces dictateurs ! »

 David Dicaprio envisage une voie de sortie à travers les militaires : « Les chefs des armées congolaises sont responsables. Qu’ils haussent le ton et tout va changer. On doit attendre tout le temps les puissances pour nos propres problèmes. Que les dirigeants de l'Afrique centrale prennent exemple de la cedeao. Pardon, j'avais oublié que leur longévité au pouvoir est plus âgée que moi. Braves peuples congolais, soyons forte »

Noé Alexis Cameran pense que : « Dieu donne son autorité et ne retire pas car il choisit d'avance pour donner. Le peuple donne et retire quand il est nécessaire et quand il a besoin par ce que la démocratie c'est le pouvoir du peuple et non de Dieu. Alors ces vieux n'ont plus d'avenir mais de souvenirs. Que le peuple réclame son pouvoir et prend c'est tout »

 Michel Garba Pambi relève le paradoxe des actes posés par Kabila et son entourage pour confisquer le pouvoir : « Ce qui est étonnant, c'est dire vouloir respecter la constitution et repousser les élections le plus loin possible. Pour se maintenir au pouvoir deux ans après son dernier mandat constitutionnel depuis 2016, « Kabila » et sa bande ont créé une milice au Kasaï, une région naturellement et historiquement pacifique. Et pas plus tard que cette semaine, le logiciel tricheur, le tout-puissant président de la commission électorale dépendante et partisane vient de faire une déclaration incendiaire disant que la situation de la nouvelle province de l'ITURI aura un impact négatif sur le calendrier électoral. Ce qui étonne, c'est que cette déclaration a été faite avant la situation qui commence à prévaloir entre lema et lendu dans cette région. Tout est mis en place pour que la kabilie reste au pouvoir longtemps. Deux ans déjà à son compte, ça reste trois pour que "Kabila" fasse encore un troisième mandat » 

 Bonnaventure Fossi fait un constat de la situation congolaise : « En fin de compte, il a réalisé que seule, la voix du peuple meurtri devra portée. Plus est, elle est portée ici par les bergers qui ont d’une seule voix exigée à celui donc par la contingence des choses, la nature aurait tout donné de respecter la Constitution ! Cet acte se serait produit avant 2008 afin d'instruire ce peuple dormant sous la tutelle, à l'abri des soucis, des dangers et absent de leur destin tel l'avait si bien caricaturé Engelberg Mveng. »

 Audrey Hyacinthe Bouyom Boutchouang rend responsables les soldats et s’insurge contre les répressions dont ils sont coupables envers les citoyens : « Moi j'accuse les soldats africains qui ont le pouvoir, mais sont irresponsables. Dites-moi, comment un soldat civilisé peut-il tirer sur son peuple qui ne défend que ses droits ? Au Burkina, si Comparoé est parti, c'est parce qu'il a compris à un moment que l'armée n'allait pas lui obéir. Que les soldats prennent leur responsabilité »

 Jean-marie Kanulondi apprécie la libre pensée et l’engagement de Rémy : « Félicitations cher Rémy, ici nous vivons dans une prison à ciel ouvert, vous pouvez être libre mais emprisonné par le chômage, la faim ! Ne peut avoir un pain que celui qui chante à l'honneur du tyran !»

  Ivhanoe Waf interpelle l’initiateur du débat concernant le comportement de l’occident : « Rémy, que penses-tu des puissances occidentales qui laissent faire ces tueurs de démocratie alors qu’ils n’ont pas laissé une deuxième chance à Kadhafi ou à Laurent Gbagbo ? Ouattara Soungalo...Gbagbo n’est pas pire que ce porc de Kabila...mais pourquoi l’occident ne le traite pas comme ils ont traité Gbagbo... ? J’ai tellement pitié de ce peuple qui seul sans le soutien de l’armée ou de l’occident reste impuissant face à ce cochon de Kabila et c'est pareil pour tous les peuples qui vivent sous la férule des tueurs de démocratie ! »   

Yamadoumdje ossedibaye Mvara  demande à Rémy de remettre sur le tapis son post sur la situation au Tchad : «Mon grand Rémy, il faut republié ton article pour nous les Tchadiens qui cherchons à dialoguer avec un président qui nous a confisqué la liberté pendant 27 ans et conseiller un peu cette frange des Tchadiens qui demandent l'intervention de Dieu dans cette descente aux enfers que vive le peuple du jour au lendemain sous le regard impuissant de nos soi-disant opposants et société civile qui rampent à ventre plat devant son excellent monsieur le totalitaire Deby à l'approche des élections pour tout et simplement le budget de campagnes et partent dans nos villes et villages de meeting mensongers et irresponsables sans un projet réel de la société et même y a qui acceptent le poste de PM tout en trahissant la confiance de tout un peuple au détriment de l'intérêt personnel, égoïste et clanique. Les vieux gorilles de l'Afrique dégagés ! Deby fou le camp !»

Choix et commentaire de Moussa T. Yowanga 

 

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