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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

«L’évolution perpétuelle des sociétés, des techniques, des sciences… doivent-ils créer des inquiétudes pour le futur du genre humain ou au contraire le rassurer ? ». Signé l’écrivain et économiste Jacques Attali. L’œil de Fabien vous met dos-à-dos avec l’analyse de l’écrivain et économiste Jacques Attali, l’auteur du roman « Une brève histoire de l’avenir » paru aux éditions Fayard en 2006. L’écrivain affiche volontairement ses impressions et présage un avenir mi-figue, mi-raisin sur des cinquante prochaines années, dont ne sont que ceux ayant la chance de posséder cet art d'apercevoir le subtile qui peuvent l'imaginer avec souvent un pouvoir mystique, même si parfois beaucoup d'entre eux se servent de tout ce que l’on sait de l’histoire et des Sciences.

D’après l’écrivain et économiste Jacques Attali qui souvent fait peur en lisant certaines de ces analyses de l’avenir du monde des humains que :« le temps des hommes sera de plus en plus utilisé à des activités marchandes qui remplaceront des services, gratuits, volontaires ou forcés. L’agriculture deviendra de plus en plus globale, les frontières de plus en plus ouvertes aux capitaux et aux marchandises ; les usines migreront de plus en plus facilement là où le coût global du travail sera le plus bas, c’est-à-dire vers l’Asie de l’Est, puis vers l’Inde. Les services les plus sophistiqués, les centres de recherche et les sièges sociaux des plus grandes firmes se déplaceront dans ceux des pays du sud ou l’anglais est, et restera, une des langues nationales. Sur chaque marché local, les entreprises n’assureront plus que les études de marché nécessaires à la commercialisation de leurs produits ainsi que des services après-vente. La vitesse des innovations s’accéléra : le cycle allant de la création à la production et à la commercialisation des produits alimentaires et des vêtements passera d’un mois à quatre jours ; celui de l’automobile et de l’électroménager, déjà réduit de cinq à deux ans, sera bientôt de six mois ; celui des médicaments passera de sept à quatre ans. La durée de vie des marques sera, elle aussi, de plus en plus brèves ; seules les mieux installées et les plus mondialisées résisteront à cette noria du neuf. La durée de vie des immeubles et des maisons sera, elle aussi, de plus en plus brève. Les actionnaires des grandes sociétés seront eux-mêmes de plus en plus volatils, capricieux, déloyaux, indifférents aux exigences à long termes des entreprises dans lesquelles ils investissent, soucieux seulement des avantages immédiats qu’ils peuvent en retirer ».

Selon toujours cet écrivain français qui fait cette analyse en usant des mots simples : « Les banquiers exigeront que les entreprises fournissent des comptes à intervalles de plus en plus jugés sur des critères de court terme et ne resteront en poste qu’aussi longtemps qu’ils répondent à ce qu’attend un marché versatile. La compétition entre travailleurs, dans l’entreprise et dans la recherche d’un emploi, sera de plus en plus sévère. Le savoir deviendra, plus encore qu’aujourd’hui, un actif majeur, toujours remis en cause par les innovations. La formation initiale restera essentielle ; chacun devra sans cesse se former pour rester « employable ». La réduction durable de la natalité et l’amélioration continue de l’espérance de vie conduiront à travailler moins longtemps dans l’année, mais plus longtemps dans la vie. L’âge de la retraite s’élèvera jusqu’à 70 ans pour tous ceux dont le travail n’est ni pénible ni dangereux pour eux-mêmes ou pour les autres. Les plus âgés serviront de tuteurs, de passeurs, de prescripteurs. Il deviendra de plus en plus difficile de distinguer entre travail, consommation, transport, distraction et formation. Les consommateurs joueront un rôle croissant dans la conception des objets, de plus en plus fabriqués sur mesure, en flux tendu ».

Il ne s’arrête pas là. Jacques Attali soutient ouvertement sa thèse en disant: « Les consommateurs du « cœur » et du « milieu » resteront très endettés sans que –comme le pensait déjà Tocqueville- cela leur pèse plus qu’une contrainte volontaire limitant leur frénésie de consommation. Les consommateurs resteront les maîtres et leurs intérêts passeront avant ceux des travailleurs changeront de résidence tous les cinq ans, et plus souvent encore d’employeur. Les citadins des villes du Nord financeront de plus en plus leur résidence principale par des crédits hypothécaires aisément transférables. Les urbains vivront de plus en plus loin des centres ; un ménage habitant intra-muros en 2007 habitera huit kilomètres plus loin dix ans plus tard, et quarante kilomètres plus loin en 2025. De nouveaux métiers apparaîtront pour organiser la logistique de ce nomadisme. La neuvième forme continuera aussi de créer les conditions d’une vie urbaine de plus en plus solitaire, dans des appartements de plus en exigus, avec des partenaires sexuels et affectifs de plus en plus éphémères. La peur d’être lié, la fuite devant l’attachement, l’indifférence apparente deviendront (deviennent déjà) des formes de séduction. L’apologie de l’individu, du corps, de l’autonomie, de l’individualisme, feront de l’ego, du soi, les valeurs absolues. L’érotisme deviendra un savoir ouvertement revendiqué. Les formes les plus diverses de sexualité seront tolérées, à l’exception de l’inceste, de la pédophilie et de la zoophilie. L’ubiquité nomade et les communautés virtuelles créeront de nouvelles occasions de rencontres, marchandes ou non. La résidence secondaire, héritage des générations antérieures, deviendra l’habitat principal, le seul point fixe des urbains. Le tourisme deviendra quête de silence et de solitude ; se multiplieront les lieux, religieux ou laïques, de méditation, d’isolement, de retraite, de non-agir.

Peu à peu, l’analyste de l’avenir du monde estime sous forme d’une conclusion que: « La sédentarité sera l’ultime privilège des enfants, qui vivront souvent avec leurs grands-parents, dans des lieux stables et protégés, où les parents, pour l’essentiel séparés, viendront alternativement passer un moment avec eux. Le contrôle de la propriété intellectuelle sera aussi de plus en plus difficile à assurer. Dans tous les secteurs de consommation, des produits à très bas prix seront mis en circulation. Ils permettront de faire entrer les plus pauvres de tout pays dans l’économie de marché, et aux classes moyennes de consacrer une part décroissante de leur revenu à l’achat de produits alimentaires, d’ordinateurs, de voitures, de vêtements, d’équipements ménagers. L’essentiel du revenu des classes moyennes et supérieures sera utilisé pour l’achat de services : éducation, santé, sécurité. Pour les financer, la part du revenu mutualisé augmentera, sous forme d’impôts ou de cotisations. De plus en plus de gens préféreront confier la couverture de leurs risques à des compagnies d’assurances privées, de plus en plus puissantes, au détriment des Etats. Les échanges commerciaux, numériques et financiers, échapperont de plus en plus aux Etats, ainsi privés d’une part significative de leurs recettes fiscales. Les administrations publiques seront bouleversées par l’usage des nouveaux moyens de communications, en particulier d’Internet, qui permettront de faire fonctionner les services publics à moindres coûts et sur mesure. Pour gérer ce temps marchand, deux industries domineront- dominent déjà l’économie mondiale : l’assurance et la distraction. Toutes les entreprises, toutes les nations s’organiseront autour de ces deux exigences : protéger et distraire. Se protéger et se distraire des peurs du monde. »

Fabien Essibeye Fangbo, journaliste stagiaire

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