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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le secteur humanitaire est dans la tourmente depuis les révélations relatives au recours à la prostitution par certains employés de l’ONG britannique Oxfam en Haïti, au Tchad et au Soudan du sud. Le CICR vient à son tour d’annoncer vendredi qu’il y avait eu plus de 20 départs en 3 ans, des personnes ayant eu recours à des prostituées ou à cause d’un comportement inapproprié, selon le directeur général de l’institution humanitaire. Parmi ces brebis galeuses, 21 ont été congédiées ou ont démissionnées pendant des investigations internes, a précisé le directeur général Yves Daccord. Deux autres, soupçonnées de «mauvais comportements sexuels», n’ont pas obtenu le renouvellement de leur contrat.Des employés du CICR qui soudoient des prostituées« sont incompatibles avec les valeurs et la mission de l’organisation», a expliqué Yves Daccord.«Cette attitude constitue une traîtrise pour les personnes et les communautés» pour lesquelles le Comité international de la Croix Rouge (CICR) est actif, déclare monsieur Daccord. «Nous aurions dû être plus vigilants pour empêcher cela», a-t-il poursuivi. Il appelle à un «changement de culture» pour l’organisation.

Le CICR emploie plus de 17 000 personnes à travers le monde. Des efforts devront être faits pour remonter des incidents qui auraient dû être signalés ou pour mieux prendre en compte ceux qui l’ont été sans action appropriée. Le CICR dispose d’un code de conduite qui s’impose à tout le personnel, et interdit depuis 2006 le paiement de prestations sexuelles. Selon toujours le directeur général, des investigations seront menées «clairement» et «toujours» sur toute plainte ou accusation. Celui qui aura violé le code de conduite devra rendre des comptes. Afin de surveiller et renforcer l’application du code de conduite, un bureau de conformité mondial a été lancé à peine quelques mois. Il existe également un réseau de médiateurs mondial vers lequel le personnel peut également s’adresser. Monsieur Daccord s’est également mis en relation avec d’autres organisations humanitaires pour discuter de questions nécessitant un effort collectif, comme le signalement entre elles de personnes mises en cause. «C’est un moment crucial pour l’ensemble du secteur humanitaire », considère le directeur général. Et il ne voit «aucune place» pour des abus dans l’organisation. Il sera mis à la disposition des membres du CICR une adresse électronique confidentielle qui leur permettra de relayer leurs inquiétudes ou de mauvais comportements. Des organisations humanitaires et l’ONU ont été éclaboussées dernièrement par plusieurs scandales de harcèlement ou de violences sexuelles.

Moussa T. Yowanga 

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