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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

« La Science dominerait-elle un jour la mort ? ». On peut bien aussi poser d’une autre façon la question relative à la mort ci-dessus. Cette question parait très intéressante que l’œil de Fabien eut jugé utile de l’afficher ouvertement sur son espace dans le but de susciter des débats riches et contradictoires autour de vous. Car, c’est sûr et certain que tôt ou tard l’être humain pourrait être confronté à d’énormes difficultés. La science serait-elle un jour capable de tout expliqué sur des phénomènes invisibles ? Comment apporter des explications sur des phénomènes de transes, de coma ou extase ? Voici encore des questions essentielles dont on ne peut jamais les éviter. Le célèbre magazine français « Sciences et Avenir » en parle le mieux sur l’une de ses publications « Les frontières de la conscience » paru en Novembre 2016 sous le N°837.

Voici un premier témoignage livré par une certaine Danielle. Selon son témoignage, c’est en traversant la rue qu’elle fut heurtée de plein fouet par un tramway. « Ce fut d’abord un trou noir », raconte-t-elle ;« puis j’étais dans un tunnel attiré par une lumière merveilleuse, un amour inconditionnel. J’ai ressenti un bien être jamais éprouvé. Des êtres lumineux m’ont accueillie, ils communiquaient sans parler ».  C’est extraordinaire comme témoignage, même si ce n’est pas encore la fin.

En effet, d’après l’observation des spécialistes qui ont suivi point par point ces réactions, trente-cinq ans plus tard, cette pétillante professeur de yoga n’a rien oublié : « J’ai eu un choix à faire : partir ou revenir. Puis soudain je me suis vue d’en haut, allongée sur un lit. Je voyais la salle blanche et les gens habillés en vert. Je me suis réveillée dans une chambre d’hôpital. » Visions, tunnel, lumière, décorporation, paix, rencontre avec des défunts… Danielle a vécu ce que l’on appelle une « expérience de mort imminente(EMI) », médiatisée par le psychiatre américain Raymond Moody dans les années 1970 à la suite de récits de patients récupérant d’un coma.

Et vous verrez que plus on avance vers le fond de cette analyse, plus cela devient intéressant. Ainsi, Bruce Greyson, professeur émérite de psychiatrie à l’université de Virginie, aux Etats-Unis a, lui créé en 1983 une échelle de mesure en 16 questions qui, à partir sept réponse positives, valide l’EMI. Aujourd’hui il définit celle-ci comme « un événement psychologique profond avec des éléments transcendantaux et mystiques survenant chez des individus proches de la mort ». Sa fréquence serait de 2 à 12% chez les personnes victimes d’arrêt cardiaque selon une méta-analyse de 2008.

Une autre question plus intéressante fait encore son apparition sur la terre de cette analyse sur la science et la mort. Le débat n’a pas l’heure d’être terminé. Est-ce la réaction d’un cerveau en détresse ou la preuve de la séparation entre le corps et l’esprit ? Une poignée de chercheurs s’est mis en tête de percer le mystère. Pour ce faire, Danielle eut rendez-vous avec l’une de ces équipes mondialement connues, le Coma Science Group (CSG) du Giga Research au CHU de Liège (Belgique) dirigé par le professeur Steven Laureys qui lance une nouvelle étude unique en son genre : « faire revivre une EMI sous hypnose ». La suite de cette expérience va être dirigée par une certaine Charlotte Martial, aspirante doctorante du Fonds de la recherche scientifique au CSG qui s’était chargé d’installer Danielle sur le fauteuil de consultation du Professeur Marie-Elisabeth Faymonville, chef du service d’algologie soins palliatifs au CHU de liège, experte en hypnose médicale. Puis elle fixa sur le crâne de la volontaire un casque d’électrocéphalogramme (EEG) doté de 256 électrodes qui va enregistrer l’activité du cortex cérébral afin de détecter les zones du cerveau impliquées.

Mais le gros de travail va être réaliser par Marie-Elisabeth Faymonville qui fait tout d’abord raconter à la patience son EMI avant de l’inviter à se concentrer sur un point de la pièce. D’une voix enveloppante, elle insiste sur les sensations agréables, Danielle semble s’endormir. Puis l’hypnothérapeute la guide en passant en revue un souvenir heureux avant, pas à pas, de retracer le jour de l’accident, les visions, « cette sensation de présence, cette façon différente de communiquer » …Danielle est immobile, le corps détendu. Puis au bout de vingt minutes, la thérapeute la ramène dans le présent. Ainsi lui indique-t-elle : « Vous allez reprendre contact avec ici et maintenant ». Danielle revient à elle, groggy en révélant ce qu’elle a ressenti : « J’ai retrouvé les sensations corporelles de L’EMI, en moins intenses ». Et à la fin de cette expérience, Charlotte Martial, doctorante du Fonds de la recherche scientifique au CSG lui fait alors remplir des questionnaires qui seront complétés ultérieurement par l’analyse de l’EEG.

Le psychologue clinicien Eric Dudoit de l’unité de soins et de recherche sur l’esprit (Hôpital de la Timone Marseille) pense qu’utiliser l’EMI, ceci est un mythe apaisant pour des personnes angoissées pour affronter la mort et explique dans son interview : « L’accompagnement des personnes en fin de vie pose la difficulté de mettre en mots la mort à venir. Avec l’autorisation de nos tutelles, nous avons créé en 2005, avec le Dr Geneviève Botti et la sophrologue Eliane Lheureux, un dispositif de prise en charge spirituelle de ces patients. Notre idée est d’utiliser les croyances populaires ou les mythes sur la mort pour susciter des échanges. Nous avons choisi les récits d’expériences d’EMI comme mythe contemporain associé à la fin de vie car il a été montré que lire ces récits diminuait l’anxiété et la dépression. Ce support permet aux patients d’élaborer une « fiction » personnelle sur son devenir. Lorsqu’ils nous confient qu’ils ont peur de mourir, nous leur proposons donc des informations au sujet des EMI et une discussion s’engage si cela les intéresse »

Le psychologue continue ses propos sur l’efficacité d’un tel dispositif et dit : « Nous avons déjà aidé une cinquantaine de patients. Le simple fait d’en parler permet de mettre en place des représentations dans leur esprit, ce qui est infiniment moins angoissant que de n’en avoir aucune. Notre but n’est pas d’endormir les patients avec des contes mais de les aider à cheminer, à s’apaiser. La dimension d’un spirituelle d’un être humain est, selon nous, la capacité à dire quelque chose de sa perception. » 

Fabien Essibeye Fangbo, journaliste stagiaire

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